Pesticides :


Menus toxiques: enquête sur les subtances chimiques présentes dans notre alimentation
article trouvé sur : http://www.menustoxiques.fr/
Aujourd’hui, un homme sur 2 et une femme sur 3 est ou sera touchés par le cancer en France. Nous sommes donc tous et toutes concernés par cette terrible maladie. Face à cette épidémie, nous avons décidé de lancer une campagne sur Environnement et Cancer. Le premier volet de cette campagne est donc cette enquête sur l’exposition de la population, par l’alimentation, à des substances chimiques suspectées d’être cancérigènes.

Notre but est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s’imposent .

C’est parce que nous nous en inquiétons aussi que nous avons souhaité faire cette enquête. Depuis que nous travaillons sur le sujet de l’alimentation et de la contamination des aliments, notamment par les pesticides, nous n’avons de cesse de nous interroger sur l’exposition alimentaire « réelle » à laquelle une personne, particulièrement un enfant, est soumise durant une journée. A combien de substances chimiques différents sommes nous exposés dans une journée par notre alimentation ? A quel type de substances ? Les seuils fixés par les agences officielles sont-ils respectés ? Combien de substances soupçonnées d’être cancérigènes et/ou perturbant le système endocrinien ingérons nous de manière quotidienne ?

80% des français sont inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes ou les céréales
80% sont soucieux des polluants que peuvent contenir le poisson ou la viande.
Près d’un Français sur deux estime à ce sujet que les autorités publiques de l’Union européenne n’entreprennent pas suffisamment d’actions pour protéger les consommateurs de ce risque .

C’est pour tenter de répondre à ces questions que nous avons souhaité mener l’enquête. Malheureusement les résultats de nos analyses vont bien au-delà de ce que nous craignions. Si dans la quasi-totalité des cas les seuils légaux (normes, limites) sont respectés pour chaque substance prise individuellement, nous avons été impressionnés par le nombre important de molécules différentes retrouvées susceptibles d’avoir des propriétés cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.

Le message que ce rapport porte est que, au vu des résultats de cette enquête, il est du devoir de nos représentants de trouver des moyens de réduire de manière substantielle l’exposition, notamment alimentaire, de la population aux substances chimiques suspectées d’être cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.

Cet objectif est atteignable. Pour nombre de ces substances des solutions de substitution existent déjà. Ainsi pour ce qui est des pesticides et des additifs, la production d’aliments sans résidus est possible comme le prouve l’agriculture biologique.

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Pesticides : la liste des produits et des marques concernés

Une étude montre que des résidus de pesticides peuvent être trouvés dans des céréales, des pâtes, des pains industriels et autres biscuits. Voici la liste des marques concernées.

Publié le 21 mars 2013, 15h55

L’association Générations Futures a frappé un grand coup sur la table mercredi 20 mars avec son étude sur les aliments contenant des pesticides. Cette structure engagée dans le domaine de l’environnement a demandé à des scientifiques de tester des aliments à base de céréales. Résultat choc : 75 % des échantillons analysés contiennent des résidus de pesticides. Les substances organophosphorées ou pyrethrinoides retrouvées dans ces produits alimentaires sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens. Des éléments qui sont néfastes pour les adultes mais surtout pour les fœtus ou les enfants. En clair, le blé est conservé dans des silos agricoles où les grains sont aspergés d’insecticides pour lutter contre les champignons. Et ces insecticides peuvent se retrouver dans les assiettes des consommateurs… ou dans les goûters de leurs enfants.

Mais quels produits, quelles marques sont précisément pointés du doigt par cette étude ? Générations futures dresse la liste des produits analysés contenant des résidus de pesticides : les biscuits BN blé complet fourrés à la fraise, les biscuits Petit déjeuner Belvita, les céréales complètes Chocapic, les céréales complètes Spécial K 3, le pain complet Carrefour, le pain de mie Harris, les pâtes Spaghetti Panzani, la viennoiserie Croissants Pasquier, la viennoiserie Doowap brioche pépites de chocolat. La liste n’est sans doute pas exhaustive, mais il s’agit ici des produits testés et qui ont présenté des traces de ces insecticides, même si aucun de ces aliments ne dépasse les limites maximales admissibles.

Enfin, parmi les aliments testés, les produits suivants n’ont pas présenté de résidus de pesticides selon cette étude : les barres de céréales Grany, les barres de céréales Special K et les pâtes farfalle Barilla.

 

Après la viande de cheval, de mouton… Les pâtes aux pesticides

pates pesticidesUne étude publiée aujourd’hui fait état de résidus d’insecticides dans les céréales, pâtes et biscuits à base de blé. Ces traces de pesticides sont-elles dangereuses pour la santé ?

Publié le 21 mars 2013, 11h22

[Mise à jour le 21 mars à 11h19] Des pesticides dans les pâtes alimentaires, les brioches et les biscuits ? L’association Générations Futures est à l’origine d’une étude, publiée ce mercredi, révélant que des traces de pesticides sont présentes dans toute une série de produits alimentaires à base de blé, comme des biscuits fourrés, des pâtes au blé dur, des céréales au chocolat, des brioches, du pain de mie ou encore des croissants. En menant des tests sur douze produits de consommation quotidienne, à base de céréales, les scientifiques sollicités par l’ONG ont mis au jour des résultats étonnants : 75 % des échantillons testés contiennent des “résidus de pesticides. [...] Sur ces 75 %, tous contiennent une ou plusieurs substances, organophosphorées ou pyrethrinoides, suspectées d’être perturbatrices du système endocrinien“.

Pourquoi des pesticides dans les produits alimentaires ? Parce que les conditions de stockage favorisent des pratiques peut-être insuffisamment contrôlées : le rapport révèle ainsi la présence “d’insecticides de conservation pulvérisés à fortes doses dans des entrepôts de stockage des céréales”. Pire, le rapport indique que “l’utilisation intensive de substances chimiques a pour conséquence une exposition des consommateurs puisque nombre de ces substances se retrouvent dans les céréales non-bio”.

Quelles produits sont concernés par cette étude, qui n’est pas exhaustive ? Parmi les produits dans lesquels des traces de pesticides ont été retrouvés figurent  les biscuits BN blé complet fourrés à la fraise, les biscuits Petit déjeuner Belvita, les céréales complètes Chocapic, les céréales complètes Spécial K 3, le pain complet Carrefour, le pain de mie Harris, les pâtes Spaghetti Panzani, la viennoiserie Croissants Pasquier ou encore la viennoiserie Doowap brioche pépites de chocolat.

Est-ce dangereux pour la santé ? Si les pesticides sont considérés comme des perturbateurs endocriniens, aucune des traces retrouvées sur les produits testés ne dépassent les limites maximales admissibles. Générations Futures rappelle toutefois que ces produits dérèglent le système hormonal, même à très faible dose, indiquant que le problème n’est pas suffisamment pris au sérieux : “Les perturbateurs endocriniens sont des substances étrangères à l’organisme qui peuvent avoir des effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants. Le fœtus et le jeune enfant sont les plus menacés par ces substances” écrit l’ONG sur son site Internet. “Notre rapport permet de prendre clairement conscience de l’exposition ubiquitaire à des insecticides PE. Son but ultime est de faire prendre conscience à nos responsables politiques de l’urgence d’une action préventive dans ce domaine” poursuit l’association.

Le rapport interpellera-t-il les pouvoirs publics ? D’autres études pourraient-elles être menées pour corroborer cette étude ? L’ONG met en tout cas en évidence le manque de transparence à la matière, d’autant que d’autres produits, non alimentaires, comme les sprays anti-poux ou les colliers contres les tiques pour les animaux domestiques pourraient également contenir des substances dangereuses pour l’organisme. “Il est urgent d’agir dès aujourd’hui pour réduire au maximum l’exposition du public à ces substances perturbateurs endocriniens. C’est à cette réduction de l’exposition aux perturbateurs endocriniens de la population qu’a appelé le Parlement européen par l’adoption le 14 mars 2013 du rapport Westlund sur la protection de la santé publique contre les PE” explique Générations Futures.

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Huile contaminée: le scandale du siècle !

LE SCANDALE LESIEUR (sources: Joinneau-Choubrac, wikipedia)
-une Chronologie-article trouvé chez canal.blog

Depuis février 2008, Lesieur et 200 autres marques écoulent de l’huile de tournesol contaminée ou des produits alimentaires en contenant. Les médias étouffent l’affaire, sous le contrôle de sarko.

Le 26 avril 2008 sur Europe 1 , à 16 h27 tombe la dépêche suivante : “Une alerte a été déclenchée par la Commission européenne après la découverte de lots contaminés d’huile de tournesol. Les lots proviennent d’Ukraine. Ils ont été exportés dans plusieurs Etats membres de l’Union, dont la France.”(source Europe1.fr)

“Une alerte européenne sur de l’huile de tournesol contaminée a été lancée par la Commission européenne. La contamination a été signalée mercredi par les autorités françaises sur une cargaison d’huile de tournesol d’Ukraine arrivée le 23 février en France. Tous les Etats membres ont aussitôt été avertis et à ce jour, neuf containers avec des lots de cette huile contaminée ont été découverts dans cinq Etats membres: France, Espagne, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni, a-t-elle indiqué(…)(source afp)”

Les 14 mai 2008, 21 mai 2008, et 28 mai 2008 le Canard enchaîné publie plusieurs articles selon lesquels une partie des produits fabriqués sous différentes marques détenues par le groupe Saipol, dont Lesieur, comme de la mayonnaise, des vinaigrettes et diverses autres préparations à base d’huile, contiendraient de l’huile de synthèse (huile moteur). Cette contamination proviendrait d’un lot de 40.000 tonnes d’huile partiellement frelaté, acheté en Ukraine par Saipol en avril 2008. Toujours selon le Canard enchaîné, tous les produits concernés n’auraient pas été retirés de la vente, certains industriels arguant d’une toxicité faible de l’huile moteur. Divers médias français s’en sont fait l’écho, comme par exemple le « Midi Libre » le 15 mai 2008, ”Le Figaro” du 16 mai 2008,
C dans l’air sur France 5 le 30 mai 2008, le point du 23 mai 2008, le Forum de France 3 le 20 juin 2008, L’Humanité du 23 juin 2008, Mathieu Vidard sur France Inter le 23 juin 2008

Selon le communiqué de presse de la DGCCRF du 15 mai 2008 il ressort qu’étant informé de la fraude le lundi 7 avril 2008 l’importateur (Saipol-Lesieur) n’a informé la DGCCRF que le mardi 22 avril 2008, soit plus de deux semaines après. Aucune explication a ce sujet sur le blog de Lesieur.

-Toujours selon le communiqué de presse de la DGCCRF du 15 mai 2008 Il ressort que du 23 février au deux avril 2008 ce sont au total 18800 tonnes d’huile de tournesol brute qui ont été importée en France d’Ukraine avec, selon le rapport de la RASFF du 23 avril 2008 un taux de contamination de 5790mg/kg dans l’huile de tournesol brute.

-Toujours selon le communiqué de presse de la DGCCRF du 15 mai 2008 Tous les produits issus de la cargaison ont été bloqués le 22 avril depuis le stock de l’importateur jusqu’aux entrepôts de la grande distribution.Cela signifie que les huiles importées depuis le 23 février ont été utilisées et commercialisées,sous l’unique responsabilité de Saipol et Lesieur, au moins jusqu’au 7 avril, date de la découverte de la fraude.Combien de femmes enceintes en ont consommé ? Combien de produits alimentaires pour bébé contaminés ont été fabriqués et vendus ? Lesieur semble refuser de donner la liste des produits, des marques et des entreprises concernées. Il est donc impossible de mesurer l’ampleur de la contamination. Entre le 7 avril et le 22 avril, ces mêmes produits ont ils été maintenus dans les rayons de la grande distribution ? Si oui cela c’est fait sous la seule responsabilité de la grande distribution.

-Toujours selon le communiqué de presse de la DGCCRF du 15 mai 2008 Une étude (à postériori ?) (sur les produits en rayon avant le 22 avril ?) montre un taux de contamination variant de 0 à 1100 mg/kg tout en proclamant “l’absence de danger pour le consommateur”.

-Le 25 avril 2008 la DGCCRF demande le retrait des linéaires des grandes surfaces des produits contenant plus de 10% d’huile contaminée.Position confirmée par la commission Européenne le 30 avril,après consultation de l’AESA (EFSA).
Il réside une ambiguïté, les produits contaminés étaient censé être bloqués depuis le 22 avril, il ne devaient donc plus se trouver dans les linéaires des grandes surfaces le 25 avril. Ce point reste à éclaircir.

-Quoiqu’il en soit le rapport de L’AFSSA (Agence Française de Sécurité des Aliments) tombe le 7 mai et il est sans appel: Les huiles minérales identifiées contiennent environ 5 % d’huiles toxiques de classe II et III.Les données de contamination montrent clairement qu’un enfant de 3 à 14 ans , fort consommateur d’aliments contaminés contenant moins de 10 % d’huile minérales est soumis à une exposition de 0,012mg/kg pc/j en ce qui concerne les huiles de classe II et III dépassant ainsi légèrement la DJA de ces mêmes huiles de classe II et III qui est de 0,01mg/kg pc/j, selon JECFA 2002.
Le rapport de l’AFSSA ne donne pas de données de contaminations pour les enfants de moins de 3 ans, les femmes enceintes,le fœtus humain et les enfants à naître.Toutes ces catégories étant à priori plus fragiles qu’un enfant de 3 à 14 ans, ont peut en conclure qu’elle furent inutilement  exposées du 25 avril au 7 mai soit pendant 11 jours, et ce sous la seule responsabilité de la DGCCRF du 25 avril au 30 avril, puis sous la responsabilité conjointe de la DGGCCRF, de L’AESA(EFSA) et de la commission européenne  à compter du 30 avril.

-A compter du 7 mai 2008, sur la base d’un nouvel avis de l’AESA(EFSA) la commission européenne émet un nouvel avis par lequel elle propose de libérer(d’autoriser à la vente) les produits alimentaires contenant une proportion d’huile contaminée inférieure à 300mg par kg de produit fini.

-Le 14 juin 2008, Romain Nouffert, en tant que directeur général délégué de Lesieur France, a ouvert un blog pour communiquer au sujet de cette affaire. De nombreux internautes qui sont allé sur ce blog se sont plaints de n’avoir pas obtenu de réponses à leurs questions, notamment:
- Quelle est la liste complète des produits et des marques commercialisés entre le 23 février et le 7 avril 2008 contenant de l’huile contaminée, et quelle est la liste des magasins concernés ?
-Quels sont les numéros de lots concernés, que faut-il faire si l’on a chez soi des produits achetés entre le 23 février et le 7 avril ? Peut on les rapporter aux commerçants et se faire rembourser ? Même sans ticket de caisse ?… etc.

Selon un Communiqué de presse la DGCCRF publié le 30 juin 2008 la Commission européenne a considéré  le 27 juin que les huiles contenant plus de 100 mg d’huile minérale par kg étaient non conformes et les autorités françaises ont interdit la commercialisation de toute huile de tournesol contaminée au-delà de ce seuil ou denrée fabriquée avec une telle huile après le 25 avril.

Les huiles Lesieur contaminées ne dépassant pas ce plafond ont été commercialisés et incorporés dans de nombreuses préparations alimentaires, aussi bien des marques Unilever, que de marques distributeurs, tels Carrefour ou Auchan.

En résumé, les produits contaminés commercialisés entre le 23 février et le 7 Avril 2008 l’ont été sous la seule et unique responsabilité de Saipol & Lesieur, qui sont censés tester et garantir la qualité de leurs produits, image de marque oblige.

-Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée entre le 7 avril et le 22 avril 2008 l’ont été sous la responsabilité des intermédiaires concernés(grossistes et grande distribution) lorsque ceux-ci étaient informés-et sous la seule responsabilité de Saipol & Lesieur lorsque les intermédiaires concernés n’étaient pas informés.

-Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée du 22 avril au 25 avril l’ont été sous la seule responsabilité de la grande distribution.

-Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée du 25 avril au 30 avril l’ont été sous la seule responsabilité de la DGCCRF.

-Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée du 30 ,avril au 7 mai l’ont été sous la responsabilité conjointe de la DGCCRF, de la commission européenne et de l’AESA(EFSA).

-Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée du 7 mai au 27 juin l’ont été sous l’unique responsabilité de l’AFSSA.

-Les produits contaminés commercialisés de façon délibérée depuis le 27 juin l’ont été sous l’unique responsabilité de la commission Européenne.

Les responsables  de la distribution délibérée des produits alimentaires contaminés sont donc: Saipol, Lesieur,certains grossistes et intermédiaires, la grande distribution, la DGCCRF* , la commission Européenne, l’AESA (EFSA), l’AFSSA.
S’il y avait eu des morts, tous seraient passibles de la cour d’Assises. Si un jour des enfants à naître sont invalides ou ont des séquelles tous seront passibles d’empoisonnement.

Le lobby surpuissant constitué par les “empoisonneurs potentiels” dispose de moyens de pressions et d’arguments suffisants pour faire taire le plus obstiné des rédacteurs en chef.

On comprend dès lors le peu d’empressement des médias pour relater et diffuser l’information.

Les quelques médias qui en parlent ne font qu’évoquer le sujet, une seule fois, sur la version internet du média en question, et pas sur la version papier.(Hormis le Canard enchaîné) Aucun article de fond. Seul un résumé expéditif et parfois incorrect-voir l’huma qui titre “salades européennes à l’huile de vidange”.(sic)-

Dans ces conditions pas de relais de l’information au plan national ce qui semble être l’objectif de Saipol and co …

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L’être bionique, mi-vivant,mi-machine, sort des limbes

  La jonction entre les neurones du cerveau et les puces en silicium ouvre la boîte de Pandore de l’homme bionique. Après les premières applications concernant des handicapés, pointent des possibilités plus futuristes promettant d’améliorer les capacités humaines.article trouvé sur  terre sacréeRêve ou cauchemar , le mariage du vivant et de la machine a longtemps fait partie des ultimes frontières de la science-fiction. Outre son improbabilité scientifique, il transgresse l’une des règles les plus fondamentales de la nature. Pourtant, les signes avant-coureurs d’une telle alliance remontent aux toutes premières prothèses. Mais, entre la célèbre jambe de bois des pirates et les implants de puces électroniques dans le cerveau, un Rubicon a été franchi.

Depuis l’Antiquité, les prothèses tentent de pallier certaines déficiences
du corps humain, qu’il s’agisse des conséquences d’un accident, d’une
blessure de guerre ou d’une invalidité de naissance. Du remplacement des
membres à celui des dents, en passant par celui, plus récent, des
articulations, l’objectif était toujours de fabriquer des pièces de rechange
pour limiter un handicap. Parallèlement, les greffes d’organes poursuivent
le même but avec les limites imposées par le phénomène du rejet. Le
peacemaker, avec l’introduction dans le corps humain d’un dispositif
stimulant le cour a créé, dans les années 1980, une première rupture. En
effet, il ne s’agissait plus d’une substitution, mais bien d’une association
entre un organe vivant et un dispositif électrique. Pourtant, l’objectif ne
visait encore que la restitution d’aptitudes perdues ou détériorées.
Les recherches actuelles conservent cet objectif thérapeutique. Mais ce
dernier commence à prendre parfois des allures d’alibi. En effet, certaines
expériences laissent entrevoir l’apport de facultés nouvelles. S’agira-t-il
d’une force surhumaine, d’une mémoire décuplée, de sens perfectionnés voire
nouveaux ou d’une longévité accrue ? Il est sans doute encore trop tôt pour
le dire. Mais le mythe de l’homme bionique sort peu à peu du domaine de la
fiction grâce aux travaux des neurologues et électroniciens sur la jonction
essentielle entre les neurones et le silicium des microprocesseurs.
Même si la plupart des expériences sont encore effectuées sur des animaux,
les premiers résultats obtenus essentiellement aux Etats-Unis et en
Allemagne révèlent l’extraordinaire potentiel de cette jonction. L’une des
réalisations les plus spectaculaires est l’ouvre d’une équipe associant les
départements de physiologie de la Northwest University Medical School et de
biologie de l’université de l’Illinois, à Chicago, avec celui d’informatique
systémique de l’université de Gènes (Italie). Dans leur communication
scientifique, les chercheurs décrivent leurs travaux d’une phrase éloquente
: “Nous avons développé un animal artificiel constitué par un cerveau de
lamproie un vertébré primitif contrôlant un petit robot mobile.” Des yeux
électroniques envoient des informations au cerveau dont les réactions
commandent les mouvements des roues de l’engin.

Echange de signaux électroniques entre deux êtres humains via un ordinateur

En étudiant les réactions du système à différentes stimulations lumineuses,
les chercheurs ont observé une “légère préférence pour le mouvement vers la
source lumineuse” et ont obtenu des “comportements stables et
reproductibles” dans la plupart des expériences.
Plus extraordinaire encore, ils ont noté des modifications à long terme des
réactions à des stimulations lumineuses réalisées sur un seul côté de
l’animal. Comme si ce cerveau maintenu vivant dans une solution conservait
non seulement ses capacités de réaction à des signaux extérieurs, mais
également ses facultés d’adaptation à des variations significatives de son
environnement. Dans un article publié dans l’édition du 17 avril du
Washington Post, l’un des chercheurs, Fernandino Mussa-Ivali, déclare :
“Jusqu’à une période récente, les systèmes nerveux biologiques servaient de
source d’inspiration à la technologie. Maintenant, nous avons franchi un pas
supplémentaire en entrant dans le système nerveux lui-même.”
Les premières applications se traduisent par de simples bio-capteurs. A Los
Angeles, le neurologue Michel Baudry utilise des tranches de cerveaux de
souris et de lapins pour prévenir les soldats de la présence d’armes
chimiques ou biologiques. L’entomologiste Jerry Bromenshenk, de l’université
du Montana, a entraîné des abeilles à la recherche d’explosifs. L’un de ses
collègues de l’Iowa, Tom Baker, exploite la capacité des antennes des mites
à détecter des odeurs. En attachant des électrodes à la base de ces capteurs
vivants, il définit une signature olfactive de différentes odeurs. A terme,
il envisage la création d’un cyborg capable de localiser les explosifs sur
un champ de mines.

Nombre de travaux américains sont orientés vers des applications militaires
en raison des financements de la célèbre agence du ministère de la défense,
la Darpa, également à l’origine de la création d’Internet.

UNE NOUVELLE ÉTAPE

Au département Membranes & Neurophysics de l’institut Max-Plank de Munich,
Peter Fromherz travaille depuis dix ans sur le couplage de cellules
nerveuses et de puces en silicium. Il a publié cette année des résultats
montrant comment l’activité d’un neurone de sangsue a été enregistrée. “Nous
avons réalisé un échange de signaux entre la puce et la cellule, ce qui
constitue le plus élémentaire système neuro-électronique”, explique le
chercheur.

Une nouvelle étape a été franchie avec le couplage de deux neurones
d’escargot avec une puce. Peter Fromherz poursuit également ses travaux sur
les rats. Son équipe tente d’amplifier les signaux émis par les cellules
grâce à des modifications génétiques des neurones. “Nous avons également
couplé des tranches entières de cerveau à des puces”, précise-t-il. Ces
travaux sur les animaux préparent le terrain à des applications chez
l’homme.

Pour l’instant, seules les graves invalidités ont fait l’objet
d’interventions directes sur le cerveau. L’une des plus spectaculaires est
l’ouvre du neurochirurgien Roy Bakay et du neurologue Philip Kennedy de
l’université Emory d’Atlanta (Géorgie). En octobre 1998, ils ont publié les
résultats d’une implantation de deux électrodes de verre dans le cortex
moteur du cerveau de deux patients tétraplégiques. En pensant à bouger un
bras ou une jambe, ces derniers ont pu commander le déplacement d’un curseur sur un écran d’ordinateur et retrouver ainsi un mode de communication avec l’extérieur.

En 2000, l’équipe du docteur William H. Dobelle a expliqué comment un
implant constitué de 62 électrodes posées sur le cortex visuel d’un homme de
62 ans aveugle depuis l’âge de 36 ans lui a permis de retrouver un début de
vision. Il a pu distinguer des caractères d’imprimerie de 15 centimètres de
haut à une distance de 1,5 mètre. De tels résultats engendrent des
expériences plus contestées.

Dans ce domaine, Kevin Warwick, professeur de cybernétique à l’université de
Reading, près de Londres, arrive largement en tête. En 1998, il a défrayé la
chronique en s’implantant dans l’avant-bras une capsule de verre de 23 mm de
long et 3 mm de diamètre contenant un circuit électronique émettant des
signaux et lui servant de télécommande pour ouvrir une porte ou allumer la
lumière… Fin 2000, ce prétendant au titre de premier homme bionique est
revenu à la charge en présentant son projet de greffe d’un implant destiné à
communiquer avec un ordinateur et, même, avec un autre être humain.

La femme de Kevin Warwick serait volontaire pour cette première expérience
d’échange de signaux électroniques entre deux êtres humains via un
ordinateur. En effet, l’expérience ne négligera pas les éventuelles
applications sexuelles.

Michel Alberganti

ARTICLE PARU DANS L’EDITION DU 19.08.01. Merci à rcathe4213@wanadoo.fr pour ces articles.

Premier circuit intégré mélangeant le vivant et l’électronique

Libération du mardi 28 août 2001

WASHINGTON (Agence Française de Presse) – Des chercheurs ont pour la première fois réussi à
connecter des cellules neuronales vivantes à des microprocesseurs à base de
silicium, créant le premier circuit intégré hybride, mélange de vivant et
d’électronique.
“L’expérience constitue une étape fondamentale en neuro-électronique”,
estiment les chercheurs Gunter Zeck et Peter Fromhertz, de l’institut
allemand de biochimie Max-Planck à Munich (sud), qui ont réussi à élaborer
le premier réseau de neurones vivants communiquant avec des
microprocesseurs.
A l’aide de pipettes microscopiques, les chercheurs ont prélevé une
vingtaine de neurones d’escargot, légèrement plus gros et donc plus
maniables que les neurones humains, et les ont disposés au-dessus de
microprocesseurs, expliquent-ils dans le compte-rendu de leur expérience,
publié mardi dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of
Science (PNAS).

Chaque neurone a été posé sur un transistor à effet de champ capable
d’amplifier d’infimes voltages, et connectés à une source d’énergie
stimulant le neurone. Les chercheurs ont ensuite réussi à faire se
développer, entre les neurones, des synapses, terme décrivant l’aire de
jonction entre cellules nerveuses.

La stimulation électrique d’un neurone a libéré un signal détecté par le
transistor sur lequel reposait le neurone, mais aussi par le transistor du
neurone voisin.

Ce constat a permis aux chercheurs d’établir que le signal électrique
produit par la puce au silicium était passé au premier puis au second
neurone avant de revenir vers le semi-conducteur, formant ainsi le premier
circuit intégré partiellement vivant, expliquent-ils encore dans leur
article.

“Le fonctionnement d’un circuit silicium-neurone-neurone-silicium ouvre la
voie au développement de systèmes neuro-électroniques pouvant être utilisés
dans des études sur le traitement du signal neuronal, le neuro-calcul
(neurocomputation) et la neuro-protéthique”, commentent encore les
scientifiques.

Ce type de recherche préfigure la médecine du futur, qui pourrait permettre
la réparation de parties du système nerveux endommagées, par la combinaison
de microprocesseurs et de neurones pour redonner au patient sa vue ou sa
motricité perdue. A long terme, des applications industrielles sont
également possibles, notamment pour l’élaboration d’ordinateurs capables de
s’adapter à différentes situations et de raisonner à la façon d’un cerveau.

Les chercheurs veulent maintenant développer un réseau plus large de
neurones attachés à des transistors qui pourrait comprendre jusqu’à 15.000
composants vivants et électroniques. La difficulté, selon eux, réside dans
l’identification des synapses par lesquels transite l’impulsion électrique
et sur la construction de circuits intégrés plus étendus.

Pour ce faire, les scientifiques doivent apprendre à maîtriser la fixation
des neurones, cellules vivantes qui ont tendance à glisser de leur base pour
bouger librement, comme elles le font dans le cerveau. Pour leur expérience,
les chercheurs ont “parqué” la vingtaine de neurones dans des enclos
individuels formés de petits piquets de polymère.

Faire fonctionner un réseau plus large de neurones et de microprocesseurs
pourrait fournir aux chercheurs une fenêtre d’observation des communications
neuronales approchant celles qui se produisent dans le cerveau.

 BIONIQUE: définition de cette science mariant l’élétroniqueà la génétique  Web-Libre     à lire

La bionique est la science qui recherche, chez les plantes et les animaux, des modèles en vue de réalisations techniques. Elle se base sur l’étude des systèmes biologiques (biomécanique en particulier) pour développer (par biomimétisme éventuellement) des systèmes non biologiques susceptibles d’avoir des applications technologiques

La bionique étudie la vie avec l’objectif de comprendre les mécanismes de fonctionnement des organismes vivants et évolutifs afin de pouvoir les appliquer aux créations humaines.Elle s’intéresse à toutes les capacités des cellules, organismes ou de certaines commutés ou symbioses permettant l’autonomie et l’adaptation évolutive, ou la capacité à trouver et utiliser des sources d’énergie. Une démarche bionique typique étudie un système naturel, interprète le principe puis le transpose dans une réalisation de type industriel. C’est en observant les fructifications de la bardane qui s’accrochaient à ses vêtements que Georges de Mestral eut l’idée de fabriquer le Velcro. Mais Léonard de Vinci faisait déjà de la bionique lorsqu’il s’inspirait du vol des chauve-souris Pipistrellus pipistrellus pour ses projets de machines volantes.
Les fonctions et mécanismes permettant le mouvement et la mobilité , autrement dit la locomotion, sont notamment étudiés ;

  • chez les animaux (animaux sociaux notamment, pour leurs capacités collaboratives) ; Les mécanismes de propulsion des poissons, grâce à leurs nageoires et leur queue, ont été observés puis utilisés pour l’amélioration des godilles. Le mode de propulsion aquatique par réaction, chez le Nautilus Pompilius, la seiche, le calmar, la méduse, la coquille Saint-Jacques ou la larve de libellule est équivalent à celui de la soucoupe plongeante du commandant Jacques-Yves Cousteau qui utilise deux tuyères opposées orientables, assurant à la fois la propulsion par réaction et l’orientation de la soucoupe.
  • chez les plantes ; Elles sont en effet capables de mouvements lents (le lierre qui escalade un arbre), moyennement rapides (ex : Drosera enserrant un insecte) ou très rapide (ex : expulsion brutale de graines). Les plantes sont aussi capables de très efficacement animer des flux internes (ex : circulation de la sève jusqu’à des dizaines de mètre de hauteur ou distance par capillarité, ou circulation de fluide cellulaire au moyen de cils vibratiles chez les characées ) sans système musculaire ni nerveux comparable à celui des animaux) [1] ;
  • chez les bactéries (certaines espèces font preuve de capacité organisationnelle) ;
  • chez d’autres organismes ; Par exemple les myxomycètes capables de produire des colonies mobiles où les individus ont des comportements coordonnés et forment un super-organisme
  • La bionique est devenue incontournable en différents domaines :
    • l’intelligence artificielle
    • la robotique (des robots nageurs à queue de poisson et des robots « insectes »)
    • les revêtements autonettoyants basés sur les études sur les feuilles de lotus
    • les revêtements hydro- ou aérodynamiques inspirés par la peau de requin
    • l’aéronautique aussi, dès ses débuts s’est inspirée de la nature : notamment avec le profil canard
    • la conception de nouveaux casques de protection bioniques adaptés à la structure interne de la tête humaine

    La bionique est également applicable au remplacement de membre ou d’organe du corps humain par un appareil actif électriquement avec un fonctionnement efficace.

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Le premier oeil bionique a été greffé chez une soixantaine d’aveugles dans le monde qui ont pu recouvrer une vision partielle, certains davantage que d’autres.

Après de nombreuses années de recherche, Argus 2 a vu le jour aux Etats-Unis. Ce premier œil bionique a déjà été greffé chez une soixantaine d’aveugles dans le monde qui ont pu recouvrer une vision partielle. Le dispositif mis au point par la société californienne Second Sight Medical Products, est composé d’électrodes implantées dans la rétine et de lunettes équipées d’une caméra miniaturisée.

Déjà approuvé par les autorités européennes, l’Agence américaine des médicaments (FDA) devrait prochainement leur emboîter le pas, faisant de cet œil bionique le premier au monde à être commercialisé. Les personnes souffrant d’une rétinopathie pigmentaire, une maladie génétique rare qui entraîne une dégénérescence des photorécepteurs de la rétine, pourraient recouvrer la vue grâce au dispositif Argus 2. Leur nombre est estimé à 100.000 aux Etats-Unis.

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Cholestérol et tour de taille : misez sur les flocons d’avoine !

  L’avoine est une céréale qui peut être recommandée en prévention des affections cardiovasculaires. En effet, riche en fibres bêta-glucane, l’avoine contribue à diminuer le taux de cholestérol sanguin. Cette céréale est à consommer régulièrement, sous forme de flocon entier ou de son.

article trouvé chez e-sante ; je vous  conseille vivement de vous abonner à  ce site , vous y trouverez d’excellents articles   

L’avoine : de nombreux bienfaits

L’avoine a un impact sur le taux sanguin de cholestérol. Une consommation régulière de flocons d’avoine s’accompagne d’une baisse de 5 à 10% du taux de LDL-cholestérol (mauvais cholestérol)*. L’avoine diminue aussi le cholestérol total. Cette céréale a donc des propriétés hypocholestérolémiantes.
Cet effet est dû à sa richesse en une fibre très particulière, la bêta-glucane. Cette fibre, que l’on trouve majoritairement dans l’avoine, est aussi efficace pour réguler la glycémie. Mais le son d’avoine aide également à prévenir le cancer du côlon et la prise de poids. En fait, les fibres d’avoine ont la particularité de gonfler. Elles favorisent ainsi le transit intestinal et procurent un effet rassasiant important.
Parallèlement, les fibres contenues dans l’avoine empêchent en partie la réabsorption des sels biliaires dans l’intestin, ce qui diminue la production de cholestérol dans le foie.

Une étude** très récente vient de comparer, chez des sujets en surpoids, les effets d’un régime comportant des fibres d’avoine par rapport à un régime classique plutôt pauvre en fibres.
Après 3 mois de régime, les sujets ayant intégré les céréales complètes d’avoine n’ont pas vraiment perdu plus de poids que les autres, mais leur tour de taille a diminué significativement dès la 4e semaine. Ils ont aussi vu leur taux de LDL-cholestérol diminuer plus fortement, ainsi que le cholestérol total. Dans cette étude, un régime comprenant des céréales d’avoine entières a donc des effets favorables sur le taux de cholestérol et sur le tour de taille.

Le son d’avoine, avec modération

Évidemment, pour bénéficier au maximum des fibres contenues dans l’avoine, il faut privilégier les formes d’avoine non raffinées, comme le son d’avoine ou les flocons d’avoine complets.
Attention toutefois de ne pas consommer tous les jours de grandes quantités de son d’avoine. Idéalement alternez, en ajoutant une cuillerée de son d’avoine à vos céréales du petit-déjeuner et un autre jour une cuillerée sur une salade ou un plat de pâtes, ou encore dans un yaourt.
Le son d’avoine est à éviter chez les enfants de moins de 5 ans au risque de perturber leur digestion.
En revanche, les flocons d’avoine, même complets, ne posent généralement pas de problème.

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Gaz odorant : les autorités veulent dissiper le nuage d’inquiétude des populations touchées

Dans la nuit de lundi à mardi, une odeur nauséabonde ressentie en Normandie et en région Ile-de-France a fortement alerté les riverains concernés. La cause : un dégagement gazeux important de mercaptan survenu à l’usine Lubrizol située à Rouen (Haute-Normandie). « Le mercaptan (méthanethiol) est un marqueur très olfactif, de type gaz de ville, connu de tous, et qui ne présente pas de risques pour la santé », assure le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

article trouvé dans ” Le quotidien du médecin

L’odeur caractéristique « très désagréable » du méthanethiol est en effet « détectable à très faible concentration », peut-on lire dans une fiche toxicologique publiée sur le site de l’institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes se plaignent notamment de gorge irritée, maux de tête, yeux larmoyants…

À Rouen, dans un cabinet de médecine générale proche du quartier où se situe l’usine Lubrizol, le secrétariat assure au « Quotidien » n’avoir reçu aucun appel mardi de patients inquiets par d’éventuels maux liés à ce gaz. Au CH de Rouen, si la direction signale une hausse significative des appels au centre 15 - ayant nécessité le doublement des équipes pour filtrer les communications - elle ne fait en revanche guère état d’un afflux dans le service des urgences de l’établissement. De même en Ile-de-France, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) n’a pas relevé de hausse des consultations de patients se plaignant du gaz mercaptan.

En dessous des seuils ayant un impact sanitaire

Les autorités s’activent quant à elles pour rassurer le public. « Les services de l’État se sont immédiatement rendus sur place et, dès hier soir, un arrêté préfectoral a été pris pour stopper l’ensemble de l’exploitation », classée SEVESO précisent les ministères de l’Écologie et de l’Intérieur dans un autre communiqué. « Les concentrations mesurées en sortie de cheminée indiquent que les seuils auxquels sont soumis les riverains sont très en dessous des seuils ayant un impact sanitaire ».

Ce seuil sanitaire étant 20 000 fois supérieur à son seuil olfactif, ajoutent les ministères. La valeur limite d’exposition professionnelle est établie à 1 mg/m3 ou (0,5PPM). Dans les cas d’intoxication aiguë rapportés suite à l’inhalation de méthanethiol, « les symptômes constatés sont une irritation pulmonaire, des nausées, vomissements et diarrhées, puis des troubles de conscience, une dépression respiratoire et une cyanose avec sulfhémoglobinémie ou méthémoglobénie », précise l’INRS.

Delphine Batho sur place

À la mi-journée, le dégagement de gaz à l’usine Lubrizol se poursuivait « car la réaction chimique ayant produit le dégagement n’a pas encore cessé », explique Patricia Blanc, directrice de la prévention des risques au ministère de l’Écologie. « Pour cela, il faut respecter trois étapes pour parvenir à immobiliser le processus en cours. L’industriel a déjà franchi les deux premières étapes. Nous espérons que l’inertage (consistant à mélanger le mercaptan à de l’eau sodée) sera effectif dans la journée », ajoute-t-elle. Afin de surveiller en continu l’évolution des concentrations, l’INERIS a été réquisitionné pour procéder à des mesures dans le voisinage.

La ministre de l’Écologie Delphine Batho devait se rendre à Rouen en fin de journée auprès des services de l’État. De son côté, la préfecture de Seine-Maritime a actionné le Plan Particulier d’Intervention, de manière préventive vis-à-vis des riverains, pour l’achèvement de ces opérations. C’est ce qui a entraîné l’annulation du match de Coupe de France de football prévu ce soir sur le stade adjacent entre les équipes de Rouen et de l’Olympique de Marseille.

La société Lubrizol a par ailleurs fourni un rapport de risque actuellement à l’étude. « Nous sommes en train de finaliser ces données de manière à pouvoir prendre si c’est nécessaire des mesures spécifiques pour protéger la population lorsque l’industriel mettra en œuvre cette phase de suppression des émissions », indique-t-on au cabinet du préfet de Seine-Maritime.

50 incidents répertoriés

D’après le ministère de l’Écologie, 50 incidents de fuite de mercaptan ont été répertoriés en France depuis 1988. Le dernier en date survenu en juin 2011 dans une raffinerie pétrolière de l’agglomération lyonnaise avait également généré une forte inquiétude des riverains, alertés par les fortes odeurs de méthanethiol. En Ile-de-France, les pompiers de Paris ont reçu plus de 10 000 appels au cours de la nuit de lundi à mardi concernant cette odeur de gaz.

En raison de l’orientation des vents, l’odeur peut s’avérer très présente sur plusieurs départements de la Haute Normandie à l’Ile-de-France. Mais « compte tenu de l’absence de danger, les habitants des départements concernés sont invités à ne pas joindre les services d’urgence » pour ne pas saturer les lignes de secours, insiste le ministère de l’Intérieur.

› DAVID BILHAUT

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Notre système de formation des chômeurs 
est coûteux et inefficace

Jungle bureaucratique, réponses aléatoires, formations inadaptées, budgets décentralisés… La reconversion des demandeurs d’emploi tient toujours du père Ubu.

Source : Capital

 Sandrine Trouvelot

04/01/2013 à 14:56 / Mis à jour le 04/01/2013 à 14:5

Totalement dépité, désespéré, je ne sais que faire…» Euloge B. est à bout. Cela fait des mois que ce jeune chimiste bataille pour trouver un emploi de chef de projet en recherche-développement. Ce n’est pas que les postes manquent : beaucoup sont disponibles sur le marché. Mais, tous les DRH le lui répètent, il lui manque des compétences en management pour pouvoir être recruté.

Voilà quelques mois, il s’est donc présenté à un master d’administration des entreprises, assuré à distance et en formation continue par l’université de Caen. Il se croyait tiré d’affaire, lorsque son agence pour l’emploi de Besançon lui a barré la route. Par principe, lui a-t-elle fait savoir, Pôle emploi ne finance pas d’enseignement à distance. Euloge s’est retrouvé à la case départ. Le plus rageant, c’est que, à quelques centaines de kilomètres de là, 
à Villeneuve-sur-Lot, Laurent Delavigne, un chômeur placé dans la même situation et pour lequel le Mouvement des chômeurs et précaires (MNCP) s’était mobilisé, a réussi à obtenir sa formation. Splendeurs et misères de Pôle emploi…

Décidément, notre système de formation, qui engloutit chaque année 28 milliards d’euros, a bien du mal à remplir ses missions. Non seulement il peine à assurer la promotion sociale des salariés, mais il s’avère incapable d’offrir une reconversion efficace aux chômeurs. Le croira-t-on ? En moyenne, ces derniers bénéficient de deux fois moins de stages que les travailleurs en poste. Et on ne leur réserve en tout et pour tout qu’environ 10% des crédits du secteur. Ils devraient pourtant être les premiers sur la liste.

Ceux qui ont eu la chance d’avoir accès à une formation retrouvent en effet un contrat de travail plus long en moyenne de 330 jours que les autres, a calculé le chercheur Marc Ferracci. Selon un récent rapport de Jean-Marie Marx, le directeur général de l’Apec, la formation est d’ailleurs évoquée dans presque un entretien sur deux (44%) à Pôle emploi. Mais seuls 7% des inscrits en bénéficient dans les six mois qui suivent. «On marche sur la tête !», clame-t-on au MNCP.

La première raison de ce désastre tient à l’incroyable complexité du secteur. Entre l’Etat, les régions, Pôle emploi, l’Afpa (le principal organisme public de formation des chômeurs) et les organismes privés, les chômeurs en mal de formation sont souvent complètement perdus. Et les conseillers de Pôle Emploi, censés les aiguiller dans ce maquis, ont eux-mêmes du mal à s’y retrouver. Aussi fou que cela puisse paraître, ces derniers ne disposent à ce jour d’aucune base de données nationale regroupant toutes les offres existant dans l’Hexagone. «On est obligés de piocher dans plusieurs fichiers», témoigne un salarié d’une antenne parisienne.

Plus ennuyeux encore pour les chômeurs, la validation de leur projet peut varier d’un agent à l’autre. Cette chercheuse d’emploi qui souhaitait se reconvertir dans le tutorat de personnes âgées a bien failli en faire les frais. Pour on ne sait quelles raisons, son conseiller a refusé tout net sa demande. Fort heureusement, il est très vite parti en vacances et son remplaçant, lui, a accepté. «Des exemples comme celui-là, on en voit malheureusement tout le temps», se désole Sylviane Régnier, de l’association Point rencontre chômeurs et précaires près de Toulouse.

Et pour obtenir un financement, c’est un bazar pire encore. Un comptable au chômage s’est ainsi récemment vu refuser une demande auprès de Pôle emploi pour une formation aux normes IFRS, sous prétexte qu’elle ne figurait pas dans le catalogue. «C’est absurde : trois entreprises voulaient pourtant l’embaucher !», s’exaspère sa propre conseillère. Depuis, il est toujours sans emploi alors même que le secteur manque de bras… Tout aussi regrettable : cette même conseillère reçoit régulièrement des personnes qui auraient besoin d’actualiser leur permis poids lourd pour décrocher un job. Le problème, c’est que la direction de son agence propose des cours pour passer le permis, pas pour rafraîchir les connaissances. «A chaque fois que je fais une demande de ce type, on me répond que c’est à l’employeur de payer, c’est surréaliste !»

Si l’ex-ANPE refuse de débloquer des fonds, on peut certes s’adresser à la région pour tenter d’obtenir un financement. Mais les critères sont encore plus opaques de ce côté-là. Deux personnes qui présentaient des profils similaires et souhaitaient toutes les deux devenir conseiller en insertion ont ainsi fait il y a quelques mois la même demande de formation auprès de la région Midi-Pyrénées. L’une a obtenu le feu vert, l’autre pas, sous prétexte que son niveau d’études était trop élevé. Les deux avaient pourtant un bac + 3.

Il faut dire que la décentralisation des budgets n’a pas simplifié le système. «Dans le temps, les recrutements se faisaient sur une base nationale et les stagiaires pouvaient très bien aller se former à l’autre bout de la France, si le cœur leur en disait», se souvient Eric Carpentier, de Sud FPA. Mais aujourd’hui, ce sont les conseils régionaux qui décident. Or, non seulement ils ont leurs propres priorités en matière de métiers et de public à cibler, mais, en général, ils n’acceptent de payer que pour leurs propres ressortissants.

L’Afpa est bien placé pour le savoir. Si le nombre de ses stagiaires a tant chuté depuis trois ans (la baisse atteint 20%, et même 56% dans l’industrie), c’est en partie pour cette raison. «Le cloisonnement géographique imposé par les régions nous a jusqu’à présent empêché de remplir certaines de nos sessions, y compris lorsqu’elles préparent à des métiers qui manquent cruellement de bras», dénonce Yves Barou, le nouveau président, arrivé cet été dans la maison. Pour tenter de redresser les comptes désastreux de l’association, il a été contraint d’annoncer un plan d’économies drastiques de 100 millions d’euros, alors même que le nombre de chômeurs explose !

Il suffit d’aller faire un tour au centre Afpa de Compiègne, qui prépare notamment aux professions du traitement de l’eau, pour comprendre le phénomène. La dernière formation a accueilli dix stagiaires, presque trois fois moins qu’il y a quelques années. «C’est un crève-cœur, il y a plein de travail dans ce secteur», tonne Eric Carpentier. Et c’est la même chose dans de nombreux secteurs de l’industrie, du BTP ou encore des transports. Isabelle Fichet, une formatrice d’Auvergne, est ainsi régulièrement contactée par des chômeurs d’autres régions qui voudraient suivre sa session de logistique des transports. «Mais comme les budgets ne suivent pas, je n’ai quasiment plus d’élèves», se désole-t-elle. Du coup, son cours risque d’être purement et simplement supprimé. «Bien sûr, nous devons balayer devant notre porte, reconnaît Yves Barou. Mais il faut aussi que tout le monde assouplisse ses financements, sinon les chômeurs n’arriveront jamais à se reconvertir.»

Le plus absurde, c’est que, dans le même temps, le système gaspille des millions pour monter des formations peu ou pas du tout adaptées au marché du travail. Passons sur les sessions bidon du type «comment refaire son CV» ou «comment exploiter au mieux son réseau», ou sur celles dont la qualité n’est pas à la hauteur – «il y aurait beaucoup de ménage à faire dans tout ça», assure Margot Undriener, de la CGT Pôle emploi – et concentrons-nous sur l’essentiel.

Tous les jours, des milliers de chômeurs perdent leur temps à suivre des enseignements qui ne mènent à rien ou presque. Il y a par exemple pléthore de cours d’infographie, de communication ou encore de maintenance informatique à niveau bac + 2, alors que les employeurs cherchent surtout des bacs + 3 ou + 4. Autre absurdité, alors même que les crédits sont comptés, l’agence pour l’emploi finance à gros débit des stages ou des sessions d’apprentissage en entreprise pour agents de sécurité, caissières et même techniciens de surface (qui, rappelons-le, font du ménage), alors que ces postes ne nécessitent a priori aucune formation particulière. «Ce sont les grands groupes qui l’exigent, s’étrangle-t-on à la CGT Pôle emploi. Cela leur permet de profiter des fonds d’aide à la formation pour embaucher des chômeurs à moindre coût, notamment sur des pseudo-contrats d’apprentissage.» Le pire, c’est que, une fois les contrats terminés, les personnes retournent souvent pointer au chômage…

 

 

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Hypertension: manger des aliments riches en potassium serait aussi bénéfique que la réduction de sel

Manger plus d’aliments riches en potassium serait aussi bénéfique que réduire sa consommation de sel (sodium) pour abaisser le risque d’hypertension.

Les données1 portant sur 1 000 personnes issues de 21 pays différents indiquent que l’apport quotidien en potassium varie de 1,7 g à 3,7 g, soit bien en deçà des 4,7 g recommandés par les autorités en santé publique.

Au Canada et en France, où les apports observés atteignent 3,1 g et 3 g par jour, respectivement, on constate une insuffisance quotidienne en potassium d’environ 1,7 g.

Plus de potassium, moins de décès

Selon les chercheurs qui ont analysé les données des 21 pays, hausser la consommation de potassium à 4,7 g par jour, dans les populations observées, ferait diminuer la pression systolique de 1,7 mmHg à 3,2 mmHg.

« Cette diminution est semblable à ce qu’on pourrait obtenir en faisant passer de 9 g à 5 g la consommation quotidienne de sel dans ces pays », écrivent-ils.

Selon eux, il en résulterait – dans la population globale – une diminution de la tension artérielle qui réduirait jusqu’à 15 % le risque de mortalité par accident vasculaire cérébral (AVC), et jusqu’à 11 % le risque de mourir d’une maladie du coeur.

C’est pourquoi ils recommandent aux autorités en santé publique d’accompagner les efforts de réduction de la consommation de sodium par une augmentation des apports en potassium.

Aliments riches en potassium (teneur en milligramme, par portion)*
Haricots blancs cuits (250 ml – 1 tasse) 1 189 mg
Pomme de terre avec pelure, cuite au four (175 g) 1 081 mg
Palourdes en conserve 628 mg
Pomme de terre sans pelure, cuite au four 610 mg
Tomates en purée, en conserve (125 ml – ½ tasse) 580 mg
Banane (120 g) 422 mg

*Pour une liste plus complète, consultez notre Palmarès des meilleures sources de potassium.

Martin LaSalle – PasseportSanté.net

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L’empathie : pour motiver, sachez fendre l’armure !

Comprendre le point de vue de l’autre et ce qu’il ressent : cette faculté, inscrite au cœur
 du cerveau, est l’objet de multiples études qui bouleversent notre vision du management.

article trouvé chez Capital.fr

L’empathie devient-elle la valeur clé de ce début de xxie siècle ? Après le règne du «moi je»
et de l’estime de soi, cette faculté est désormais au centre de toutes les attentions. Chercheurs en biologie ou en sciences de l’éducation, médecins, philosophes, sociologues en font un objet d’étude. Jusqu’aux économistes comme l’Américain Jeremy Rifkin qui, dans son dernier ouvrage ( 1 ), plaide pour un retour en force de l’homo empathicus afin de venir à bout des désordres de la planète. On ne s’étonnera pas, dans ces conditions, que le monde de l’entreprise, lui aussi en crise, s’intéresse à cette qualité, définie par le psychiatre Irvin
Yalom comme le « ciment indispensable des relations humaines, l’outil le plus 
puissant dont nous disposons pour entrer en relation avec autrui».

Une technique d’influence. Issu de la psychologie, le concept émerge au début du xxe siècle sous la plume de Théodore Lipps. Le psychanalyste et pédopsychiatre Serge Tisseron en donne une définition actuelle ( 2 ) qu’on peut résumer de la façon suivante : s’exerçant aussi bien sur le plan cognitif que sur le plan émotionnel, cette faculté consiste à comprendre le point de vue de l’autre et ce qu’il ressent. Elle est souvent confondue avec la sympathie et la compassion. A tort. La sympathie, en effet, ne suppose pas seulement l’échange d’émotions semblables, mais aussi l’existence de valeurs communes : on partage alors les aspirations et les envies de son interlocuteur, ce qui n’est pas forcément le cas avec l’empathie. La compassion se distingue, elle, par la souffrance ressentie en écho à celle d’autrui.

En entreprise, s’agit-il d’un simple effet de mode, d’une technique de développement personnel de plus ou bien du début d’une nouvelle ère ? Beaucoup de managers ont compris l’intérêt de se montrer empathiques. Cette attitude est notamment indispensable au cours des négociations – qu’elles soient commerciales ou sociales –, car elle permet de mieux saisir les besoins de son interlocuteur pour le convaincre d’acheter son offre ou de rallier sa cause. Une compréhension qui passe en particulier par l’attention portée aux messages verbaux et non verbaux. Mais il reste du chemin à parcourir avant que les managers soient tous convaincus ( 3 ).

La fin du management participatif. Et pourtant, ils auraient de multiples raisons d’approfondir la question ! Aujourd’hui – et c’est frappant avec l’arrivée des nouvelles générations –, les salariés ne sont pas d’emblée engagés, motivés et fidèles ; la confiance ne tombe pas d’en haut, elle doit se construire avec intelligence. Les équipes sont aussi de plus en plus nombreuses à se sentir découragées par des organisations complexes, qui elles-mêmes doivent faire face aux turbulences de l’environnement économique. Un nouveau rapport au travail a émergé : plus stressés, les collaborateurs sont en quête d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Au manager, donc, de changer de braquet dans sa manière d’accompagner les salariés. Dépassé le management de domination, caractérisé par des relations de pouvoir entre le chef et ses équipes, par une communication unilatérale et descendante, et par des messages globaux et formatés adressés à tous en même temps. Dépassé même, le management participatif, incarné par un «manager coach» en quête permanente de consensus avant toute prise de décision.

Un “soft skill” valorisé. Une nouvelle phase s’amorce donc, où les rapports hiérarchiques se trouvent redessinés. Où la gestion des hommes repose sur une démarche dynamique et interactive tenant compte de la singularité de chacun. Le leader ne peut plus aujourd’hui se contenter de gérer une équipe. Il doit animer une communauté d’individus à qui il s’adresse un à un, parce qu’un discours monolithique ne suffit plus à les entraîner. Et comprendre que les conduites de ses collaborateurs sont d’abord dictées par les expériences relationnelles et affectives qu’ils ont accumulées dès le plus jeune âge.

Là se situe le point de rupture : dans l’entreprise, les émotions étaient auparavant taboues ; le psychologique et l’affectif étaient vécus comme des empêcheurs de travailler en rond. Ils sont devenus la clé d’un management moderne. L’empathie commence donc progressivement à s’imposer comme une des nouvelles qualités indispensables au leader : un «soft skill», une compétence «douce», humaine et relationnelle, au même titre que la capacité d’écoute ou la bienveillance. Elle vient ainsi grossir la panoplie des compétences requises, en plus des «hard skills» (expertise technique, culture générale…) et des qualités personnelles (humour, goût du risque…). Le leader empathique assure un management «situationnel» qui prend en compte tous les éléments de son environnement ( 4 ). La mission est évidemment ardue pour les cadres, qui ne peuvent plus se contenter de rester centrés sur leur tâche pour atteindre leurs objectifs.

Certains chercheurs ont montré les effets bénéfiques engendrés par ce type de management ( 5 ). Le leader empathique crée un climat qui favorise la motivation mais aussi la coopération. Les ambiances de travail s’améliorent et les risques de résistance au changement diminuent. En étant associée à un comportement d’ouverture, l’empathie joue aussi un rôle fondamental dans l’émergence de la confiance  . Elle permet ainsi au leader de détecter plus facilement des signes d’inquiétude ou de tension au sein de ses équipes et de réagir plus rapidement.

Enseignée à HEC et à Stanford. Toutefois, l’empathie n’est pas une qualité innée, partagée par tout le monde. Ce qui ne veut pas dire qu’il est impossible de la développer, voire de l’acquérir. Quelques formations managériales commencent à aborder le sujet, de manière encore périphérique. A HEC, la chaire sur le capital humain traite ainsi de l’intelligence émotionnelle. Et aux Etats-Unis, l’université de Stanford, sous l’impulsion du dalaï-lama, vient de créer un Institut de recherche et d’éducation sur l’altruisme et la compassion.

Mais même si le concept d’empathie est désormais reconnu par les théoriciens du management et diffusé par les organismes de formation, il faut se garder d’un enthousiasme béat qui idéaliserait les rapports sociaux. Le chemin est long avant que tous les managers n’intègrent cette dimension dans leur pratique quotidienne. Le chef à l’ancienne a encore de belles années devant lui.

Propos recueillis par Nathalie Queruel

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Pauvreté: “Je vis grâce à ce que les gens jettent”

 

 

 

Dix années déjà que l’agenda de Sylvie est rythmé par les horaires de sortie des bennes à ordures des magasins, les jours de brocante et de marchés. “Mais je ne fais pas les poubelles de supermarché,

article trouvé sur Corsematin.com

Mercredi soir peu avant 20 heures, dans le sud de Paris, les derniers clients se pressent pour acheter leur baguette. A quelques mètres de là, malgré le froid, Sylvie attend la fermeture et surtout la sortie de la poubelle.

“Je suis une habituée de cette boulangerie mais pas comme cliente… cela fait des années que je fais leur poubelle deux fois par semaine”, explique cette Parisienne de 52 ans, son maigre butin entre les bras.

“Avec moins de 800 euros par mois, je ne peux plus faire face à mes charges qui sont toujours plus lourdes”, ajoute cette ancienne assistante de direction en arrêt longue maladie dans le luxe avant de lâcher: “Je suis devenue une marginale, je vis grâce à ce que les gens jettent”.

Dix années déjà que l’agenda de Sylvie est rythmé par les horaires de sortie des bennes à ordures des magasins, les jours de brocante et de marchés. “Mais je ne fais pas les poubelles de supermarché, c’est la foire d’empoigne. J’ai essayé une fois mais il faut se battre”.

Comme toutes les personnes au budget étriqué, Sylvie raconte un quotidien fait de “petits trucs” pour économiser chaque euro.

Les marchés sont une autre solution pour glaner quelques fruits ou légumes abîmés mais aussi profiter des prix de gros pratiqués dans les dernières minutes. Et les brocantes, l’occasion de trouver des petits meubles ou des vêtements pour très peu.

“Et puis, je profite aussi un peu de la générosité des gens. Depuis que j’ai découvert le site donnons.org, cela m’a sauvé”, explique cette femme blonde menue et discrète, qui consulte quotidiennement les annonces de dons déposées sur le site internet.

Il y a deux ans, avec l’envolée des prix du gaz et de l’électricité, Sylvie raconte qu’elle n’a pas pu payer ses factures et s’est retrouvée avec sur les bras de nombreux impayés.”La seule solution que j’ai trouvée, cela a été de vendre tous mes meubles. J’avais encore quelques vieux meubles de famille de mon grand-père et cela a été un déchirement mais je n’ai pas eu le choix et ensuite je me suis remeublée grâce aux dons”.

Depuis l’approche de l’hiver est une “terrible angoisse”. Sylvie a bloqué son thermomètre sur 12°C et quand elle a trop froid, elle va se réchauffer en faisant le tour des magasins.

Un paradoxe pour cette femme qui n’a pas acheté un vêtement neuf depuis des années. “On peut très bien se vêtir uniquement avec ce que les gens laissent mais on ne peut pas porter longtemps les mêmes fringues car c’est quand même très usé ce que l’on récupère”, avoue Sylvie ajoutant rapidement avoir été une “vraie coquette dans sa vie d’avant”.

Le coiffeur est aussi une difficulté: “Avant je m’arrangeais pour faire modèle dans les écoles de coiffure, même si ce n’était pas toujours génial, on ne payait rien mais maintenant c’est 25 euros donc je n’y vais plus”.

Selon elle, “le plus déprimant” c’est de croiser de plus en plus de gens qui vivent en fouillant les poubelles. “On est de plus en plus nombreux à se retrouver et donc à partager quelques restes. Ca devient dur”.

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