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Archive de la catégorie actualités
Boson de Higgs
19.12.2011 par heidi.
“On est sur le point de comprendre l’après big-bang”
Par Caroline Politi, publié le 16/12/2011 à 11:46, mis à jour à 12:22

cern
Le Cern vient d’annoncer avoir réussi à “cerner” le boson de Higgs. Cette découverte, si elle se confirme, permettrait d’expliquer la formation de la matière. Décryptage avec Alexandre Zabi, l’un des chercheurs qui a participé à l’expérience.
article trouvé dans le journal l’Express

Le Cern a annoncé mardi avoir “cerné” le boson de Higgs. Quelle est la portée de cette découverte?
Nous savons à l’heure actuelle que l’univers est constitué de matière, nous savons ce qu’il y a dans cette matière, mais nous ne savons pas quelle est son origine. En bref, nous savons de quoi est fait ce qui nous entoure, mais nous ne comprenons pas comment c’est apparu. Avec l’expérience menée mardi au Cern, on est sur le point de répondre à cette question. Grâce au mécanisme de Higgs, nous avons observé comment certaines particules acquièrent une masse et se transforme donc en matière.
Comment cela fonctionne-t-il?
Le champ de Higgs serait un champ d’énergie qui remplirait l’univers. En entrant en interaction avec lui, les particules se chargeraient en énergie et pourraient acquérir une masse. Les particules élémentaires de ce champ seraient alors les bosons de Higgs. Mais toutes les particules n’interagissent pas de la même manière. La lumière interagit, par exemple, très peu avec le champ de Higgs. C’est comme à la piscine: vous vous mouvez difficilement dans l’eau car la résistance de l’eau vous freine alors que les poissons nagent sans problème. C’est la première fois que ces collisions seraient observées.
Pourquoi le Cern refuse-t-il d’annoncer formellement cette découverte?
Nous sommes absolument certains d’avoir mis le doigt sur quelque chose mais nous souhaitons rester prudents. La démarche scientifique se veut par définition longue et il faut s’armer de patience avant d’affirmer que nous avons trouvé quelque chose de convaincant. A l’heure actuelle, nous n’avons réussi à saisir que trois ou quatre collisions entre les particules et le champ de Higgs. Les résultats que nous avons montrés peuvent tout à fait être simplement des fluctuations statistiques! Cela signifie qu’il est nécessaire de reproduire de nombreuses collisions en 2012 afin de vérifier s’il s’agit bien du boson de Higgs.
Est-ce que cela signifie que vous êtes sur le point de comprendre le big-bang?
Contrairement à ce qui est souvent dit, le but du LHC, l’accélérateur de particules, n’est pas de reproduire le big bang, mais de comprendre les interactions fondamentales entre les particules. C’est-à-dire ce qu’il s’est passé quelques secondes après le big bang. Les expériences menées au Cern ont donc pour but de saisir la consistance de l’univers plus que son origine.
A quoi sert le super accélérateur de particules? Qu’espère-t-on découvrir? Le point avec deux experts de la physique des particules…
Du correspondant à Los Angeles
Il a fait fantasmer les scientifiques (et les nerds de la série Big Bang Theory). A 13h mardi, le Large Hadrons Collider (LHC, «Grand collisionneur de hadrons) a commencé de fracasser des protons les uns contre les autres à une vitesse proche de celle de la lumière. Pour tous ceux qui n’ont pas de doctorat en physique des particules, 20minutes.fr a interrogé deux experts. Brig Williams, de l’université de Pennsylvanie, et Bertrand Echenard, du Californian Institute of Technology, estiment que le LHC permettra d’aider les scientifiques à mieux comprendre les secrets de la matière. Et de l’univers.
>>Retrouvez l’ infographie sur l’accélérateur de particules du Cern en cliquant ici
Nous sommes toujours vivants. La menace de se faire avaler par un trou noir géant créé par l’expérience était-elle réelle?
Brig Williams: Elle a été prise au sérieux par le Cern, avec une équipe qui a travaillé plus d’un an pour s’assurer que cela ne pouvait arriver. Certains s’inquiétaient du fait que le LHC pouvait virtuellement donner naissance à des objets aux propriétés similaires à des micro trous noirs. Mais dans la pratique, ils n’existeraient que pendant moins d’un trillionième de seconde avant de disparaître. Pas de quoi grandir et nous dévorer. Des rayons cosmiques frappent la Terre avec une énergie bien supérieure à celle reproduite en laboratoire. Et nous sommes toujours là.
Qu’est-ce que le boson de Higgs, pourquoi court-on après ce que certains ont surnommé la «particule divine»? Va-t-on l’observer grâce au LHC?
Brig Williams: Le boson de Higgs, c’est le Saint Graal de la physique des particules. Dans le modèle standard actuel, nous avons un chaînon manquant pour expliquer l’origine de la masse. Cette particule élémentaire, jamais observée jusqu’ici, permet d’expliquer les interactions avec toutes les autres particules et comment elles acquièrent leur masse. Le choix du surnom «particule divine» est plutôt malheureux car le boson de Higgs n’est pas lié à l’existence de Dieu.
Bertrand Echenard: Le mécanisme de Higgs est une question centrale dans le domaine des particules, et au-delà pour mieux comprendre ce qu’est la matière en général. Observera-t-on ce boson dans les prochains jours? Certainement pas. Il faudra au moins deux, voire trois ans (le temps d’arriver à pleine puissance, ndr). Les collisions qui ont eu lieu ce matin ont l’air d’avoir bien fonctionné. Du coté technique, tout se passe pour le mieux.
Quid de la matière sombre?
Brig Williams: On espère découvrir et observer de nombreuses nouvelles particules grâce au LHC. Cela pourrait permettre de mieux comprendre de quoi est composée la matière noire (qui compterait pour 23% de la masse de notre univers, ndr). Son existence est supposée depuis les années 60, mais ce n’est que plus récemment, via des observations avec de puissant télescopes, qu’on a acquis des preuves. L’énergie noire, en revanche (ou force de l’expansion de l’univers, qui composerait 73% de sa masse, contre 4% à la matière visible) est beaucoup plus mystérieuse, son existence hypothétique, et les chances d’en apprendre davantage via le LHC, plus faibles.
Que viennent faire les multi-dimensions (regarder la vidéo «Imaginer la 10e dimension») dans tout ça?
Brig Williams: Des théories comme la théorie des cordes ne fonctionnent que dans un espace à dix dimensions. Communément, nous en connaissons trois, plus le temps. Certains supposent donc que plusieurs autres existeraient, plus ou moins recroquevillées sur elles-mêmes. Une manière de les observer seraient de constater la disparition de particules (via une perte d’énergie) dans ces extra-dimensions.
Bertrand Echenard: Les théories qui postulent l’existence de dimensions supplémentaires reposent sur des prédictions que l’on pourra en effet tester via le LHC. Par contre, il n’y a pas, à ma connaissance, de prédictions de la théorie des cordes qui seront testables au LHC. Cette question reste ouverte. De même que celle des multi-univers –qui n’est d’ailleurs pas si fantaisiste que cela.
Le LHC a coûté 6 milliards d’euros. Ces recherches ont-elles des applications concrètes, autre que la pure satisfaction intellectuelle?
Bertrand Echenard: Il s’agit d’abord de remettre en perspective la question de la soif de connaissance. Des Egytiens à nos jours, en passant par les Grecs et les alchimistes, les questions autour de la matière et de l’univers ont toujours été centrales. Il s’agit donc de faire progresser notre connaissance sur des questions millénaires. A côté, il y a de nombreuses applications industrielles: technique de fabrication d’aimant supra-conducteurs (pour, par exemple, mettre au point un réseau électrique sans pertes massives, ndr), traitement de large volumes de données (qui intéresse les opérateurs téléphoniques), applications médicales… Sans compter que la majorité des chercheurs qui travaillent sur le LHC vont acquérir une solide expérience dans de nombreux domaines avant de rejoindre le marche du travail. C’est sans doute cela la plus grande valeur ajoutée du LHC.
Brig Williams: Le LHC est le résultat d’une extraordinaire coopération internationale. Des pays en développement, qui n’avaient jusqu’ici jamais participé à de tels projets, se sont impliqués. Au-delà de la science, c’est déjà un accomplissement phénoménal en soi.
Propos recueillis par Philippe Berry
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Tect-neck
17.10.2011 par heidi.
| Tect-neck article trouvé sur la minute essentielleC’est une nouvelle épidémie qui touche les utilisateurs intensifs de textos. On connaissait déjà la tendinite du pouce, mais aujourd’hui un nouveau mal apparaît ; le “text-neck”. Les symptômes ? Des douleurs de nuque causées par l’utilisation prolongée des appareils mobiles. En effet, les médecins britanniques ont vu une recrudescence de personnes ayant des tensions de la nuque, des maux de tête et des douleurs dans les épaules et les bras. Certains cas seraient même beaucoup plus graves, invalidant les personnes à vie. Limitez donc vos enfants et ados qui sont les plus susceptibles d’être touchés, ou suggérez leur simplement de tenir leur téléphone plus haut. |
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L’accélérateur de particules du CERN atteint un nouveau record
24.9.2011 par heidi.

Le plus grand accélérateur de particules du monde (LHC) a atteint lundi 23 mai un nouveau record, franchissant “une frontière symbolique” avec “100 millions de collisions par seconde”, a déclaré Michel Spiro, président du conseil du Centre européen de recherche nucléaire (CERN).
article trouvé dans le journal ” Le Monde“
Ce record a été atteint “cette nuit, vers 2 heures du matin”, a déclaré M. Spiro, à l’occasion d’une conférence à Paris sur “l’infiniment petit et l’infiniment grand”. Voici un mois, le Grand Collisionneur de hadrons (”Large Hadron Collider“, LHC) avait déjà établi un record de luminosité, correspondant à “10 millions de collisions par seconde. Maintenant on a multiplié par dix”, a précisé M. Spiro.
En faisant entrer en collision des faisceaux protons circulant à contresens dans un anneau de 27 km de circonférence, le LHC vise à recréer les conditions d’énergie intense des premières fractions de secondes suivant le Big Bang, voici 13,7 milliards d’années. Les physiciens cherchent notamment un des chaînons manquants de la théorie des particules, le fameux boson de Higgs qui donnerait leur masse à toutes les autres.
TROUVER LE BOSON DE HIGGS DÈS CET ÉTÉ
Pour dire qu’il existe, la réponse pourrait “arriver à partir de cet été”, mais “pour direqu’il n’existe pas il faudra attendre la fin de l’année prochaine”, a dit M. Spiro. “Cet été, on va avoir déjà quelques milliers de milliards de collisions” accumulées, précise-t-il, relevant que la difficulté pour trouver le boson de Higgs dépend de sa masse. “Si on a la chance qu’il soit dans la bonne zone de masse, a partir de cet été on pourra déjà le trouver”, dit-il, précisant que pour valider la découverte “il faut en avoir au moins une quinzaine”.
Avec 100 millions de collisions par seconde, “mille milliards de collisions”pourraient être produites chaque jour en quelques heures d’expérience au LHC, a précisé M. Spiro. A ce rythme, si le boson de Higgs existe, il pourrait être possible d’en détecter “1 par jour” selon M. Spiro. “Avec un Higgs par jour, ça veut direquelques centaines d’ici la fin 2012″, malgré le “bruit de fond, ça permettra de dires’il est là ou s’il n’est pas là”, résume le physicien. “Si on ne le trouve pas tel qu’on l’attend, ça voudra dire que la théorie des particules élémentaires n’est pas la bonne”, conclut-il.
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Saviez-vous que nous pouvons mourir en jouant à la Xbox ?
31.8.2011 par heidi.
Des maux de jambes
Le symptôme : Les jambes lourdes, l’impatience, les femmes connaissent bien : il s’agit d’une sensation de lourdeur, soulagée par une douche fraîche ou la surélévation des jambes. Pour savoir si vous souffrez d’un caillot, levez votre pied de façon perpendiculaire à votre mollet : une vive douleur ? C’est sans doute un caillot !
Ce que ça peut signifier : Un caillot peut s’être formé dans une de vos veines. Si en plus des douleurs, vous remarquez que vos veines ont grossi, se sont modifiées, sont douloureuses ou très apparentes (type « carte routière » dessinée en bleu et violacé) vous pouvez aussi avoir des varices, et peut-être même un début de phlébite. Récemment, en Angleterre, un jeune homme en est mort : il ne s’est pas aperçu qu’il avait une trombose,un caillot de sang formé dans sa jambe à cause du manque d’exercice !
Comment agir : Commencez par adopter les bas de contention, comme les mémés. Ils coûtent environ 30 euros et peuvent être remboursés sur prescription médicale. Une crème au ruscus aculeatus et des douches à l’eau glacée peuvent aussi s’avérer efficaces. En outre, rendez-vous chez un phlébologue qui évaluera l’état de votre système veineux et vous conseillera un traitement adapté. Et lâchez votre ordinateur au profit d’une marche rapide…
Alors si vous souffrez de l’un de ces maux, mais aussi d’un grain de beauté en phase de détachement, de maux de ventre ou de migraines inexpliquées, n’hésitez plus : profitez de la rentrée pour consulter.
article trouvé sur XBOXGEN
Le journal britannique The Sun a publié qu’un jeune homme de 20 ans originaire de Sheffield est mort d’avoir joué à la Xbox 360. Canular, nous crierez-vous, car The Sun n’est pas le journal le plus sérieux de la Grande-Bretagne, mais non, Chris Stanifort, hardcore gamer drogué à la Xbox 360, notamment à la série Halo, est bien mort d’avoir trop joué à son loisir favori.
Après avoir réalisé une autopsie, le médecin légiste a rapporté que Chris est mort d’une thrombose (caillot sanguin qui bouche les veines) due à une station assise trop longue et au manque d’exercices.
David, le père de Chris à déclaré au journal qu’il ne pensait pas que son fils pouvait mourir de jouer aux jeux vidéo :
En tant que parent, vous ne pensez pas que jouer à des jeux d’ordinateur peut lui faire du mal parce que vous savez ce que c’est. Les enfants dans tout le pays jouent à ces jeux pendant de longues périodes, ils ne se rendent pas compte que ça pourrait les tuer.
Chris a vécu pour sa Xbox. Il arrivait qu’il reste dans un jeu durant des heures et des heures, parfois 12 heures d’affiliée.
Il adorait jouer en ligne à Halo contre d’autres gens partout dans le monde.
David a lancé une campagne de sensibilisation sur les jeux vidéo et les TVP (Thromboses Veineuses Profondes) afin que les jeunes joueurs prennent conscience des risques que peuvent provoquer de trop longues heures de jeu sans pratiquer d’exercices physiques en parallèle.
Les jeux sont amusants, et une fois que vous avez commencé à jouer il est difficile d’arrêter.
Au fil des ans, Chris avait accumulé toute une gamme de consoles différentes, toutes, des PlayStation aux Xbox.
Je n’ai pas pensé une minute à blâmer le fabricant de la Xbox. Ce n’est pas de leur faute si les gens les utilisent si longtemps. Mais je tiens à souligner les dangers qui peuvent survenir.
Jouer avec si longuement est ce qui l’a tué, et je ne veux pas qu’un autre enfant en meure.
Chris devait se lancer dans des études en informatique et venait d’obtenir une bourse pour entrer à l’université de Leicester pour y étudier la conception de jeux.
Le Professeur Brian Colvin, expert en problèmes vasculaires, a déclaré qu’il était rare de trouver quelqu’un d’aussi jeune que Chris victime de thromboses.
Il y a un réel problème d’obésité et les enfants ne font pas autre chose que de regarder les écrans d’ordinateur. C’est très malsain.
Microsoft UK s’est aussi exprimé au sujet de la mort de Chris et a recommandé aux joueurs de prendre des pauses et de faire de l’exercice ainsi que prendre du temps pour d’autres activités.
Il est connu que The Sun est un tabloïd qui monte toute information en épingle et que le jeu vidéo fait un bouc émissaire tout trouvé mais il est évident que de rester des heures assis devant un écran n’est pas idéal pour la santé et espérons que cette malheureuse histoire fasse prendre conscience aux plus intoxiqués des gamers que, comme pour les conducteurs de voiture : toutes les deux heures, une pause s’impose…
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La Commission Européenne travaille en secret pour accélérer l’introduction des OGM
18.8.2011 par heidi.
Grâce à des documents obtenus confidentiellement, The Independent on Sunday peut révéler que Gordon Brown et d’autres dirigeants européens sont en train de préparer secrètement une campagne sans précédent pour répandre les plantes et les aliments OGM en Grande-Bretagne et sur tout le continent.
Article trouvé sur Altermonde -sans-frontière
Par Geoffrey lean for The Independent
Les documents - il s’agit des minutes d’une série de réunions secrètes de représentants des 27 gouvernements - dévoilent les plans pour « accélérer » l’introduction des plantes et aliments OGM et pour « s’occuper » de la résistance que leur oppose l’opinion publique.
Ils montrent aussi que nos dirigeants souhaitent que les « représentants de l’agriculture » et ceux de « l’industrie » - y compris certainement des géants des biotechnologies comme Monsanto - se fassent plus entendre pour contrer les « intérêts matériels » des écologistes.
Alors que les inquiétudes des citoyens vis-à-vis des OGM augmentent, la nouvelle de ces projets secrets, lorsqu’elle sera connue, va provoquer une tempête de protestations, même dans des pays qui les avaient acceptés jusqu’à maintenant.
Les citoyens ont empêché que le moindre OGM ne soit cultivé en Grande-Bretagne. En France, un des 3 seuls pays à les avoir cultivés dans une certaine quantité, a suspendu leur culture et l’opposition se renforce dans les deux autres pays, l’Espagne et le Portugal.
Totalement sur la défensive, l’industrie des biotechnologies, a répondu par une campagne de « public relation », nous expliquant qu’il fallait des OGM pour nourrir le monde, une affirmation plus que contestée. Par contre, elle a eu un certain succès auprès des gouvernements dont les ministres se sont de plus en plus prononcés en faveur de cette technologie, ainsi qu’au sein de la Commission Européenne où les lobbyistes se vantent d’avoir « d’excellentes relations de travail ».
Les réunions secrètes étaient convoquées par Jose Manuel Barroso, le président pro-OGM de la Commission et présidées par son chef de cabinet, Joao Vale de Almeida. Il était demandé à chaque Premier Ministre des 27 de nommer un représentant spécial.
Ni la liste des membres du groupe, ni ses objectifs, ni les résultats de ces réunions n’ont été rendus public. Par contre l’Independant on Sunday a obtenu des documents confidentiels, comprenant une liste des présents et les conclusions - rédigées par le président - des deux réunions tenues jusqu’à présent, celle du 17 juillet et celle du 10 octobre, il y a juste 2 semaines.
De cette liste, on peut apprendre que le Président Sarkozy et la Chancelière Merkel ont envoyé des collaborateurs proches. La Grande-Bretagne était représentée par Sonia Phippard, directrice du Département de l’Environnement, Alimentation et Affaires Rurales.
Les conclusions révèlent que les discussions ont essentiellement tourné autour de comment accélérer l’introduction des plantes OGM et comment persuader les citoyens de les accepter
Les produits modifiés génétiquement doivent d’abord être autorisés par l’Union Européenne avant de pouvoir être semés ou commercialisés où que ce soit sur son territoire. Mais, bien que les responsables de la Commission leur soient fortement favorables, les gouvernements sont divisés, ce qui provoque un blocage du Conseil des Ministres qui les représentent.
Dans ce cas, les technocrates de la Commission les font passer quand même. Ils sont légalement autorisés de le faire, mais cette façon de passer outre leur avis, ne plaît ni aux gouvernements, ni aux groupes écologistes.
Dans les conclusions de la première réunion, il était demandé « d’accélérer le processus d’autorisation en se basant sur des évaluations solides, afin de rassurer l’opinion publique », alors que dans la seconde, il était demandé que « les décisions soient plus rapides, sans toutefois compromettre la sécurité ».
Mais de ces documents, il est clair aussi que Mr Barroso va bien au-delà de simples exhortations et qu’il essaye de faire en sorte que les Premiers Ministres passent par-dessus leurs propres ministres de l’Agriculture et de l’Environnement pour favoriser les OGM. On peut y lire que le président a « rappelé l’importance pour les Premiers Ministres de garder une vision plus large », « invité les participants à rapporter le contenu des discussions à leur chef d’Etat » et « souligné l’importance d’attirer leur attention sur les discussions en cours, au niveau du Conseil (des Ministres) »
Pour Helen Holder des Amis de la Terre / Friends of the Earth Europe : « L’objectif de Barroso est de faire rentrer les OGM dans l’Union européenne aussi rapidement que possible. Pour ce faire, il s’adresse directement aux Premiers Ministres et aux Présidents pour les inviter à passer par-dessus leurs ministres et remettre ceux-ci dans le droit chemin ».
En ce qui concerne l’opposition de l’opinion publique, les conclusions des réunions sont encore plus incendiaires. Le document réfléchit à « comment s’occuper le mieux de l’opinion publique » et en appelle à « un dialogue non passionnel, basé sur les faits, portant sur les normes très élevées de la politique OGM de l’Union européenne ». Les propos du président y sont rapportés, soulignant « le rôle de l’industrie, des partenaires économiques, de la science pour participer activement à un tel dialogue ». Il ajoute que « les citoyens se sentent mal informés » et pour lui, « les représentant de l’agriculture devraient se faire plus entendre ». Et dans une allusion à peine voilée aux écologistes, il rajoute que le débat « ne devrait pas être laissé à certains groupes qui y trouvent un intérêt légitime mais matériel ».
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Comment les élites occidentales cachent la grandeur de la Chine à leurs peuples
22.6.2011 par heidi.
Dans un éditorial intitulé “un seuil sur le chemin pour connaître l’Occident“, le Quotidien du Peuple met à jour la manipulation indigne des “élites occidentales”, dont l’unique but est d’induire en erreur les opinions publiques sur la Chine. En voici le texte intégral.
article trouvé sur : AUJOURDHUI LA CHINE

Sur le long chemin pour connaître l’Occident, il y a un seuil : l’acte volontaire et intentionnel de l’élite visant à bloquer et à induire en erreur l’opinion sur la Chine. Cet acte remonte au 19e siècle.
Quand je suis arrivée en France, j’ai entendu souvent un adjectif « mystérieuse », quand il s’agissait de la Chine et de la civilisation de la nation chinoise. C’est le mot le plus amical utilisé dans le cas présent.
Mais L’opinion publique a effacé ce fait fondamental: la civilisation de la nation chinoise a eu une grande influence sur l’histoire de l’humanité et a été plus développée que la civilisation de l’Occident avant l’époque contemporaine et plusieurs inventions importantes qui ont impulsé le progrès de l’humanité provenaient de la Chine.
Le mot « mystérieuse » était un adjectif employé au 18e siècle pour raconter la Chine. Comment cet adjectif est-il encore utilisé dans ce sens 300 ans après ?
Quand j’ai visité une « Exposition sur la culture daoïte » au Grand Palais, j’ai trouvé avec surprise tant d’ouvrages chinois anciens en provenance du Musée Guimet : sur les plantes médicinales comme sur l’acuponcture, sur la gastronomie comme sur le culte et les funérailles, sur la calligraphie comme sur l’art d’artisanat, sur la peinture comme sur la philosophie, qu’ils soient des manuscrits ou sortis des impressions anciennes, tous provenaient des archives de la Bibliothèque nationale de France.
Je me disais alors que c’est un acte de pillage planifié d’une civilisation. En fait, la Chine a perdu depuis longtemps son caractère « mystérieux » aux yeux de cette couche de l’élite. Celle-ci a compris qu’elle nous connaissait mieux que nous la connaissions. Et cela au moins il y a un siècle.
Le mot « mystérieux », une épée à double tranchant
J’ai compris petit à petit que le mot « mystérieuse » est un prétexte utilisé expressément par la couche de l’élite pour semer la confusion, pour faire accroître que la Chine est incompréhensible et inexplicable. En ce faisant, elle a relégué la civilisation de la nation chinoise au rang de civilisation primaire.
Leur intention réelle est que la civilisation de la nation chinoise ne peut pas être traitée sur un pied d’égalité avec la civilisation occidentale. Le mot « mystérieux » est une épée à double tranchant. Elle vise à duper les Occidentaux et à cacher son intention réelle aux Chinois.
La civilisation primaire ne peut que faire l’objet de visites. Il est impossible qu’elle puisse dialoguer, qu’elle ait le droit de parole. Voilà le but réel de cette élite. Celle-ci veut faire disparaître tout concurrent réel et tout dialogueur dans les alentours de la civilisation occidentale.
Cela peut être confirmé par d’autres faits. Il y a des expositions temporaires organisées dans les musées de Paris. Dans l’Exposition sur le culture taoïste que j’ai mentionnée ci-dessus, l’introduction et le contenu de l’exposition ont donné l’impression que le taoïsme n’est qu’une religion primaire.
Les porcelaines de Chine, disposées à des places secondaires!
Dans l’Exposition sur la civilisation indienne de l’Amérique latine tenue il y a six mois au Musée du Quai Branly, il y avait une chronologie sur les civilisations de l’humanité. On n’y a pas trouvé la civilisation de la nation chinoise.
Il en était de même dans une exposition organisée au Musée des Beaux-arts de Paris près de la Madeleine.
Pendant l’année culturelle sino-française organisée il y a quelques années, une exposition sur la civilisation Sanxingdui n’a eu lieu que dans une galerie de la Mairie de Paris, à titre gratuit.
Dans le musée de la Porcelaine de Paris, il y a des vitrines réservées aux porcelaines européennes, japonaises et islamiques. Mais les porcelaines de Chine n’ont été disposées que sur des places secondaires, alors que la fabrication de porcelaines européennes était en retard sur celle de porcelaines chinoises de plus de 100 ans.
Le musée Guimet est un musée sur la culture asiatique. Ses 50% des objets cultuels proviennent de Chine. A quoi s’ajoutent les objets des régions qui ont subi l’influence de la civilisation de la nation chinoise, en tout trois objets sur 5 proviennent de la Chine.
Mais sur le magazine « Pariscope », on trouve une telle publicité : le Musée Guimet collectionne plus de 45 000 objets asiatiques provenant du Cambodge, du Vietnam, du Myanmar, du Népal, du Tibet… Il fournit au public un panorama des arts de l’Asie du Sud-Est, de l’Inde, du Japon, de la Corée et de l’Asie centrale. Mais sans la Chine.
Sur un autre programme de divertissements, également hebdomadaire de Paris, le programme du « Centre culturel de Chine » ne s’y trouve pas non plus.
Occuper le point le plus élevé de la civilisation
Tout cela ne vise qu’à un but, celui d’occuper le point le plus élevé de la civilisation, occuper le centre de toutes les stratégies et de posséder le droit de parole.
Généralement, on croit seulement que le droit de parole est le symbole de la puissance réelle et le produit de l’hégémonie. Mais on néglige qu’il est un système de manipulation minutieuse. Quiconque manipule le droit de parole le possède.
La civilisation disparaît, de même que la perte de la confiance. La Chine contemporaine a rencontré des envahisseurs qui ne font que se flatter d’eux-mêmes et diffamer les autres. Ils ont établi leur confiance en leur civilisation, en détruisant la confiance de leurs adversaires en leur propre civilisation.
Pour occuper le point le plus élevé de la civilisation, l’important est d’avoir la confiance en la civilisation. A l’époque, les agresseurs ont détruit à coup de canons notre confiance en notre civilisation millénaire.
La possession du droit de parole est une guerre complotée avec minutie. Un sinologue français a dit : la Chine se trouve à ce jour encore dans un état de non-défense dans cette guerre tramée depuis si longtemps.
Oui. La possession du droit de parole n’est nullement l’échange d’ informations , mais considérée depuis toujours comme une guerre.
Comment les médias occidentaux nient la supériorité des Chinois
Le monde occidental contrôle strictement la « plate-forme de la parole ». Aucun maillon n’a été négligé, dans tous les domaines, depuis la culture jusqu’aux sports. Il ne diffuse pas les compétitions sportives dans lesquelles les Chinois possèdent la supériorité.
Il ne diffuse pas les rencontres sportives que la Chine organise, ni les informations sur la participation de Chinois aux compétitions internationales. Par exemple, le comité d’Organisation du Tour de France (cyclisme) a invité des sportifs sélectionnés chinois à y participer, mais sans que le public français en soit informé.
En occident, la liberté de presse est plutôt la liberté de manipulation. Les Français ne savaient pas que la Chine a lancé la sonde lunaire Chang’e 2.
Ils ne savent pas non plus que le train à grande vitesse de la Chine est plus rapide que celui de la France. Ils ne savent pas que la Chine applique le système de retraite et le système dit « à travail égal, salaire égal » pour les femmes et les hommes (en France, le salaire des femmes est de 30% de moins que les hommes pour un travail égal).
Ils ne savent pas non plus que la Chine peut utiliser des hautes technologies pour tisser des tissus et construire des autos (la plupart des Français estiment que les Chinois volent la technique française pour tisser des tissus), que la fabrication de porcelaines, du papier et l’impression provenaient toutes de la Chine. Ils ne savent pas que la France avait participé à la seconde guerre de l’Opium et incendié le parc Yuanmingyuan …
Une guerre ouverte
L’information sur le Festival du cinéma de Shanghai a été aussi hermétiquement bloquée, car c’est la plate-forme clé pour déterminer la valeur.
Le droit d’appréciation de la valeur concerne directement l’existence de la civilisation. Economiquement, il détermine aussi le droit de fixation des prix pour tous les produits, qu’ils soient marchandises ou oeuvres littéraires. Les prix des marchandises « made in China » sont inférieurs aux prix des marchandises de même qualité. Cela a été déterminé par une main invisible qui a contrôlé le droit de parole dans le monde.
Le droit de parole est une arme de la guerre moderne. Sa possession peut déterminer la vie ou la mort d’un état et de sa civilisation. Il faut se connaître et connaître son adversaire comme sur un champ de bataille et on doit procéder à des études approfondies.
(Extraits d’un article écrit par Bian Qin, écrivain chinois résidant en France, sélectionnés par le Quotidien du Peuple
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Le réchauffement responsable des catastrophes de l’été
3.6.2011 par heidi.
Les chercheurs hésitent encore à désigner le changement climatique comme coupable. Et s’ils avaient tort?
Une femme fuit le feu en Russie, le 29 juillet 2010. M.VOSKRESENSKIY /REUTERS -
ARTICLE trouvé chez SLATE
Vague de chaleur sans précédent et feux de forêts gigantesques en Russie. Inondations catastrophiques au Pakistan et au Ladakh. Pluies torrentielles et glissements de terrain meurtriers en Chine. Un morceau de glacier de plus de 250 kilomètres carrés qui se détache au Groenland. Des records de chaleur qui tombent les uns après les autres: 37,2°C en Finlande le 29 juillet, un incroyable 53,5°C au Pakistan le 26 mai, 45,6°C à Chypre le 1er août et j’en passe. C’est la litanie de l’été 2010, les événements extrêmes se succèdent à la une des médias, dans une monotonie inquiète. On se focalise, quelques jours, sur telle ou telle catastrophe, mais personne ne s’arrête sur le tableau d’ensemble. Tout le monde a une idée de ce qui cause ces phénomènes météorologiques, mais personne n’ose lâcher la phrase fatale: et si tout ceci était dû au réchauffement climatique?
Comme c’est le cas depuis une quinzaine d’années, les chercheurs restent prudents. Ils sont, dans leur for intérieur, persuadés que le réchauffement est à l’œuvre, mais ils ne peuvent s’empêcher de nuancer leurs propos, quand ils ne cherchent pas d’autres coupables à cet été meurtrier. Petit florilège. Commençons par une autorité en la matière, le Belge Jean-Pascal Van Ypersele, vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). IL explique à l’AFP:
«Ce sont des événements qui sont appelés se reproduire et à s’intensifier dans un climat perturbé par la pollution des gaz à effet de serre. On ne peut pas jurer à 100% que rien de tout cela ne se serait passé il y a 200 ans, mais le soupçon est bien là. Même s’il ne s’agit que d’un soupçon.»
Ultra-prudent. Autre ponte, le Marocain Omar Baddour, responsable de la gestion des données climatiques à l’Organisation météorologique mondiale (OMM): «Il y aura toujours des extrêmes. Mais il semble que le changement climatique exacerbe leur intensité», déclare-t-il à Reuters avant d’ajouter qu’«il est trop tôt pour déceler une responsabilité humaine» dans ces événements.
Dans la même dépêche Reuters, Henning Rodhe, professeur émérite de météorologie à l’université de Stockholm, estime, à propos des incendies russes, que «le réchauffement du climat va probablement provoquer davantage d’événements de ce type» avant d’entonner le refrain de la précaution:
«Mais il n’est pas possible d’en conclure qu’ils (les incendies russes) sont directement provoqués par le réchauffement climatique.»
Même son de cloche auprès d’Andreas Muenchow, océanographe à l’université du Delaware, qui s’exprime sur la dislocation du glacier Petermann au Groenland:
«La physique de la couche limite, la turbulence, les marées et la dynamique du glacier peuvent toutes y être liées et peuvent toutes être des pistes plus fructueuses dans la compréhension de ce qui se passe que de simplement secouer la main et de cocher cela dans la liste des signes du réchauffement climatique. Le réchauffement global et le changement climatique sont des problèmes très réels et stimulants, mais il est idiot d’attribuer chaque événement “visible” à cette expression attrape-tout. Cela dévalue et discrédite les fois où le réchauffement global est une cause réelle et immédiate à des phénomènes observables. Les détails comptent, en science comme en politique.»
On sent bien, derrière cette explication, les séquelles qu’ont laissées le «scandale» du pseudo-Climategate et les coups de boutoir des climatosceptiques autour du sommet de Copenhague. Mais on pourrait aussi demander à Andreas Muenchow de quoi le réchauffement climatique est, concrètement, la cause avérée… Le quatrième rapport du Giec, publié en 2007, prévoit en effet tous les phénomènes que l’on observe cet été. Alors, pourquoi ne pas relier les incendies russes, les records de chaleur partout dans le monde et la mousson exceptionnelle en Asie à cette fameuse hausse des gaz à effet de serre due à l’homme? La réponse générale du monde scientifique est qu’il est encore trop tôt. Ecoutons de nouveau Omar Baddour:
«La succession d’extrêmes et l’accélération des records sont conformes aux projections du Giec. Mais il faudra observer ces extrêmes sur plusieurs années pour en tirer des conclusions en termes de climat.»
Les chercheurs n’excluent pas non plus que le phénomène climatique El Niño de 2009 ne soit pas responsable de ce qui arrive. «Nous savons qu’après El Niño, suit une année particulièrement chaude et c’est certainement ce qui se passe cette année», explique le climatologue anglais Andrew Watson, qui poursuit:
«Je suis pratiquement sûr que l’augmentation de la fréquence de ce type d’étés depuis les vingt, trente dernières années est liée au changement climatique. Mais vous ne pouvez pas vous appuyer sur un seul événement ou sur un seul été. Parce que par définition, il s’agit de météo, pas de climat. Et que le changement climatique se mesure sur la moyenne d’une décennie.»
La peur des climatosceptiques
Mais, dites-moi, mon cher Watson, la décennie allant de janvier 2000 à décembre 2009 n’a-t-elle pas été la plus chaude jamais enregistrée? Et avant elle, la décennie la plus chaude n’était-elle pas celle courant de janvier 1990 à décembre 1999 ? Et avant elle, la décennie la plus chaude n’était-elle pas celle courant de janvier 1980 à décembre 1989? Et les six premiers mois de 2010 ne sont-ils pas les plus chauds jamais enregistrés depuis 130 ans et l’avènement de la météorologie moderne? Combien de décennies faudra-t-il observer, combien de records faudra-t-il battre, combien de catastrophes faudra-t-il dénombrer pour qu’enfin les scientifiques mettent, un petit peu, leur éternelle prudence de côté? L’expression de «réchauffement climatique», utilisée pour la première fois le 8 août 1975 dans un article de Science, vient de fêter ses 35 ans. Pendant tout ce temps, les chercheurs ont tenté de prévoir ce que donnerait le réchauffement plus tard. Eh bien, nous sommes le lendemain d’hier, nous sommes le «plus tard» de cette époque.
Il n’est pas dans mes habitudes de dénigrer le monde de la recherche et je ne commencerai pas aujourd’hui. Je comprends sa prudence et l’interprète pour une bonne part comme une réaction de défense vis-à-vis des climatosceptiques. Simplement, il est temps de passer à la contre-offensive. Ce qui se passe n’est pas une succession de coïncidences. C’est la preuve qu’une ère géologique nouvelle a bel et bien commencé, celle que le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen a nommée «anthropocène», une ère où l’homme est devenu, au même titre que la tectonique des plaques ou les glaciations, une force géophysique capable d’influer sur la Nature à l’échelle de la planète.
Certains, dans le monde extra-scientifique, l’ont bien compris et ne prennent pas de pincettes pour l’affirmer. Ainsi, le 5 août, le premier réassureur mondial, Munich Re, a-t-il, dans un communiqué, dit ce que les scientifiques n’osent pas encore vraiment dire:
«Un événement météorologique pris isolément n’est pas la preuve d’un changement climatique mais la somme totale des événements constitue un clair ensemble de preuves qui est corroboré par des indications météorologiques supplémentaires. Mars, avril, mai et juin 2010 ont été les plus chauds jamais enregistrés à l’échelle globale, et juillet semble décidé à poursuivre la série. (…) Ces faits montrent que le réchauffement climatique joue un rôle significatif dans l’augmentation du nombre d’événements extrêmes. Les analyses réalisées avec la base de données des catastrophes naturelles de Munich Re, la plus complète du monde, confirme cette hausse: le nombre d’événements météorologiques extrêmes comme les tempêtes et les inondations ont triplé depuis 1980 et l’on s’attend à ce que cette tendance persiste.»
L’épée de Damoclès est tombée. Le réchauffement climatique prélève sa dîme, en vies humaines, en destructions, et en polices d’assurance. Quand il s’agit d’argent, et de grosses sommes, on prend les choses au sérieux.
Un autre ne s’y est pas trompé et c’est le président russe, Dimitri Medvedev. Le 30 juillet, il a déclaré:
«Ce qui est en train de se passer maintenant avec le climat de la planète doit retentir comme une sonnerie de réveil pour nous tous, c’est-à-dire tous les chefs d’Etat, (…) afin que nous ayons une approche plus énergique pour parer les changements globaux du climat.»
Un revirement pour un président qui n’a jamais été un ardent combattant de la cause climatique. Le 5 août, son prédécesseur et actuel Premier ministre, Vladimir Poutine, a décidé de suspendre l’exportation de blé russe jusqu’à la fin de l’année, afin d’«empêcher l’inflation des prix intérieurs et de sauver le cheptel russe». Décision qui a aussitôt fait flamber le prix du blé à la Bourse de commerce de Chicago. S’il est une chose bien concrète dont le réchauffement climatique est la cause, c’est celle-là.
Pierre Barthélémy
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Affaire DSK
20.5.2011 par heidi.
A qui cela profite ? Article trouvé sur Egaliteetrereconciliation.fr

La majorité croit que tout est clair quand la télévision a montré une image, et l’a commentée de quelques mensonges. Une population plus restreinte se contente de savoir que presque tout est obscur, ambivalent, « monté » en fonction de codes qui lui échappe. Une minorité, qui voudrait savoir le vrai, très malaisé à distinguer clairement, se demande invariablement, pour chaque cas singulier : « A qui profite le crime ? »
Nous expliquions il y a deux mois dans cette même rubrique (1), comment Bill Gross, gestionnaire du plus important fonds d’investissement au monde, Pimco, avait décidé de se débarrasser de tous ses bons du Trésors, car il prévoyait que les cours des obligations d’État US allaient s’effondrer avant l’été, et que cela entraînerait une contraction de l’économie qui ne manquera pas d’amener le pays à l’éclatement monétaire par l’hyperinflation, à la récession et au chômage de masse. En clair, la banqueroute des États-Unis.
Cette information, relatée discrètement dans la presse économique, a été reprise dans Le Figaro du 16 mai dernier, sous le titre « Les Etats-Unis à trois mois de la faillite ». L’article va plus loin et explique comment la situation économique des Etats-Unis est sans issue, puisque sa « dette devrait toucher son plafond ce lundi – déjà relevé en janvier dernier – fixé à 14.294 milliards de dollars, et à partir duquel les États-Unis ne pourront plus emprunter. »
« Autrement dit, les États-Unis sont au bord de la faillite », indique le quotidien, avant de poursuivre, en citant Aaron Kohli, spécialiste des bons du Trésor chez Nomura Securities, que ce serait « l’équivalent financier d’une bombe nucléaire ». Le cataclysme mondial serait tel que les gens n’y croient pas. « Ils doivent trouver une solution, ils ne peuvent pas laisser la planète finance exploser », se rassure un autre analyste, interrogé par Le Figaro.
La solution : plomber l’euro
Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe de la revue économique suisse Bilan, explique dans son dernier livre, « La fin du dollar »(2), qu’un krach du billet vert est inévitable. Selon elle, la plus grande économie du monde n’est plus qu’une vaste illusion car « pour produire 1 dollar de richesse, elle a besoin de 6 dollars de dette. »
Pour cette analyste, il ne fait aucun doute que la solvabilité américaine dépend du discrédit de l’euro, car seule une crise de confiance dans la monnaie unique européenne permettrait aux Etats-Unis d’écouler aisément leurs futures émissions de bons du Trésors.
Manœuvres de déstabilisation
Le site Mecanopolis confirme cette analyse dans un article publié le 24 avril dernier (3) qui prophétise que « d’une manière ou d’un autre, les attaques spéculatives contre la dette souveraine des pays de la zone euro vont se poursuivre, et même s’intensifier ces prochains mois, puisque l’économie américaine est maintenant moribonde. La vraie question est de savoir quelle forme peut prendre cette guerre du dollar contre l’euro, ou plus exactement jusqu’où les Etats-Unis sont capables d’aller dans leurs manœuvres de déstabilisation. »
Et le même site de démontrer que les USA n’en sont pas à leur coup d’essai, puisque « début 2010, l’euro s’est retrouvé la cible d’attaques très directes. Celles-ci n’étaient plus seulement verbales, comme elles l’avaient été depuis son premier jour d’existence, mais spéculatives. Les principaux hedge funds anglo-saxons(4) ont décidé, lors d’un dîner organisé le 8 février 2010 à New York, de parier de manière concertée sur la baisse de l’euro et la détérioration de la dette européenne. Il était admis qu’une fois la crise grecque déclenchée l’effet domino constituerait un coup gagnant, un véritable strike contre l’euro. »
Les conséquences de l’affaire DSK
L’arrestation de Dominique Strauss-Kahn vise en premier lieu à discréditer le FMI, et par extension à amplifier la crise de l’euro. Les conséquences vont être directes et importantes, notamment pour la Grèce.
Les hedge-funds anglo-saxons ne vont pas se priver de l’occasion qui leur est offerte sur un plateau pour redoubler leurs spéculations sur les emprunts d’État de la Grèce, car le FMI apparaît aux yeux des “marchés” comme la garantie de bonne fin du plan de sauvetage mis en place l’année dernière. La voix du FMI, c’est son directeur général. À tort ou à raison, l’effacement de DSK va rendre le FMI inaudible et ouvrir la voie au déchaînement de la spéculation. On devrait donc voir le prix des CDS (Credit Default Swap) sur la dette grecque s’envoler, le taux de rendement exigé sur les obligations grecques sur le marché secondaire dépasser les 15 %, ce qui aura pour conséquence, comme l’indiquait en début de semaine l’économiste Nouriel Roubini, que « le défaut partiel de la Grèce est désormais inévitable. » Si la Grèce fait faillite, c’est ensuite, comme un jeu de dominos, l’ensemble des pays et des banques européennes qui vont sombrer, et l’euro, avant de disparaître.
On peut, pour toutes sortes de raisons, ne pas supporter Dominique Strauss-Kahn, être contre l’idée d’une monnaie unique européenne, mais on aurait tort de se réjouir de la catastrophe en cours parce que ce n’est pas par une chute aussi brutale et violente de la monnaie unique que les nations européennes pourront retrouver leur souveraineté monétaire et économique. Il n’y aura à la clef qu’un déluge de catastrophes pouvant mener jusqu’à la déstabilisation totale de notre continent. L’inculpation de DSK n’est donc rien d’autre qu’un acte de guerre des États-Unis à l’encontre l’Europe.
(1) La banqueroute ou la guerre ?, Flash N°62, 24 mars 2011
(2) La Fin du Dollar, Myret Zaki, Éditions Favre, 2011
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Quel est (vraiment) l’impact de l’avion sur l’environnement ?
3.4.2011 par heidi.
article trouvé Mes courses pour la planète
Un voyage en avion pèse lourd dans la balance de l’impact environnemental. Pourtant il est souvent difficile de dire adieu aux vacances au soleil… Alors pour apporter des informations précises aux consommateurs et aux clients des compagnies aériennes, l’ONG allemande Atmosfair, spécialisée dans la compensation carbone, vient de publier une étude qui évalue les émissions de CO2 des compagnies aériennes. Au total, les chercheurs de cette ONG ont étudié 22 millions de vols réalisés par 130 compagnies différentes. Ces compagnies représentent 92% du trafic aérien mondial. La conclusion est intéressante : si l’on analyse la modernité de la flotte d’avions, la densité des sièges sur les vols et la capacité de la compagnie à remplir effectivement ses avions avant de les faire voler, toutes les compagnies aériennes ne se valent pas ! Ainsi, la compagnie Air Transat, qui est spécialisée sur les longs courriers entre l’Europe et le Canada (il faut compter 7 800 km entre Bruxelles et Vancouver), arrive troisième de ce classement. Alors que, par exemple, Air France se place 37ème du classement général. L’étude d’Atsmofair a surtout le mérite de montrer que même en matière d’aviation il est possible de faire des efforts pour réduire son impact sur l’environnement.
Pour en savoir plus, consulter notre Truc vert sur les vacances à l’étranger.
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Le nucléaire
21.3.2011 par heidi.
Le nucléaire : son fonctionnement, ses risques, sa place dans le monde
article trouvé sur MAXISCIENCES
Quel dommage qu’il faille qu’un accident arrive pour qu’on réalise enfin que cela soit dangereux ; Pourquoi ne pas réfléchir avant de concevoir l’irréparable et que le peuple en subisse les conséquences …
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La situation est toujours instable dans la centrale de Fukushima au Japon, endommagée suite à un violent séisme et un tsunami, où l’électricité a peu à peu été rétablie au cours du week-end. Une menace qui relance partout dans le monde le débat sur l’énergie nucléaire, et qui suscite de nombreuses interrogations quant à la façon dont est produite cette énergie, et les risques que cela comporte.
Qu’est-ce qu’un réacteur nucléaire et comment fonctionne-t-il ? Quelle est la différence entre la fission nucléaire et la fusion nucléaire ? Quels sont les risques encourus par l’Homme et par l’environnement lorsque des accidents surviennent ?
Quelles sont les puissances nucléaires mondiales et leurs perspectives quant à l’avenir de cette énergie ?
Autant de questions auxquelles tente de répondre Maxisciences dans ce dossier
Les centrales nucléaires sont généralement composées de plusieurs réacteurs produisant de l’énergie grâce à une réaction appelée fission nucléaire. Aujourd’hui, plusieurs réacteurs dits de troisième génération sont en construction ou en projet dans le monde. Qu’est-ce qui différencie ce nouveau réacteur de la génération précédente ?
Chaque réacteur est doté d’un coeur au moins, lieu où se produit la fission nucléaire. C’est là que le combustible, uranium ou plutonium, est plongé dans l’eau. Ces noyaux atomiques très lourds et instables, sont composés d’une grande quantité de protons. Lorsque l’un de ces atomes capture un neutron, il devient un noyau encore plus instable et récupère de l’énergie. Puis ce noyau se divise en plusieurs éléments plus légers, engendrant la chaleur qui permet à une centrale nucléaire de fonctionner. Chauffée, l’eau se transforme en effet en vapeur, et met en route le générateur produisant de l’électricité.
La réaction en chaîne
Cette division libère d’autres neutrons libres, et permet alors de nouvelles fissions de noyaux (appelées produits de fission) : c’est ainsi que fonctionne la réaction en chaîne. Non contrôlée, celle-ci peut engendrer une explosion d’énergie, un mécanisme utilisé pour la bombe atomique.
Fission spontanée et fission induite
Il existe deux types de fission : la fission spontanée et la fission induite. La première, qui se produit sans absorption préalable d’une autre particule, est très rare, seuls quelques éléments extrêmement lourds, tels que l’uranium 235, ou le californium 254 étant naturellement fissiles. La fission induite, elle, nécessite la capture d’une autre particule, le plus souvent un neutron, par un noyau lourd. Sans cela, ce dernier ne peut pas se diviser.
Qu’est-ce qui différencie un EPR des autres réacteurs ?
Le réacteur EPR (European Pressurized Reactor, puis Evolutionary Power Reactor) dit de troisième génération, a été développé par Areva NP dans les années 1990 et 2000. Il s’agit d’un réacteur à eau pressurisée plus complexe et doté d’une plus grande puissance que les derniers réacteurs construits en France.
L’ EPR a été développé pour répondre aux normes imposées par les autorités de sûreté allemande et française. Ces nouveaux réacteurs ont été conçus pour limiter encore plus les risques d’accidents, réduire les doses de radiations qui peuvent affecter le personnel des centrales nucléaires, et diminuer les émissions radioactives dans l’environnement proche. Les risques d’accident seraient ainsi réduits d’un facteur dix, à l’instar du niveau d’activité des rejets, assurent les concepteurs du réacteur, tandis que le niveau d’exposition des employés aux radiations serait réduit d’un facteur deux.
Pour assurer cette sécurité, l’EPR est doté de quatre systèmes de refroidissement d’urgence indépendants, d’un conteneur de fuite radioactive, d’une enceinte de confinement, et de murs dont l’épaisseur globale atteint 2,6 mètres.
En matière de performance, ce réacteur fonctionnant avec de l’oxyde d’uranium enrichi à 5% ou avec un mélange d’uranium et plutonium (MOX), bénéficie d’une puissance accrue et d’un plus grand taux d’utilisation du combustible. L’EPR a été conçu pour produire 22% d’électricité de plus que les réacteurs de seconde génération, avec la même quantité de combustible. En outre, ce réacteur a été développé pour réduire sensiblement le volume des déchets radioactifs (de 15 à 30 %).
A ce jour, aucun EPR n’a encore été mis en service. Mais plusieurs projets sont en cours. En France, un tel réacteur est en construction à Flamanville, dans la Manche. Sa mise en route est prévue pour 2014. Un second réacteur devrait également être construit à Penly, en Seine-Maritime, dont le chantier pourrait être lancé en 2012.
La Finlande et la Chine ont elles aussi lancé la construction d’EPR, tandis que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, mais aussi l’Italie et l’Inde projettent de construire plusieurs réacteurs de troisième génération.
La fusion ne doit pas être confondue avec la fission nucléaire. Alors que la fission consiste en la division d’un noyau lourd en plusieurs éléments plus légers, la fusion parfois appelée fusion thermonucléaire, est l’assemblage de deux noyaux atomiques légers formant un noyau plus lourd.
Cette fusion, qui a lieu naturellement dans le Soleil et la grande majorité des étoiles, se produit à des températures extrêmement élevées, les noyaux engendrant une très grande quantité d’énergie pour se heurter et fusionner.
Alors que les produits de la fission sont radioactifs, ceux de la fusion ne le sont pas. Toutefois, si la réaction utilisée produit des neutrons rapides, les noyaux qui les capturent peuvent se transformer en isotopes et le devenir.
Ce type de réaction nucléaire engendre bien plus d’énergie que la fission, mais à ce jour elle n’est pas suffisamment maîtrisée pour la production d’électricité. Des recherches sont menées depuis les années 1950, mais aujourd’hui, si elle a une application militaire avec la bombe H (bombe à hydrogène, bombe à fusion ou encore bombe thermonucléaire), aucune application industrielle de la fusion nucléaire n’a encore abouti.
La fusion du coeur d’un réacteur nucléaire
La fusion nucléaire ne doit pas non plus être confondue avec la fusion du coeur d’un réacteur nucléaire. Celle-ci est un accident extrêmement grave qui se produit lorsqu’un réacteur n’est plus suffisamment refroidi. C’est la grande menace contre laquelle tentent de lutter les Japonais dans la centrale de Fukushima. Lorsqu’il n’est plus assez refroidi, le combustible se met à fondre à l’intérieur du réacteur, et des matières fissiles hautement radioactives risquent alors de franchir l’enceinte de confinement, lorsqu’il y en a une, se répandant dans l’environnement.
C’est ce qu’il s’est passé a Tchernobyl en 1986. En fonctionnement, le coeur du réacteur est entré en fusion et a explosé. Sans aucune enceinte de confinement, les éléments radioactifs ont été rejetés dans l’atmosphère.
A Fukushima, où les réacteurs sont dotés d’enceintes de confinement, des fusions partielles se sont produites dans les coeurs de trois réacteurs, suite au séisme suivi d’un tsunami dévastateur qui a arrêté les alimentations électriques et bouché les arrivées d’eau de la centrale. Les systèmes de refroidissement ont été endommagés, et la pression d’hydrogène a augmenté dans les cuves. Des explosions d’hydrogène ont détruit plusieurs bâtiments attenant aux réacteurs 1 et 3 de la centrale, et des vapeurs chargées de radioactivité ont été émises.
Quels sont les risques, humains et environnementaux ?
Les risques d’accidents nucléaires, s’ils peuvent être limités, existent toujours. Séismes, inondations, canicule : les catastrophes naturelles peuvent, comme c’est le cas au Japon, engendrer des accidents nucléaires, et de graves conséquences sur la santé humaine et environnementale. Souvent oubliée, la menace terroriste existe elle aussi.
Quels sont les risques pour l’Homme ?En cas d’accident majeur, telle que la fusion du coeur d’un réacteur nucléaire entraînée par une surchauffe du combustible, les risques d’irradiation par exposition externe aux rayonnements concernent avant tout le personnel des centrales nucléaires.
Les populations peuvent à leur tour être contaminées au moment de l’accident, ou plus tard, via une contamination du sol et la présence de radioisotopes dans la chaîne alimentaire. Le risque de contamination provient alors des particules radioactives absorbées par le corps après des contacts avec des matériels souillés, l’absorption de l’air, de l’eau, ou d’aliments frais. Les impacts de cette contamination varient en fonction de la quantité absorbée, de l’intensité des radiations et de leur nature, de la durée de l’exposition, et de la proximité du lieu de l’accident.
Les matières radioactives sont constituées d’atomes instables émettant des radiations lorsqu’ils se désintègrent. Des radiations qui perturbent le fonctionnement des cellules vivantes. Une irradiation très forte peut ainsi tuer les cellules et provoquer de graves brûlures radioactives, des vomissements, de la fièvre, un oedème cérébral, une altération du système immunitaire, la perte de cheveux et de poils, ou encore des hémorragies, menant bien souvent à la mort.
Un niveau d’irradiation moins élevé peut provoquer des mutations dont il est difficile de prévoir les impacts. Cancers de la thyroïde, du colon ou du poumon, mais aussi la mise au monde d’enfants atteints de malformations, de troubles de la croissance et mentaux : les conséquences peuvent se manifester plusieurs années après l’irradiation.
Comment se protéger ?
Pour se protéger de l’irradiation, on a recours à des écrans de plomb ou de métal, tandis que le confinement permet d’éviter la contamination. Prendre préventivement un comprimé d’iode non radioactif permet de saturer la glande thyroïde, afin qu’elle ne puisse plus fixer l’iode radioactif (iode-131), un composant pouvant être libéré en grande quantité lors d’un accident nucléaire. Inhalé ou ingéré, cet iode radioactif peut engendrer un risque accru de cancer de la thyroïde. Grâce à la saturation de la glande thyroïde, il est éliminé dans les urines.
Les risques environnementaux
Les menaces d’un accident nucléaire ne sont pas seulement concentrées sur l’Homme. C’est tout l’environnement qui peut souffrir d’un niveau de radioactivité trop élevé. L’iode radioactif est un élément volatil très mobile. Il se propage donc rapidement dans l’environnement, se dispersant dans l’atmosphère, sur le sol, sur les feuilles des végétaux, ou se laissant capter par les racines et ingéré par des animaux. Toutefois, l’iode-131 a une durée de vie très courte. La moitié de ses atomes se désintègrent en effet en seulement huit jours.
Quant au césium-137, autre élément massivement rejeté lors d’un accident nucléaire, il est la principale source de contamination de la chaîne alimentaire. Peu mobile, il est lentement fixé dans le sol par les minéraux. Contaminant les feuilles, puis les racines, les champignons et le gibier sont les plus touchés par cet élément qui peut se concentrer dans la chaîne alimentaire, dans la chair des poissons et du gibier notamment.
Sa période radioactive, de trente ans, est considérée comme moyenne. Une grande quantité de cet isotope a été rejetée lors de l’accident de Tchernobyl en 1986.
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