La France a voté une loi liberticide qui permet à l’administration d’avoir accès à vos données personnelles

 

Vos données et informations personnelles ne sont plus à l’abri. Dans le but de lutter contre la criminalité et la délinquance organisée, le Parlement français a adopté une loi qui laissera vos données personnelles à la merci de n’importe quelle administration. DGS vous décrypte cette loi.

article écrit par Corentin Vilsalmon; trouvé dans Daily Geek Show 

Jusqu’à présent, l’administration française ne pouvait avoir accès à vos données personnelles que dans le cadre d’une enquête d’anti-terrorisme. Ce n’est désormais plus le cas avec ce projet de loi que le Parlement a voté le mardi 10 décembre 2013. En effet, ce projet de loi en rapport avec la programmation militaire entre 2014 et 2019 élargit le champ d’action des autorités dans la lutte contre la criminalité.

Ainsi, les administrations concernées peuvent donc demander l’accès direct aux informations personnelles d’un ou de plusieurs individus aux hébergeurs de sites Internet et aux fournisseurs d’accès à n’importe quel moment, et ce pour contrer la délinquance organisée et préserver le « potentiel scientifique et économique de la France. » Le tout sans passer par un juge, comme c’est censé être le cas en temps normal, pour n’importe quelle procédure de perquisition. L’accès aux données est donc libre.

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Pour la Quadrature du Net, « Ce texte marque une dérive sans précédent vers la généralisation de la surveillance sur Internet. En l’état, il permet la capture en temps réel sur simple demande administrative et sans mandat judiciaire des informations et documents traités dans les réseaux concernant tout un chacun. Il rend par ailleurs permanents des dispositifs qui n’étaient que temporaires ».

En France, l’opposition à cette loi n’a pas été beaucoup médiatisée et la poussée générale de mécontentement pourrait bien arriver trop tard pour la stopper, explique le site Slate.fr… Trop tard, en effet ! Beaucoup font la comparaison avec le fameux Patriot Act américain, la loi anti-terroriste par excellence. Mais il y a des différences, comme l’explique Gilles Babinet : « Cette loi va bien plus loin que ce que permet la loi américaine. Aux États-Unis, elle serait anti-constitutionnelle, car dans la constitution américaine est inscrit le principe de la propriété privée et donc des correspondances. Pour se protéger de problèmes comme Prism par exemple, j’ai proposé que l’on se dote d’un système de sécurité européen. Mais il faudrait confier la gouvernance des « clefs » de ce système de sécurité aux juges, afin de garantir son usage uniquement à des fins judiciaires. »

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À voir ce projet de loi, on se dit qu’il n’y finalement pas que la NSA qui viole nos informations personnelles. À la rédaction, beaucoup trouvent cette pratique justifiée lorsqu’elle concerne la lutte contre le terrorisme mais restent sceptiques quand il s’agit de l’utiliser pour des cas de délinquance organisée par exemple. De plus, comme les enquêteurs peuvent avoir accès aux informations sans l’autorisation d’un juge, il faut espérer que cette loi encadre bien l’accès aux données privées pour éviter les dérives…  De nos jours, pensez-vous qu’il existe encore un moyen de protéger votre vie privée du gouvernement ?

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Viande de cheval, Vaches folles, grippe aviaire, maladies cardio-vasculaires…article trouvé chez écho-santé

« Pour Votre Bien-Être, Mais Aussi Celui de la Planète, Devenez Végétarien(ne) ! »Le Végétarisme, un choix de santé

C’est une question de santé publique….

Mais pas seulement… Vous allez découvrir pourquoi !

Lisez attentivement ce qui va suivre. Cela va vous ouvrir les yeux pendant qu’il est encore temps. Vous allez apprendre comment manger de façon plus saine, plus agréable, plus nourrissante, plus économique et moins polluante…

Le coût de la vie augmente et on en vient à manger des aliments de très basse qualité.

Mais savons-nous vraiment ce que nous mangeons ? Pas vraiment, parce que, quand il s’agit de faire des économies, nous avons la fâcheuse tendance à réduire le poste alimentation.

OUI, mais…

Notre mode de vie alimentaire a un impact direct sur notre santé. Malheureusement, nombreuses sont les personnes qui s’en rendent compte alors qu’il est déjà trop tard : votre cancer est déjà bien avancé, votre cholestérol est trop élevé, vous avez du diabète, des allergies ou de l’asthme, des problèmes de coeur ou de prise de poids, etc…

Et si tout cela était dû à la viande ?

Comme tout le monde, vous avez peur de manger moins de viande. Nous mangeons de la viande par habitude, parce que cela fait riche, parce que les guerriers en mangeaient, etc…

Aujourd’hui, la viande est devenue un produit cher, un produit de luxe… Aussi, nous avons tendance à consommer de la viande industrielle, moins chère mais contenant des pesticides, des hormones, des OGM et des antibiotiques.

 

Savez vous que…

- la majorité de la population du monde, actuelle (et dans les siècles passés) est végétarienne? Et ils se portent aussi bien que vous.

- la cuisine végétarienne est une solution facile et équilibrée pour chacun d’entre nous qui veut dire stop à une alimentation trop riche, trop grasse et trop chère.

Le végétarisme, un choix de santé

La viande, l’ennemi de notre santé

Depuis l’enfance, nous sommes conditionnés à manger de la viande à chaque repas. Mais qui s’est vraiment posé la question : «est-ce bon pour moi?»…

Tout comme le tabac, la radioactivité, l’amiante, la couche d’ozone, les ondes des téléphones portables, les chercheurs sont toujours en retard quand il s’agit de révéler au grand public les dangers de telle ou telle pratique.

Alors si aujourd’hui, de plus en plus de scientifiques déclarent que la consommation de viande menace la survie de la planète…. Il faut les croire et agir en conséquence !

Imaginez un peu, arrêter de consommer des produits d’origine animale permettrait de :

réduire la destruction des forêts tropicales de 70 %

sauver 923 millions de vies qui crient famine

résoudre une grande partie du réchauffement climatique

éviter certaines guerres

sauver la planète de grandes catastrophes naturelles

éviter la naissance et la propagation d’épidémies

résoudre les problèmes de pénuries d’eau

mettre fin à la pollution des nappes phréatiques, des rivières et des océans

mettre fin à l’extinction de milliers d’espèces animales sauvages

mettre fin à l’acidification des océans qui tue le corail et la vie marine…

Devenir végétarien ne relève donc pas du snobisme ni d’une mode !

En lisant ce qui suit, vous allez enfin comprendre les bonnes raisons qui poussent des millions de personnes à travers le monde à franchir le cap du végétarisme.

Mais qu’est-ce que le végétarisme au juste ?

Par définition, le végétarien ne consomme aucune chair animale (viandes, volailles, charcuteries, poissons, crustacés, coquillages), mais mange généralement des sous-produits animaux (œuf, lait, fromage).

Le lacto végétarisme autorise la consommation de lait et de ses dérivés (fromage, beurre, yaourts) mais exclut les œufs. A l’inverse, l’ovo-végétarisme exclut tout produit laitier, tout en permettant la consommation des œufs.

Enfin, les adeptes du végétalisme se nourrissent uniquement de végétaux (fruits, légumes, céréales), en ayant soin d’éviter la consommation de tout produit issu de l’exploitation animale (y compris le miel).

Maintenant, tordons le cou à un vieux préjugé !

Non seulement la viande n’est pas indispensable…

La viande (pas plus que le poisson et les fruits de mer), n’est aucunement nécessaire à notre équilibre nutritionnel. Il faut en terminer une fois pour toutes avec le préjugé tenace qui tend à confondre protéines et viande. Le règne végétal est lui aussi capable d’apporter, en qualité et en quantité, les protéines et acides aminés nécessaires à notre organisme. Peu importe la source de la protéine, végétale ou animale, seule compte l’efficacité. Il faut noter qu’en moyenne, les consommateurs de viande absorbent le double de la ration protéinique recommandée, ce qui peut entraîner des maladies : arthritisme, maladies cardio-vasculaires, certains cancers, obésité…

Mais elle peut même être toxique pour l’homme !

La diététique officielle condamne l’excès de consommation de viande. Par ailleurs, manger de cette «chair morte» n’est pas naturel. La denture, l’estomac et l’intestin de l’homme sont très différents de ceux des carnivores. Chez l’homme, le parcours de la viande dans l’intestin est trop long, elle a ainsi le temps de libérer ses toxines qui sont absorbées par la muqueuse intestinale avant de passer dans le sang. Ces déchets toxiques (urates, acide lactique, corps gras saturés, albumine) et les purines de la viande sont très difficiles à éliminer par le foie et les reins. Ce surcroît de travail fatigue et encrasse à la longue ces organes, provoquant souvent des maladies.

… Et nocive pour la planète !

La consommation de viande est très nuisible à l’environnement, l’élevage industriel est extrêmement polluant (les lisiers contaminent les nappes phréatiques et les rivières). En plus, elle est synonyme de gaspillage. Savez-vous par exemple que manger un steak, nécessite en moyenne 60 fois plus d’eau qu’une galette de blé, de riz, ou de soja ? Il faut en effet 100.000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de boeuf, alors que 1.000 à 2.000 litres suffisent pour produire 1 kg de blé, riz ou soja. (source : Sciences & Vie ). Avec les ressources utilisées pour nourrir une personne mangeant de la viande, on pourrait nourrir 7 végétariens.

Alors n’hésitez plus : rejoignez les pratiquants du végétarisme.

N’aimeriez-vous pas :

manger plus sainement, pour gagner dix années de vie en bonne santé.

préserver les espèces animales et cesser de financer une industrie très cruelle.

participer à la réduction de la pollution mondiale.

contribuer à la résolution de la faim dans le monde.

découvrir une cuisine variée, savoureuse, diététique et bonne pour votre ligne.

Vous vous régalerez d’une cuisine saine et savoureuse, excellente pour la santé, tout en préservant la vie animale et en exerçant une influence positive sur l’environnement.

Voici les bienfaits d’une alimentation

purement végétale,

pour garder une santé de fer

Vous allez le voir, la liste est impressionnante…

1 – Une mine d’apports journaliers
- Les fibres. L’alimentation végétarienne est riche en fibres, qui conduisent à des selles «plus saines». Cette haute teneur en fibres aide à lutter contre le cancer du côlon.

- Le magnésium. Il aide à l’absorption du calcium. Noix, graines et verdure sont une excellente source de magnésium.

- Le potassium. Un grand nombre de légumineuses sont riches en potassium, qui aide les reins à éliminer les toxines. Les régimes riches en potassium ont permis de réduire le risque de maladies cardio-vasculaires et le cancer.

- La vitamine C. En plus de renforcer votre système immunitaire, la vitamine C contribue à conserver de belles gencives, et les contusions guérissent plus vite.

- Les folates. Cette vitamine B est indispensable pour une alimentation équilibrée. Elle contribue à la réparation cellulaire, générant des globules rouges et blancs.

- Les antioxydants. Ils vous protègent contre les dommages cellulaires et le risque d’apparition de certains cancers.

- La Vitamine E. Une alimentation riche en céréales et noix est pleine de vitamine E, qui est très bonne pour le coeur, la peau, les yeux, le cerveau, et peut même aider à prévenir la maladie d’Alzheimer.

- Les composés phytochimiques. Contenus dans les aliments végétaux, ils aident à prévenir et guérir le corps du cancer et stimulent les enzymes de protection.

- Les protéines. Les haricots, les noix, les pois, les lentilles, les produits de soja vous garantissent un apport suffisant et sain de protéines.

Conservez une santé de fer grâce à une alimentation végétale

2 – Un grand nombre de maladies évitées

- La réduction des graisses saturées. Les produits laitiers et les viandes contiennent une grande quantité de graisses saturées. En les réduisant dans votre alimentation, vous améliorez votre santé cardio-vasculaire.

- Les allergies. La réduction des produits laitiers, de la viande et des oeufs permet souvent de réduire les symptômes d’allergie. Le végétarien est moins sujet au nez qui coule et aux problèmes de congestion.

- Le cancer du sein. Les pays où les femmes mangent très peu de viande et de produits animaux ont un taux beaucoup plus faible de cancer du sein qu’en Occident.

- Le cholestérol. L’élimination de tout produit animal réduit le mauvais cholestérol.

- La pression artérielle. Une alimentation riche en grains entiers permet de réduire la pression artérielle.

- Le diabète de type 2. L’accumulation des mauvaises graisses peut être considérablement réduite grâce au régime végétarien.

- Le cancer de la prostate. Une étude a montré que les hommes, dans les premiers stades du cancer de la prostate, ont réussi à stopper la progression de la maladie.

- Le cancer du côlon. Une alimentation composée de grains entiers, ainsi que des fruits et légumes frais, peut réduire considérablement vos risques de cancer du côlon (la viande serait en effet le facteur n°1 d’apparition de ce type de cancer).

- La dégénérescence maculaire. Les fruits et légumes frais (légumes-feuilles, carottes, courges, patates douces…), peuvent aider à prévenir la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

- Les cataractes. Les cataractes peuvent être évitées grâce au régime végétarien et à son apport en fruits et légumes. Les produits riches en antioxydants sont aussi susceptibles de prévenir les cataractes.

- L’arthrite. Une récente étude indique qu’un régime alimentaire sans gluten et sans viande ni produits laitiers peut améliorer la santé des personnes souffrant d’arthrite rhumatoïde.

- L’ostéoporose. La santé des os dépend d’un équilibre de protéines (ni trop, ni trop peu…), d’un apport suffisant en calcium, en potassium et faible en sodium. Un régime végétarien équilibré remplit parfaitement ces fonctions.

- Les migraines. Beaucoup de personnes qui sont passées au régime végétarien ou végétalien indiquent qu’elles souffrent bien moins de migraines.

3 - Les bienfaits sur votre bien-être

- L’énergie. En suivant un «bon» régime végétarien (c’est-à-dire équilibré), vous aurez un regain d’énergie incroyable. Finis les coups de barre et les digestions difficiles !

- Une peau saine. Les vitamines A et E jouent un rôle considérable dans l’esthétique du corps : boutons, eczéma, tâches, dents jaunes, etc…

- Une plus longue vie. Plusieurs études indiquent que ceux qui suivent un régime végétarien équilibré vivent en moyenne trois à six ans de plus que les autres (et en meilleure santé).

- L’odeur corporelle. L’élimination de la plupart des produits laitiers et de la viande rouge peut réduire considérablement les odeurs corporelles.

- La mauvaise haleine. Les végétariens, et surtout les végétaliens, remarquent une réduction considérable de la mauvaise haleine, notamment le matin au réveil.

- Les cheveux et les ongles. Les cheveux sont en meilleure santé : plus forts, plus brillants, avec moins de perte. Les ongles sont moins cassants.

4 – Les bienfaits sur votre ligne

Vous avez un problème de poids ? Vous avez tendance à accumuler les graisses ? Vous rêvez de mincir sans vous imposer un régime draconien (que vous ne tiendrez pas longtemps…) Alors, sachez que le végétarisme élimine la plupart des aliments malsains à l’origine des problèmes de poids.

En devenant végétarien(e), vous gardez la ligne sans faire d’effort. Vous ne gâchez plus votre vie à essayer mille régimes différents.

Pourquoi le végétarisme fait des millions

d’adeptes à travers le monde ?

Une question d’éthique

Le végétarisme, c’est aussi un geste de solidarité envers les peuples du Tiers-Monde. En effet, la production de viande est extrêmement consommatrice de céréales. Les chercheurs de l’Université Harvard ont estimé qu’en réduisant l’élevage de 10 %, on pourrait nourrir en grains et légumes pas moins de 60 millions de personnes dans le monde.

Une question de religion

Certaines religions comme l’hindouisme, le bouddhisme ou le taoïsme prônent le végétarisme. 900 millions d’hindouistes considèrent que consommer de la viande affecte le mental et la santé physique de tous.

Une question d’écologie

Savez-vous que la consommation d’une grosse pièce de boeuf a le même impact écologique qu’un trajet de 250 kilomètres en voiture et consomme suffisamment d’énergie pour alimenter une ampoule de 100 Watts pendant trois semaines ?

Alors ? La liste des bonnes raisons de vous intéresser au régime végétarien vous laisse sans voix ? Mais attention…

Si vous voulez passer au végétarisme, je dois vous mettre en garde !

- Soyez progressif. Le passage au végétarisme s’effectue généralement en 2 ou 3 mois. L’idéal est de réduire vos plats carnés à 1 par jour, puis 1 fois tous les 3 jours, 1 fois par semaine, etc…

- Prévenez les carences éventuelles. Notre corps a besoin de nombreux éléments pour fonctionner. Vitamines, minéraux, oligo-éléments… Comment trouver ces éléments dans les végétaux ?

- Diversifiez vos menus. Le plus gros défi pour vous sera de rendre ce choix durable. il faut éviter de préparer toujours les mêmes aliments de la même manière. Vous risquez de vous lasser et d’abandonner.

- Donnez-vous les moyens de réussir. Ne vous lancez pas dans ce changement d’alimentation sans vous doter d’une bonne «boussole».

… Et cette boussole, pour vous, a la forme d’un tout nouveau livre absolument indispensable et entièrement consacré au végétarisme…

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Dépression

 article trouvé chez INSERM

Le mot « dépression » recouvre un ensemble hétérogène d’’états qui vont d’’une simple tristesse de l’’humeur aux troubles dépressifs les plus graves. Les uns sont physiologiques, car les émotions humaines sont fluctuantes, les autres sont considérés comme pathologiques. Il y a une grande variété de troubles dépressifs : la dysthymie, la phase dépressive du trouble bipolaire, l’’épisode dépressif majeur (EDM), qui correspond à la dépression du sens médical courant. Ces EDM ont eux-mêmes des types variables en fonction de leur sévérité, de leur caractère saisonnier, de leur expression sémiologique (symptomatique), de leur apparition dans un contexte particulier (par exemple en post partum).

Symptômes

Neurones à noradrénaline.

Neurones à noradrénaline.

Les épisodes dépressifs sont parfois liés à des facteurs déclenchants comme la mort d’’un proche ou des situations stressantes, mais peuvent également apparaître sans cause extérieure apparente.

L’’épisode dépressif s’’exprime par des symptômes qui s’’inscrivent dans la durée : au moins deux semaines, selon les classifications actuelles. Par définition, l’humeur doit être triste ou la capacité à éprouver du plaisir émoussée (goût à rien). Mais il existe d’’autres signes permettant de caractériser l’’épisode dépressif.
Reconnaître une dépression
Outre l’humeur triste, les autres symptômes les plus courants et présents presque tous les jours sont :

  • le désintérêt, le ralentissement psychomoteur (difficultés de concentration, baisse de la vigilance, trous de mémoire, des difficultés à suivre ou à participer à une conversation,…),
  • la modification de l’’appétit avec variation importante de poids (5 % de la masse corporelle),
  • les troubles du sommeil comme une insomnie (difficulté d’’endormissement, réveil nocturne), mais aussi par une hypersomnie (envie fréquente de dormir, volonté consciente ou inconsciente de trouver refuge dans le sommeil),
  • la sensation de fatigue, de perte d’énergie, de difficulté à accomplir des efforts,
  • la dévalorisation de soi,
  • la culpabilisation vis-à-vis de l’ ’entourage,
  • le doute systématique et exagéré sur la valeur de ses actes ou de ses idées,
  • l’’indécision face aux choix les plus simples,
  • les pensées récurrentes de mort et les idées suicidaires…
  • La dépression est une pathologie fréquente et susceptible d’’être fatale (10 % des déprimés décèdent de suicide). Son incidence (nombre de nouveaux cas par an) s’élève à 1 % chez les hommes et 3 % chez les femmes. Sa prévalence est de 2 % à 3 % chez les hommes et 5 % à 10 % chez les femmes. Quant à la probabilité de développer une dépression au cours de l’’existence, elle s’élève à 10 % chez les hommes et 20 % chez les femmes.
    De fait, les femmes sont deux fois plus souvent concernées que les hommes. L’’origine du déséquilibre entre les sexes est encore discutée : génétique, hormonale ou psychosociale (rôle de la femme dans la société).
  • Une dimension biologique, qui n’explique pas tout

Enfin, la composante héréditaire est rapportée dans toutes les études : le risque pour un parent du premier degré d’un sujet dépressif de développer un tel trouble est environ trois fois plus élevé que celui de la population générale (9 % d’incidence contre 3 %). La probabilité d’une dépression est plus élevée encore si l’un de ses parents a développé un premier épisode dépressif avant l’âge de 20 ans. Les études de jumeaux montrent que 40 % environ des vrais jumeaux sont concordants pour le trouble, contre seulement 11 % pour les faux jumeaux. L’’héritabilité de la dépression suggère que plusieurs gènes sont impliqués dans son étiologie, agissant en synergie avec des stimulations de l’environnement dans le parcours de vie de l’individu. Les systèmes nerveux des personnes déprimées montrent une diminution de l’activité de plusieurs amines biogènes, la dopamine, la noradrénaline et surtout la sérotonine, impliquées dans la neurotransmission. C’est à ce niveau qu’agissent les antidépresseurs.

Un trouble répandu dans la population

© Inserm, P. Latron, Tests comportementaux sur souris dans l'étude sur la dépression, test d'exploration

 Tests comportementaux sur souris dans l’étude sur la dépression, test d’exploration « open field ». Le test de champ ouvert permet de mesurer les déplacements de l’’animal, en plus des informations sur l’’activité locomotrice, ce test permet de prédire une activité de type anxiolytique. Laboratoire de l’équipe 4 « Troubles affectis » de l’unité 930 « Imagerie et cerveau », faculté des sciences de Tours.

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Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement (cliquez ici pour une version pleine résolution) : article trouvé dans La TRIBUNE

des groupes de marques

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste?

Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins interreliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

Cette raison est celle qui, d’une certaine façon, englobe toutes les autres. Les profits engendrés par ces compagnies sont gargantuesques: à elle seule, Nestlé a engendré plus de 37 milliards de dollars de profit en 2010. Or, cet argent se convertit rapidement en pouvoir politique. De fait, dans notre système politique, des groupes de pression font sans relâche des efforts afin de faire passer ou bloquer des projets de loi. En général, plus les groupes de pression sont bien financés et organisés, plus ils ont les moyens d’avoir une grande influence sur les décisions prises au final. L’industrie alimentaire mène des activités de lobbying à toutes les échelles: internationale, nationale et locale. De plus, de grands montants sont investis par ces compagnies dans les campagnes référendaires de plusieurs candidats politiques, tous partis confondus. Il serait naïf de croire que ces compagnies investissent tout cet argent (en 2010, Kraft a dépensé un demi-million de dollars en contributions à des candidats politiques américains; Nestlé a, à elle seule, donné près de 300,000$ à la campagne de Schwarzenegger en Californie) sans rien attendre en retour: elles souhaitent avoir leur mot à dire sur les lois qui seront ou ne seront pas adoptées. Quant à savoir pour ou contre quels projets elles feront de la pression, le seul critère qui semble s’appliquer dans leurs choix est celui du profit. Cela est logique et semble légitime, puisqu’il s’agit de compagnies qui, après tout, ont pour mission de faire du profit. Cependant, la pression politique exercée en vue du profit entre souvent en conflit avec l’intérêt de la population, pour qui les politiciens devraient pouvoir travailler sans pressions contraires. Il est néfaste pour tous que l’intérêt de compagnies passe avant celui de la population, surtout lorsqu’il s’agit de domaines aussi importants que celui de la santé publique.

Le dossier de l’étiquettage des produits qui contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM) en est un bon exemple: à ce jour, il est impossible de savoir si les OGM ont un effet dangereux sur la santé ou non. Malgré cela, une majorité des produits disponibles sur les tablettes des supermarchés contiennent déjà des OGM. L’État américain de l’Oregon a tenté, en 2002, d’introduire une loi pour obliger les compagnies à indiquer lesquels de leurs produits contiennent des OGM. On ne parle pas ici de bannir les OGM, ou même d’en réduire l’utilisation, mais seulement d’informer les consommateurs sur leur présence dans les produits achetés, et de leur laisser le choix d’en acheter ou non. Un immense lobby représentant les géants de l’alimentation s’est alors formé, chaque compagnie y contribuant à coups de dizaines de milliers de dollars (Pepsico y a investi 127,000$, Procter & Gamble, 80,000$). Au final, le projet de loi n’est pas passé.

Les élus, qui devraient en principe protéger la population, deviennent vite impuissants, surtout si leur élection dépend de fonds avancés par ces mêmes compagnies. Cela devient une forme détournée et légale de corruption, et il est facile de croire que si cela était possible, ces multinationales utiliseraient des moyens plus directs. Unilever a d’ailleurs admis au New York Times avoir donné des pots-de-vin, ou “facilité des paiements” à l’endroit de membres de gouvernements dans certains pays en voie de développement. Unilever a affirmé ne pas encourager ce genre de pratique, mais la tolérer lorsqu’elle est une « coutume locale ». Autrement dit: si les politiciens en place sont corruptibles et reçoivent déjà des pots-de-vin, aussi bien en profiter!

2 – Impacts sur la santé

C’est logique: notre santé passe en très grande partie par les aliments que nous consommons, c’est d’eux que finit par se constituer notre corps. Dans la mesure où une grande majorité des aliments que nous achetons sont fournis par un très petit nombre de compagnies, chacune d’elles a une immense part à jouer sur notre santé, qui repose en partie entre leurs mains. Or, contrairement à ce qu’elles pourront bien affirmer à travers diverses publicités, notre santé ne fait pas partie de leurs préoccupations sincères, bien au contraire.

En 2005, à peu près toutes les multinationales de l’alimentation se sont réunies pour mettre de la pression sur le gouvernement français, qui s’apprêtait à faire passer une loi interdisant les distributrices de sodas et de collations de type « junk food » dans les écoles, ainsi qu’à modifier le genre de publicité entourant les aliments néfastes pour la santé. Une grande partie du projet dût être abandonnée suite aux pressions de l’industrie alimentaire.

Pire, malgré des études de l’Organisation Mondiale de Santé et de l’UNICEF démontrant que l’utilisation d’un substitut au lait maternel pour nourrir les bébés contribue à la mort de 1,5 millions d’enfants par année dans les pays sous-développés. Nestlé, le plus grand fabriquant de substituts de lait maternel au monde, fait ouvertement la promotion du choix d’utiliser ses substituts même si la mère est en mesure d’allaiter. Ils vont jusqu’à financer les cliniques médicales de pays sous-développés qui acceptent de faire la promotion de leurs subsituts au lait maternel. Ces pratiques sont directement responsables de la mort ou de la santé fragile de millions d’enfants; un boycott international de Nestlé a d’ailleurs cours depuis les années 80 en raison de cette controverse.

3 – Impacts sur l’économie

Économiquement, le nombre restreint de compagnies sur le marché de l’alimentation nous place en situation d’oligopole. Deux conséquences majeures en découlent:

Premièrement, un marché contrôlé par un petit nombre de compagnies présente des « barrières à l’entrée », c’est-à-dire que toute nouvelle compagnie qui tente d’entrer sur ce marché aura la vie difficile, sinon impossible. Par exemple, si un nouveau producteur est assez chanceux pour que son supermarché local accepte de vendre son produit, c’est souvent sur des tablettes quasi inaccessibles que son produit sera placé, ce qui encourage très peu les gens à l’acheter, car de fait, les endroits bien en vue sont réservés aux multinationales, qui payent cher pour avoir ce privilège. Un petit producteur n’a simplement pas le budget pour rivaliser avec elles. De plus, les gens sont habitués aux marques des grandes compagnies, et ont d’emblée le réflexe d’acheter ces marques (qui bénéficient aussi d’appui publicitaire massif), ce qui rend la compétition avec elles beaucoup plus difficile. Et si finalement un producteur réussit à percer le marché avec un produit qui intéresse les gens, il est fort probable qu’il soit vite racheté par l’une des multinationales, et sa marque n’en deviendra qu’une autre parmi les centaines qu’elles possèdent déjà. Tout ceci empêche la saine concurrence du marché.

Deuxièmement, un oligopole mène souvent à un cartel, c’est à dire un petit groupe de compagnies qui fixe les prix à un montant plus élevé que ceux du marché, afin d’augmenter leurs profits sur le dos des consommateurs. C’est une pratique qui est généralement illégale et relève de la collusion, mais cela n’empêche pas les compagnies de s’y adonner. En avril 2011, Procter & Gamble a dû payer 211 millions d’euros d’amende après avoir été reconnu coupable d’un cartel de fixation des prix en Europe avec Unilever et Henkel. Henkel, la plus petite compagnie des trois (et donc celle qui en profitait le moins), n’a pas été pénalisée, car c’est elle qui a dénoncé le cartel aux autorités.

4 – Impacts sur l’environnement

Les compagnies qui contrôlent l’industrie alimentaire n’ont, en général, pas un dossier environnemental reluisant. En 2001, Kraft a décidé d’investir massivement dans une entreprise de lobbying auprès de l’administration Bush afin de militer contre le protocole de Kyoto. En Chine, Pepsico et Nestlé ont été condamnés pour pollution de cours d’eau. Unilever ont, quant à eux, illégalement déversé 7,4 tonnes de déchets contaminés au mercure à l’entrée de la forêt Pambar Shola en Inde, juste à côté d’une ville à forte densité de population. Unilever a été forcé de fermer cette usine de mercure pour cette raison. C’est aussi sans surprise que Procter & Gamble a milité afin d’affaiblir des projets de lois environnementaux européens à l’endroit des produits chimiques. En raison des pressions de P&G, la loi adoptée au final en 2003 par le parlement européen ne protège que très peu les citoyens et l’environnement de substances toxiques présentes dans les produits ménagers. Ce “militantisme” anti-environnementaliste dont font preuve ces compagnies n’a qu’un but: s’assurer que la production soit la moins chère possible à court terme. Les dommages causés à plus long terme à la population globale de notre planète, incluant celle des animaux, n’a aucun poids, sinon celui de bien paraître.

Mais l’impact le plus considérable que ces compagnies ont sur l’environnement est peut-être relié à l’utilisation massive d’huile de palme dans leurs aliments. En effet, les impacts dévastateurs (déforestation à grande échelle, délocalisation de communautés locales menant à des situations violentes, extinction d’espèces animales, émission de gaz à effet de serre) de l’industrie de l’huile de palme ont été révélés dans les dernières années, mais l’huile de palme est toujours massivement utilisée dans un foule de produits transformés, principalement en raison de son coût très bas et du fait qu’elle représente un substitut (tout aussi malsain) aux gras trans.

5 – Impacts humains

La réputation de plusieurs multinationales quant aux conditions de travail qu’elles imposent à l’étranger n’est plus à faire. Au fil des ans, des compagnies opérant dans de multiples domaines ont été sur la sellette, au centre de plusieurs scandales. Le fait que l’industrie alimentaire se comporte aussi de la sorte n’aura donc probablement rien de surprenant. Malgré cela, la sévérité des actions de certaines de ces compagnies risque d’en surprendre plus d’un.

En 2005, Nestlé a été poursuivie par l’ILRF (International Labor Right Fund) pour trafic d’enfants. Ces enfants sont amenés en Côte d’Ivoire à partir des pays environnants pour travailler sur les plantations de cacao utilisées par la compagnie. Malgré plusieurs avertissements lancés à l’endroit de Nestlé afin de les informer de ces pratiques, Nestlé n’a jamais vraiment réagi sur la question avant la poursuite. Une autre poursuite a été lancée aux États-Unis, où Nestlé est accusé de complicité pour esclavage, enlèvement et torture d’enfants dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest. C’est sans parler du meurtre d’un dirigeant syndical en Colombie. Ce dernier avait publiquement dénoncé une stratégie sournoise qui permettait à Nestlé de changer l’étiquettage de poudre de lait importée pour qu’elle paraîsse être un produit local. La poudre, souvent passée de date, était importée à rabais de pays voisins. La plainte mena à une enquête policière qui confirma les faits et traduit Nestlé en justice pour avoir miné la santé publique. Plusieurs autres meurtres ont mystérieusement frappé les travailleurs qui ont déposé des plaintes contre Nestlé. Mais ce genre de pratiques n’est pas le monopole de Nestlé: le dossier de Coca-Cola n’est pas plus reluisant.

Comment réagir?

Difficile de ne pas se sentir impuissant face à des multinationales qui disposent de budgets aussi immenses, d’une grande influence politique et qui peuvent systématiquement se payer les meilleurs avocats pour contrer toute poursuite. Mais les revenus exorbitants de ces compagnies, qui maintiennent ces pratiques, ne poussent pas dans les arbres… ils proviennent de nos poches! Ce sont nous qui leur donnons lorsque, chaque semaine, nous achetons les centaines de produits qu’ils nous offrent au supermarché. L’alimentation représente un marché gigantesque: chacun de nous doit se nourrir pour rester en vie, et ce, à répétition! Nos visites au supermarché sont régulières et représentent, à la somme, une grande partie de nos budgets. Il serait donc erroné de croire que l’impact que chacun de nous a sur cette industrie est minime. Faites l’exercice, et calculez combien d’argent vous consacrez à l’épicerie par année. Mieux encore, tentez de remarquer, à votre prochaine visite, quel pourcentage des produits que vous achetez sont vendus par ces quelques multinationales: vous pourrez ainsi calculer environ combien d’argent vous leur donnez. Le résultat risque d’être élevé d’une manière surprenante . Ainsi, même si un seul de nous coupe sa contribution, l’impact sera de plusieurs milliers de dollars!

Deux obstacles se posent cependant:

- Il est difficile d’éviter les produits vendus par cette poignée de compagnies. Ils sont partout, et parfois il peut sembler qu’aucune alternative ne s’offre: si on n’achète pas le produit de Nestlé, alors on achète celui de Kraft ou de Pepsico. Mais des alternatives existent, il suffit de les rechercher. Elles demandent parfois un effort supplémentaire, surtout l’effort de faire un peu de recherche sur la provenance des produits que nous choisissons d’acheter (et sur la compagnie qui les fabrique). Cet effort se voit toutefois récompensé au niveau individuel par la conscience de faire un bon choix, et au niveau collectif par de l’argent investi ailleurs que dans ce système oligopolistique.

- Les marques détenues par ces compagnies font partie de nos vies depuis longtemps, elles sont partout. Nous y sommes habitués, parfois attachés. La publicité nous encourage sans cesse à les acheter. Très souvent, il est très difficile de s’imaginer les bannir toutes de nos vies, tout d’un coup, et de changer entièrement nos habitudes en un tournemain; ça n’est tout simplement pas réaliste.

Mais ces obstacles ne doivent pas nous arrêter! D’ Abord, il peut être pratique d’imprimer notre grand graphique et de le traîner à l’épicerie pour faire le diagnostic de nos habitudes, mais aussi pour regarder les produits disponibles qui n’appartiennent pas à ces compagnies: on prend ainsi conscience des alternatives possibles. Ensuite, il est possible d’essayer les produits qui s’offrent à nous comme alternatives, peut-être que plusieurs nous plairont, et que nos habitudes seront ainsi plus faciles à changer. Il peut aussi être profitable de tenter de changer nos habitudes une par une: au fil du temps, notre impact s’agrandira de plus en plus, et nous ne serons pas aussi déstabilisés. Cette façon de faire est du moins plus réaliste qu’un boycott soudain et inflexible, même si celui-ci est idéalement souhaitable.

Informons-nous!

Ne nous laissons pas manipuler par la publicité, car c’est par l’ignorance que ces compagnies réussissent à avoir un si grand pouvoir. De  fait, si tous étaient conscients de leurs agissements, leurs profits seraient en baisse constante: très peu de gens accepteraient d’endosser leurs actions. Une foule d’informations et d’articles sont disponibles sur internet, qui n’attendent que d’être recherchés. Pour ceux que ce sujet intéresse, nous recommandons aussi l’excellent documentaire Food Inc. qui dresse un portrait très large de l’industrie alimentaire aux États-Unis (la situation américaine est fortement similaire à la nôtre).

Finalement, n’hésitez pas à consulter les pages que nous avons créées sur quelques-unes des compagnies, où nous dressons une liste sommaire (et incomplète) de faits intéressants sur chacune. Nous y avons inclus ConAgra, qui ne se trouve pas dans le grand graphique du fait qu’elle est une moins grosse compagnie. La décision d’y consacrer une page relève de son bulletin éthique scandaleux: nous vous invitons à consulter sa page pour en juger par vous-mêmes.

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Les classes moyennes, grandes perdantes du système de redistribution « à la française » ?

(Boursier.com) — Le système fiscal et de protection sociale français n’atteint que partiellement ses objectifs de redistribution de la richesse… Selon une étude du Crédoc, portant sur 15 pays développés, les transferts des classes à hauts revenus vers ceux à revenus plus modestes sont inférieurs en France à beaucoup d’autres pays, dont la Suède, la Finlande, et même l’Irlande et le Royaume-Uni !…

Un jeu à somme nulle pour les classes moyennes inférieures

Ainsi, au Royaume-Uni, contrairement aux idées reçues, les classes moyennes inférieures versent l’équivalent de 34% de leur revenu à l’Etat, mais en reçoivent 49% sous forme d’aides… En France, ces classes moyennes « inférieures » (aux revenus disponibles situés entre 1200 et 1600 euros par mois et par personne) versent l’équivalent de 43% de leur revenu disponible aux administrations publiques à travers l’ensemble des prélèvements obligatoires (impôt sur le revenu, TVA, cotisations sociales…) En retour, elles en reçoivent à peu près la même proportion (42%) au travers des aides sociales, des allocations chômage, des pensions de retraite et de la couverture maladie. A l’arrivée donc, un jeu fort compliqué mais à somme nulle…

Des cotisations sociales qui pèsent

Quant aux classes moyennes « supérieures » (revenu mensuel disponible de 1600 à 2700 euros par personne), leurs prélèvements représentent 43% des leurs revenus disponibles, tandis qu’elles en reçoivent l’équivalent de 33% de l’Etat, soit un écart de 10%. Mais la particularité du système français est que cet effort de 10 points demandé aux classes moyennes supérieures est plus élevé que les 8 points demandés aux très hauts revenus (plus de 2.700 euros de revenu disponible par mois) ! Ainsi, en raison de la faible progressivité de l’impôt sur le revenu en France, les cotisations sociales pèsent autant sur les classes moyennes que sur les hauts revenus, et la TVA plombe le budget des bas revenus et des classes moyennes inférieures…

Quant au système d’assurance chômage et de retraite, il est lui aussi faiblement redistributif : un salarié qui perçoit un salaire élevé percevra des indemnités chômage élevées s’il perd son emploi, et les retraités perçoivent également des pensions proportionnelles avec leur salaire antérieur. Dans d’autres pays, les indemnisations sont forfaitaires et limitées, ce qui rende ces transferts contributifs nettement plus redistributeurs, note encore le Crédoc.

Sentiment d’injustice

Au final, regrette le centre de recherche, les classes moyennes supérieures françaises contribuent proportionnellement davantage que les 10% des ménages les plus aisés, un « phénomène vraiment propre à la France : dans aucun autre pays, les ménages les plus riches contribuent moins, en proportion, que les ménages disposant de revenus inférieurs ». Une situation qui est de nature à « entretenir, dans l’opinion, l’idée que les plus aisés auront plus facilement les moyens d’échapper à l’impôt que les classes moyennes, tout en percevant des aides qui peuvent sembler indues compte tenu de leur niveau de vie ».Les classes moyennes, grandes perdantes du système de redistribution « à la française » ?

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Elle accouche sur la pelouse, devant l’hôpital…

t-irma_lopezGros scandale au Mexique : cette jeune femme issue d’une communauté indienne a été contrainte d’accoucher seule…
Irma Lopez avait du marcher une heure et demie, la nuit, pour rejoindre la maternité alors qu’elle était en plein travail. Arrivée à l’hôpital le 2 octobre dernier, elle s’est vue refuser l’entrée ! Selon le quotidien mexicain La razon de Mexico, le personnel de la maternité aurait prétexté ne pas comprendre ce que demandait la jeune femme, qui ne connaissait qu’un seul mot d’espagnol : « partera », qui signifie « sage-femme »… C’est pourtant clair!
Irma a donc été abandonnée, dans l’indifférence générale, sur la pelouse qui fait face à la maternité, où elle a donné naissance à un petit Salvador. Un passant scandalisé a pris une photo : on y voit la jeune maman et son bébé dans les bras, toujours attaché au cordon ombilical. Heureusement, Irma et Salvador vont bien !
Mais la photo a fait le tour des réseaux sociaux et s’est bien vite retrouvée en Une des journaux, déclenchant un véritable scandale. Le directeur de l’établissement a depuis été suspendu de ses fonctions, et une enquête a été ouverte. L’argument de la « barrière de la langue » ne paraît pas des plus crédibles, mais en revanche, la maternité connaissait des arrêts de travail partiels qui seraient à l’origine de la non prise en charge de la patiente.
Ce fait divers a aussi attiré l’attention du pays sur les conditions de vie dans la région d’Oaxaca, où il s’est déroulé. Une zone parmi les plus pauvre d’un pays, le Mexique, où la mortalité infantile atteint les 50/1000 ! Le suivi médical et la prise en charge sont largement insuffisants, et de nombreuses mères décèdent d’hémorragies après avoir mis au monde leur bébé sans assistance médicale de qualité.
Isabelle Damiron

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Air France et la SNCF : la fin des privilèges pour les salariés ?

Conséquence de plans économiques, Air France et la SNCF pourraient abolir les avantages de leurs salariés. Fini les billets gratuits ou à petits prix pour les employés des deux firmes.
Publié par Sérid Bellik le Vendredi 04 Octobre 2013 à 15h12dans PLANET.FR
Après EDF qui avait été épinglé par la Cour des comptes à cause de sa générosité, Air France et la SNCF devraient aussi revoir les avantages accordés à leurs salariés à la baisse. La compagnie aérienne envisage déjà la suppression de 2 500 postes en 2014 en plus de la baisse de ces droits.
Tout cela mérite réflexion, car si AIR FRANCE ,SNCF ET EDF doivent renoncer à leurs avantages , combien plus le gouvernement devrait donner l’exemple sur leurs avantages gratuits

Actuellement, les salariés du groupe bénéficient de billets à des prix très satisfaisants. Pour la classe économique par exemple, un employé peut obtenir jusqu’à 90% de réductions. En ce qui concerne la première classe, la remise pouvait aller jusqu’à 55% mais l’Urssaf a mis la pression sur le groupe pour qu’il baisse cet avantage jugé trop élevé. Selon la direction d’Air France, le coût de ces billets gratuits délivrés aux salariés et à leurs familles revient à près de 90 millions d’euros. En ces temps de plans de restructuration, il est certains que ces privilèges vont être revus à la baisse.

Des privilèges estimés à 140 millions d’euros pour la SNCF

La SNCF veut également abolir les privilèges destinés à ses salariés. Des avantages appelés « facilités de circulation » qui permettent aux employés et à leurs familles de bénéficier de huits billets gratuits par an. Coût total du système : 140 millions d’euros par an. 850 000 personnes feraient usage de ces billets offerts alors que la SNCF ne compte que 150 000 salariés. Le Cour des comptes a aussi décidé de mettre son grain de sable sur ces avantages en conseillant à l’entreprise ferroviaire de les réévaluer de manière considérable .

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320 000 virus hébergés par les animaux attendent encore d’être découverts

Les animaux hébergent encore environ 320 000 virus dont nous ignorons l’existence et la pathogénicité.
article trouvé sur Le quotidien du médecin

Ces projections ont été établies par le Pr Ian Lipkin, directeur du centre Infection et Immunité (Université de Colombie, États-Unis) sur la base de plus de 1 800 échantillons prélevés sur des chauves-souris qui ont permis de découvrir 60 types de virus inconnus jusqu’alors.

Par une règle de trois un peu sophistiquée pour élargir à l’ensemble des mammifères, le Pr Lipkin estime que 320 000 virus nous sont encore inconnus.

Près de 70 % des virus qui infectent l’homme dont le HIV, Ebola, Mers, sont issus de la faune et de la flore, a-t-il expliqué. Et le pire semble à venir.

Mais tout n’est pas perdu puisque certains commentateurs remarquent que ces travaux ne portent que sur la chauve-souris qui mène une vie particulièrement appréciée des virus : elles vivent dans de grandes communautés, partout dans le monde, et volent sur de très longues distances. Il n’est pas certain que les résultats qui la concernent puissent être transposés à l’ensemble des mammifères.

Le Pr Lipkin n’est d’ailleurs pas le seul à travailler sur la question. Un projet baptisé PREDICT a déjà dénombré 240 nouveaux virus dans des populations vivant très au contact des animaux.

› Dr A. T.

A Strategy To Estimate Unknown Viral Diversity in Mammals. mBio publié le 3 septembre 2013.

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Molécules toxiques : quels produits du quotidien sont concernés ?

Les plupart des produits du quotidien ne présentent pas la liste complète de leurs composants. Beaucoup contiennent des molécules toxiques pour l’homme. Tour d’horizon des produits concernés

« Faites la chasse aux parabens, triclosan, phénoxyéthanol car on ignore les effets à long terme », préconise le magazine « 60 millions de consommateurs » de l’Institut national de la consommation. Après plusieurs études, la revue dresse la liste des produits du quotidien les plus nocifs, dans le but de mettre en garde ses consommateurs. Bien que les produits d’hygiène et de beauté soient soumis à une règlementation de transparence stricte, la plupart des fabricants de produits de droguerie n’affichent pas la liste complète de leur composition.

L’INC souligne ainsi qu’un nettoyant ménager « peut n’afficher qu’une proportion d’agents de surface et quelques parfums, rien de plus ». Pour les cosmétiques et les produits de droguerie, l’institut souligne quatre agents à éviter. Rayon alimentation, il met également en garde contre quatre grandes molécules dangereuses pour l’homme.

Paraben, triclosan : les produits à éviter
article trouvé chez INTERNAUTE

On distingue quatre sortes de molécules nocives présentes dans certains cosmétiques : les parabens, le triclosan, le phénoxyéthanol et le méthylisothiazolinone (MIT). Les parabens sont soupçonnés de « modifier le fonctionnement normal du système hormonal ». S’il est difficile de les éviter, certaines formes de parabens sont à proscrire : les butyl et propyl-parabens. A titre d’exemple, l’INC cite la crème épilation corps Roll-On de Nair, la cire pour les cheveux Schwarzkopt, la crème pour le corps Dove ou encore le fond de teint fondant de l’Oréal Paris.
Pour ce qui est du triclosan, cet agent antibactérien pourrait favoriser la résistance aux antibiotiques et pourrait agir sur la contraction musculaire. On en trouve dans la mousse à raser apaisante Eau Thermale Avène, le dentifrice total blancheur Colgate, le dentifrice soin gencives Sanogyl ou encore la mousse de rasage anti-irritations de Cible.

Phénoxyéthanol et méthylisothiazolinone
L’étude proscrit notamment le phénoxyéthanol, un conservateur dont les effets ont été remarqués chez les animaux. Bien que rien n’ait été conclu chez l’homme, il pourrait nuire à la reproduction et au développement. De nombreux produits pour bébés en contiennent, comme les lingettes baby Soft & Cream de Nivea, les lingettes sensitive de Pampers, ou encore les lingettes petites fesses de Disney Carrefour Kids.

Enfin, l’Institut met en garde contre la molécule la plus présente dans les produits du quotidien : le méthylisothiazolinone, ou MIT. Utilisé comme conservateur, il est a l’origine de plusieurs allergies, comme l’eczéma. Les chercheurs précisent que « quand on est allergique au MIT, c’est pour la vie ». Plusieurs dérivés de cette molécules sont potentiellement dangereuses. Parmi les produits qui contiennent du MIT, on trouve le démaquillant pour les yeux Nivea, la crème main réparatrice du Petit Marseillais, le liquide vaisselle peaux sensibles Carrefour, d’adoucissant fraîcheur alpine de Carrefour, le nettoyant ménager multi-surface Ajax ou encore le gel douche nourrissant Dove.

Côté alimentation : les colorants et antioxydants dangereux

Difficile d’examiner chaque étiquette dans le rayon alimentation. Mais pour faciliter la tâche des consommateurs, l’institut a dressé la liste des aliments à proscrire. Les molécules dangereuses ? Le caramel E150D, classé potentiellement cancérogène, et présent dans le vinaigre balsamique Maille, le Pepsi, le Coca-Cola, les bonbons têtes brûlées de Verquin confiseur, les carambars mix minis…
Seconde molécule dangereuse : le sulfite de sodium, soupçonné de déclencher des maux de tête, des démangeaisons, des difficultés respiratoires… Il est présent dans la moutarde de Dijon de Bouton d’Or, dans les gnocchi à poêler de Panzani, dans les tuc de Lu, dans le cidre breton brut de Loïc Raison.
Prescription de l’INC : « bannir les colorants azoïques ». Soupçonnés d’être potentiellement cancérogènes et allergisants, ils sont présents dans de nombreuses boissons : Mister Cocktail, punch planteur de Lagoa, Apéritif sans alcool Ricard, boisson gazeuse goût fraise Mirinda…

Enfin, l’antioxydant BHA présent en particulier dans les chewing-gum, les soupes et les purées, est classé potentiellement cancérogène. Les tablettes Hollywood Chewing-gum, les Freedent clear, les Mentos white, mais aussi les rice krispies de Kellogs, les barres croustillantes Special K…

Dans son dernier numéro, 60 Millions de consommateurs pointe aussi les dangers de la cigarette électronique qui « est loin d’être le gadget inoffensif qu’on nous présente ».

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Lettre d’une jeune bachelière à François Hollande

Lettre d’une jeune bachelière de 16ans à François Hollande
20 juillet 2013

Monsieur le Président de la République,

Si je prends la plume pour vous écrire aujourd’hui, c’est avant tout pour vous faire part de mes sincères remerciements – je m’explique. Vous connaissez les actions de contestation au mariage gay qui rythment la vie politique française depuis près de neuf mois. Je serai brève, alors que vous essayez de faire taire les opposants par diverses méthodes (diminution des chiffres, ridiculisation, accélération du processus législatif, répression policière) un mouvement va émerger, naître de votre mépris. Ce mouvement est celui des Veilleurs. Vous n’avez pu manquer de le remarquer – leurs bougies, signe d’espérance, veulent vous illuminer jour et nuit.

Créés il y a bientôt trois mois, ils sont présents dans plus de deux cents villes en France et à travers le monde. La presse s’en est peu à peu fait le relais ; le Conseil de l’Europe les a accueilli le 26 juin dernier avant de prononcer une condamnation contre la répression et les violences policières commises dans notre belle patrie sous votre régime. Ces veilleurs se sont assis et ont pensé. Ils ont choisi, outre la non-violence, de réveiller les consciences endormies d’un peuple en lui rappelant sa culture. Partout en France, des personnes se rassemblent et veillent sur le sens de l’Homme, sa dignité et sa liberté, ils veulent redonner goût à la formation intellectuelle et raviver le sens de l’engagement dans la vie de la Cité, au sens grec de polis. Par votre proposition de loi injuste qui confond les désirs et les droits, vous avez concouru à l’éveil d’un peuple, celui que vous gouvernez. Et c’est le premier motif pour lequel je vous gratifie.

J’arrive à mon but : j’ai passé une quinzaine de soirées aux Veilleurs et, comme beaucoup d’autres, me suis par là-même éveillée. J’ai découvert l’architecture magnifique des places parisiennes, j’ai marché à travers les anciennes ruelles, j’ai écouté des chants, des chorales, des concerti. Merci d’avoir contribué à mon émerveillement et ma culture. Mais, les Veilleurs sont aussi un rassemblement de personnes qui veulent lutter contre la démission de la pensée, épidémie qui frappe notre société, et qui relisent les grands auteurs (Saint-Exupéry, Ionesco), les grands penseurs (Tocqueville, Camus, Dostoïevski). Ils souhaitent par-là réapprendre à penser, redécouvrir l’amour de la sagesse. Chaque soir, nous explorons différents concepts comme celui de droit naturel, d’objection de conscience ; des philosophes prennent la parole et lient des thèmes comme le langage, la justice, l’histoire et la mémoire, la non-violence. En deux mois, j’ai, grâce à vous et au mouvement dont vous avez involontairement participé à la fondation, révisé l’intégralité du programme de philosophie avec un approfondissement spécial en philosophie politique.

Le jour du bac, j’ai choisi le sujet très inspirant qu’est : « Que devons-nous à l’Etat ? ». J’ai parlé d’une réciprocité entre les devoirs du citoyen et ceux de l’Etat, de la notion de devoir effacée au profit de celle de droit ; j’ai évoqué la conscience de l’Homme au-dessus de la loi, fut-elle « loi de la République » et votée démocratiquement. J’ai parlé de la participation indispensable de chaque citoyen à la vie de la Cité car « un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile » comme le dit Thucydide. M’inspirant des Veilleurs, j’ai conclu sur les trois stades du bien commun que l’Etat doit assurer pour maintenir la cohésion de la Nation.

J’ai eu 20. Grâce à votre entêtement pour faire passer une loi léonine, grâce à votre lâche soumission à la pression d’une minorité, j’ai eu 20. Et je vous remercie mille fois et de tout cœur. Vous pouvez bien sûr transmettre ces remerciements à Madame Taubira, Monsieur Ayrault, Madame Vallaud-Belkacem, Madame Bertinotti et Monsieur Valls. J’hésite à ajouter Monsieur Peillon qui a, comme les autres et malgré lui, mis sa pierre à l’édifice des Veilleurs, mais qui fait preuve par ailleurs d’une incompétence et d’un acharnement tels dans la mise en œuvre de « ce-dont-le-nom-n’existe-pas », sous-entendu théorie du genre, que je ne peux le remercier en conscience. Vous aviez eu 13, la normalité avant l’heure, ceci explique cela. Monsieur Peillon avait eu 12, se justifiant par ces 16 ans, certes, mais il me faut rappeler qu’ « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Preuve que Monsieur Peillon n’a rien de commun avec le Cid.

Je crois vous avoir assez remercié pour la philosophie. Pour le reste, je ne me sens pas le besoin de vous en attribuer le mérite. Ce n’est certainement pas vous qui auriez pu m’aider à décrocher le bac d’histoire-géographie, vous qui confondez japonais et chinois, Egypte et Tunisie. Encore moins celui d’économie alors que vous n’arrivez pas à arrêter la croissance de la courbe du chômage. Quant à celui de mathématiques, ce n’est pas en confondant les 3% de déficit public accordés par la règle d’or avec les 4,8% de 2012 que j’aurais obtenu une bonne note.

Je me sens bien plus redevable aux Veilleurs et aux nombreux intervenants (philosophe, avocat, historien, artiste) d’abord pour les nombreuses explications philosophiques sur la société et l’Etat, puis pour l’amour de l’histoire et de notre pays qu’ils propagent et enfin pour m’avoir donné l’envie de me former afin de disposer des moyens d’agir. Pour ce, je conseille vivement à tous ceux qui passent les rattrapages d’aller aux Veilleurs dans la ville la plus proche de chez eux et vite ! Et j’étends ce conseil à ceux qui passeront le bac l’année prochaine, allez-y dès maintenant et tout au long de l’année. Bien sûr ceux qui comptent poursuivre leurs études dans la philosophie, les lettres ou l’Histoire ou veulent simplement acquérir le désir de se former sont les bienvenus.

Veuillez agréer en l’expression de mes sentiments,

Vinciane

Une jeune bachelière de seize ans.

*

Lettre du 08 juillet 2013, envoyée par Vinciane à François Hollande.

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