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Archive de la catégorie actualités
La Commission Européenne travaille en secret pour accélérer l’introduction des OGM
18.8.2011 par heidi.
Grâce à des documents obtenus confidentiellement, The Independent on Sunday peut révéler que Gordon Brown et d’autres dirigeants européens sont en train de préparer secrètement une campagne sans précédent pour répandre les plantes et les aliments OGM en Grande-Bretagne et sur tout le continent.
Article trouvé sur Altermonde -sans-frontière
Par Geoffrey lean for The Independent
Les documents - il s’agit des minutes d’une série de réunions secrètes de représentants des 27 gouvernements - dévoilent les plans pour « accélérer » l’introduction des plantes et aliments OGM et pour « s’occuper » de la résistance que leur oppose l’opinion publique.
Ils montrent aussi que nos dirigeants souhaitent que les « représentants de l’agriculture » et ceux de « l’industrie » - y compris certainement des géants des biotechnologies comme Monsanto - se fassent plus entendre pour contrer les « intérêts matériels » des écologistes.
Alors que les inquiétudes des citoyens vis-à-vis des OGM augmentent, la nouvelle de ces projets secrets, lorsqu’elle sera connue, va provoquer une tempête de protestations, même dans des pays qui les avaient acceptés jusqu’à maintenant.
Les citoyens ont empêché que le moindre OGM ne soit cultivé en Grande-Bretagne. En France, un des 3 seuls pays à les avoir cultivés dans une certaine quantité, a suspendu leur culture et l’opposition se renforce dans les deux autres pays, l’Espagne et le Portugal.
Totalement sur la défensive, l’industrie des biotechnologies, a répondu par une campagne de « public relation », nous expliquant qu’il fallait des OGM pour nourrir le monde, une affirmation plus que contestée. Par contre, elle a eu un certain succès auprès des gouvernements dont les ministres se sont de plus en plus prononcés en faveur de cette technologie, ainsi qu’au sein de la Commission Européenne où les lobbyistes se vantent d’avoir « d’excellentes relations de travail ».
Les réunions secrètes étaient convoquées par Jose Manuel Barroso, le président pro-OGM de la Commission et présidées par son chef de cabinet, Joao Vale de Almeida. Il était demandé à chaque Premier Ministre des 27 de nommer un représentant spécial.
Ni la liste des membres du groupe, ni ses objectifs, ni les résultats de ces réunions n’ont été rendus public. Par contre l’Independant on Sunday a obtenu des documents confidentiels, comprenant une liste des présents et les conclusions - rédigées par le président - des deux réunions tenues jusqu’à présent, celle du 17 juillet et celle du 10 octobre, il y a juste 2 semaines.
De cette liste, on peut apprendre que le Président Sarkozy et la Chancelière Merkel ont envoyé des collaborateurs proches. La Grande-Bretagne était représentée par Sonia Phippard, directrice du Département de l’Environnement, Alimentation et Affaires Rurales.
Les conclusions révèlent que les discussions ont essentiellement tourné autour de comment accélérer l’introduction des plantes OGM et comment persuader les citoyens de les accepter
Les produits modifiés génétiquement doivent d’abord être autorisés par l’Union Européenne avant de pouvoir être semés ou commercialisés où que ce soit sur son territoire. Mais, bien que les responsables de la Commission leur soient fortement favorables, les gouvernements sont divisés, ce qui provoque un blocage du Conseil des Ministres qui les représentent.
Dans ce cas, les technocrates de la Commission les font passer quand même. Ils sont légalement autorisés de le faire, mais cette façon de passer outre leur avis, ne plaît ni aux gouvernements, ni aux groupes écologistes.
Dans les conclusions de la première réunion, il était demandé « d’accélérer le processus d’autorisation en se basant sur des évaluations solides, afin de rassurer l’opinion publique », alors que dans la seconde, il était demandé que « les décisions soient plus rapides, sans toutefois compromettre la sécurité ».
Mais de ces documents, il est clair aussi que Mr Barroso va bien au-delà de simples exhortations et qu’il essaye de faire en sorte que les Premiers Ministres passent par-dessus leurs propres ministres de l’Agriculture et de l’Environnement pour favoriser les OGM. On peut y lire que le président a « rappelé l’importance pour les Premiers Ministres de garder une vision plus large », « invité les participants à rapporter le contenu des discussions à leur chef d’Etat » et « souligné l’importance d’attirer leur attention sur les discussions en cours, au niveau du Conseil (des Ministres) »
Pour Helen Holder des Amis de la Terre / Friends of the Earth Europe : « L’objectif de Barroso est de faire rentrer les OGM dans l’Union européenne aussi rapidement que possible. Pour ce faire, il s’adresse directement aux Premiers Ministres et aux Présidents pour les inviter à passer par-dessus leurs ministres et remettre ceux-ci dans le droit chemin ».
En ce qui concerne l’opposition de l’opinion publique, les conclusions des réunions sont encore plus incendiaires. Le document réfléchit à « comment s’occuper le mieux de l’opinion publique » et en appelle à « un dialogue non passionnel, basé sur les faits, portant sur les normes très élevées de la politique OGM de l’Union européenne ». Les propos du président y sont rapportés, soulignant « le rôle de l’industrie, des partenaires économiques, de la science pour participer activement à un tel dialogue ». Il ajoute que « les citoyens se sentent mal informés » et pour lui, « les représentant de l’agriculture devraient se faire plus entendre ». Et dans une allusion à peine voilée aux écologistes, il rajoute que le débat « ne devrait pas être laissé à certains groupes qui y trouvent un intérêt légitime mais matériel ».
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Comment les élites occidentales cachent la grandeur de la Chine à leurs peuples
22.6.2011 par heidi.
Dans un éditorial intitulé “un seuil sur le chemin pour connaître l’Occident“, le Quotidien du Peuple met à jour la manipulation indigne des “élites occidentales”, dont l’unique but est d’induire en erreur les opinions publiques sur la Chine. En voici le texte intégral.
article trouvé sur : AUJOURDHUI LA CHINE

Sur le long chemin pour connaître l’Occident, il y a un seuil : l’acte volontaire et intentionnel de l’élite visant à bloquer et à induire en erreur l’opinion sur la Chine. Cet acte remonte au 19e siècle.
Quand je suis arrivée en France, j’ai entendu souvent un adjectif « mystérieuse », quand il s’agissait de la Chine et de la civilisation de la nation chinoise. C’est le mot le plus amical utilisé dans le cas présent.
Mais L’opinion publique a effacé ce fait fondamental: la civilisation de la nation chinoise a eu une grande influence sur l’histoire de l’humanité et a été plus développée que la civilisation de l’Occident avant l’époque contemporaine et plusieurs inventions importantes qui ont impulsé le progrès de l’humanité provenaient de la Chine.
Le mot « mystérieuse » était un adjectif employé au 18e siècle pour raconter la Chine. Comment cet adjectif est-il encore utilisé dans ce sens 300 ans après ?
Quand j’ai visité une « Exposition sur la culture daoïte » au Grand Palais, j’ai trouvé avec surprise tant d’ouvrages chinois anciens en provenance du Musée Guimet : sur les plantes médicinales comme sur l’acuponcture, sur la gastronomie comme sur le culte et les funérailles, sur la calligraphie comme sur l’art d’artisanat, sur la peinture comme sur la philosophie, qu’ils soient des manuscrits ou sortis des impressions anciennes, tous provenaient des archives de la Bibliothèque nationale de France.
Je me disais alors que c’est un acte de pillage planifié d’une civilisation. En fait, la Chine a perdu depuis longtemps son caractère « mystérieux » aux yeux de cette couche de l’élite. Celle-ci a compris qu’elle nous connaissait mieux que nous la connaissions. Et cela au moins il y a un siècle.
Le mot « mystérieux », une épée à double tranchant
J’ai compris petit à petit que le mot « mystérieuse » est un prétexte utilisé expressément par la couche de l’élite pour semer la confusion, pour faire accroître que la Chine est incompréhensible et inexplicable. En ce faisant, elle a relégué la civilisation de la nation chinoise au rang de civilisation primaire.
Leur intention réelle est que la civilisation de la nation chinoise ne peut pas être traitée sur un pied d’égalité avec la civilisation occidentale. Le mot « mystérieux » est une épée à double tranchant. Elle vise à duper les Occidentaux et à cacher son intention réelle aux Chinois.
La civilisation primaire ne peut que faire l’objet de visites. Il est impossible qu’elle puisse dialoguer, qu’elle ait le droit de parole. Voilà le but réel de cette élite. Celle-ci veut faire disparaître tout concurrent réel et tout dialogueur dans les alentours de la civilisation occidentale.
Cela peut être confirmé par d’autres faits. Il y a des expositions temporaires organisées dans les musées de Paris. Dans l’Exposition sur le culture taoïste que j’ai mentionnée ci-dessus, l’introduction et le contenu de l’exposition ont donné l’impression que le taoïsme n’est qu’une religion primaire.
Les porcelaines de Chine, disposées à des places secondaires!
Dans l’Exposition sur la civilisation indienne de l’Amérique latine tenue il y a six mois au Musée du Quai Branly, il y avait une chronologie sur les civilisations de l’humanité. On n’y a pas trouvé la civilisation de la nation chinoise.
Il en était de même dans une exposition organisée au Musée des Beaux-arts de Paris près de la Madeleine.
Pendant l’année culturelle sino-française organisée il y a quelques années, une exposition sur la civilisation Sanxingdui n’a eu lieu que dans une galerie de la Mairie de Paris, à titre gratuit.
Dans le musée de la Porcelaine de Paris, il y a des vitrines réservées aux porcelaines européennes, japonaises et islamiques. Mais les porcelaines de Chine n’ont été disposées que sur des places secondaires, alors que la fabrication de porcelaines européennes était en retard sur celle de porcelaines chinoises de plus de 100 ans.
Le musée Guimet est un musée sur la culture asiatique. Ses 50% des objets cultuels proviennent de Chine. A quoi s’ajoutent les objets des régions qui ont subi l’influence de la civilisation de la nation chinoise, en tout trois objets sur 5 proviennent de la Chine.
Mais sur le magazine « Pariscope », on trouve une telle publicité : le Musée Guimet collectionne plus de 45 000 objets asiatiques provenant du Cambodge, du Vietnam, du Myanmar, du Népal, du Tibet… Il fournit au public un panorama des arts de l’Asie du Sud-Est, de l’Inde, du Japon, de la Corée et de l’Asie centrale. Mais sans la Chine.
Sur un autre programme de divertissements, également hebdomadaire de Paris, le programme du « Centre culturel de Chine » ne s’y trouve pas non plus.
Occuper le point le plus élevé de la civilisation
Tout cela ne vise qu’à un but, celui d’occuper le point le plus élevé de la civilisation, occuper le centre de toutes les stratégies et de posséder le droit de parole.
Généralement, on croit seulement que le droit de parole est le symbole de la puissance réelle et le produit de l’hégémonie. Mais on néglige qu’il est un système de manipulation minutieuse. Quiconque manipule le droit de parole le possède.
La civilisation disparaît, de même que la perte de la confiance. La Chine contemporaine a rencontré des envahisseurs qui ne font que se flatter d’eux-mêmes et diffamer les autres. Ils ont établi leur confiance en leur civilisation, en détruisant la confiance de leurs adversaires en leur propre civilisation.
Pour occuper le point le plus élevé de la civilisation, l’important est d’avoir la confiance en la civilisation. A l’époque, les agresseurs ont détruit à coup de canons notre confiance en notre civilisation millénaire.
La possession du droit de parole est une guerre complotée avec minutie. Un sinologue français a dit : la Chine se trouve à ce jour encore dans un état de non-défense dans cette guerre tramée depuis si longtemps.
Oui. La possession du droit de parole n’est nullement l’échange d’ informations , mais considérée depuis toujours comme une guerre.
Comment les médias occidentaux nient la supériorité des Chinois
Le monde occidental contrôle strictement la « plate-forme de la parole ». Aucun maillon n’a été négligé, dans tous les domaines, depuis la culture jusqu’aux sports. Il ne diffuse pas les compétitions sportives dans lesquelles les Chinois possèdent la supériorité.
Il ne diffuse pas les rencontres sportives que la Chine organise, ni les informations sur la participation de Chinois aux compétitions internationales. Par exemple, le comité d’Organisation du Tour de France (cyclisme) a invité des sportifs sélectionnés chinois à y participer, mais sans que le public français en soit informé.
En occident, la liberté de presse est plutôt la liberté de manipulation. Les Français ne savaient pas que la Chine a lancé la sonde lunaire Chang’e 2.
Ils ne savent pas non plus que le train à grande vitesse de la Chine est plus rapide que celui de la France. Ils ne savent pas que la Chine applique le système de retraite et le système dit « à travail égal, salaire égal » pour les femmes et les hommes (en France, le salaire des femmes est de 30% de moins que les hommes pour un travail égal).
Ils ne savent pas non plus que la Chine peut utiliser des hautes technologies pour tisser des tissus et construire des autos (la plupart des Français estiment que les Chinois volent la technique française pour tisser des tissus), que la fabrication de porcelaines, du papier et l’impression provenaient toutes de la Chine. Ils ne savent pas que la France avait participé à la seconde guerre de l’Opium et incendié le parc Yuanmingyuan …
Une guerre ouverte
L’information sur le Festival du cinéma de Shanghai a été aussi hermétiquement bloquée, car c’est la plate-forme clé pour déterminer la valeur.
Le droit d’appréciation de la valeur concerne directement l’existence de la civilisation. Economiquement, il détermine aussi le droit de fixation des prix pour tous les produits, qu’ils soient marchandises ou oeuvres littéraires. Les prix des marchandises « made in China » sont inférieurs aux prix des marchandises de même qualité. Cela a été déterminé par une main invisible qui a contrôlé le droit de parole dans le monde.
Le droit de parole est une arme de la guerre moderne. Sa possession peut déterminer la vie ou la mort d’un état et de sa civilisation. Il faut se connaître et connaître son adversaire comme sur un champ de bataille et on doit procéder à des études approfondies.
(Extraits d’un article écrit par Bian Qin, écrivain chinois résidant en France, sélectionnés par le Quotidien du Peuple
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Le réchauffement responsable des catastrophes de l’été
3.6.2011 par heidi.
Les chercheurs hésitent encore à désigner le changement climatique comme coupable. Et s’ils avaient tort?
Une femme fuit le feu en Russie, le 29 juillet 2010. M.VOSKRESENSKIY /REUTERS -
ARTICLE trouvé chez SLATE
Vague de chaleur sans précédent et feux de forêts gigantesques en Russie. Inondations catastrophiques au Pakistan et au Ladakh. Pluies torrentielles et glissements de terrain meurtriers en Chine. Un morceau de glacier de plus de 250 kilomètres carrés qui se détache au Groenland. Des records de chaleur qui tombent les uns après les autres: 37,2°C en Finlande le 29 juillet, un incroyable 53,5°C au Pakistan le 26 mai, 45,6°C à Chypre le 1er août et j’en passe. C’est la litanie de l’été 2010, les événements extrêmes se succèdent à la une des médias, dans une monotonie inquiète. On se focalise, quelques jours, sur telle ou telle catastrophe, mais personne ne s’arrête sur le tableau d’ensemble. Tout le monde a une idée de ce qui cause ces phénomènes météorologiques, mais personne n’ose lâcher la phrase fatale: et si tout ceci était dû au réchauffement climatique?
Comme c’est le cas depuis une quinzaine d’années, les chercheurs restent prudents. Ils sont, dans leur for intérieur, persuadés que le réchauffement est à l’œuvre, mais ils ne peuvent s’empêcher de nuancer leurs propos, quand ils ne cherchent pas d’autres coupables à cet été meurtrier. Petit florilège. Commençons par une autorité en la matière, le Belge Jean-Pascal Van Ypersele, vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). IL explique à l’AFP:
«Ce sont des événements qui sont appelés se reproduire et à s’intensifier dans un climat perturbé par la pollution des gaz à effet de serre. On ne peut pas jurer à 100% que rien de tout cela ne se serait passé il y a 200 ans, mais le soupçon est bien là. Même s’il ne s’agit que d’un soupçon.»
Ultra-prudent. Autre ponte, le Marocain Omar Baddour, responsable de la gestion des données climatiques à l’Organisation météorologique mondiale (OMM): «Il y aura toujours des extrêmes. Mais il semble que le changement climatique exacerbe leur intensité», déclare-t-il à Reuters avant d’ajouter qu’«il est trop tôt pour déceler une responsabilité humaine» dans ces événements.
Dans la même dépêche Reuters, Henning Rodhe, professeur émérite de météorologie à l’université de Stockholm, estime, à propos des incendies russes, que «le réchauffement du climat va probablement provoquer davantage d’événements de ce type» avant d’entonner le refrain de la précaution:
«Mais il n’est pas possible d’en conclure qu’ils (les incendies russes) sont directement provoqués par le réchauffement climatique.»
Même son de cloche auprès d’Andreas Muenchow, océanographe à l’université du Delaware, qui s’exprime sur la dislocation du glacier Petermann au Groenland:
«La physique de la couche limite, la turbulence, les marées et la dynamique du glacier peuvent toutes y être liées et peuvent toutes être des pistes plus fructueuses dans la compréhension de ce qui se passe que de simplement secouer la main et de cocher cela dans la liste des signes du réchauffement climatique. Le réchauffement global et le changement climatique sont des problèmes très réels et stimulants, mais il est idiot d’attribuer chaque événement “visible” à cette expression attrape-tout. Cela dévalue et discrédite les fois où le réchauffement global est une cause réelle et immédiate à des phénomènes observables. Les détails comptent, en science comme en politique.»
On sent bien, derrière cette explication, les séquelles qu’ont laissées le «scandale» du pseudo-Climategate et les coups de boutoir des climatosceptiques autour du sommet de Copenhague. Mais on pourrait aussi demander à Andreas Muenchow de quoi le réchauffement climatique est, concrètement, la cause avérée… Le quatrième rapport du Giec, publié en 2007, prévoit en effet tous les phénomènes que l’on observe cet été. Alors, pourquoi ne pas relier les incendies russes, les records de chaleur partout dans le monde et la mousson exceptionnelle en Asie à cette fameuse hausse des gaz à effet de serre due à l’homme? La réponse générale du monde scientifique est qu’il est encore trop tôt. Ecoutons de nouveau Omar Baddour:
«La succession d’extrêmes et l’accélération des records sont conformes aux projections du Giec. Mais il faudra observer ces extrêmes sur plusieurs années pour en tirer des conclusions en termes de climat.»
Les chercheurs n’excluent pas non plus que le phénomène climatique El Niño de 2009 ne soit pas responsable de ce qui arrive. «Nous savons qu’après El Niño, suit une année particulièrement chaude et c’est certainement ce qui se passe cette année», explique le climatologue anglais Andrew Watson, qui poursuit:
«Je suis pratiquement sûr que l’augmentation de la fréquence de ce type d’étés depuis les vingt, trente dernières années est liée au changement climatique. Mais vous ne pouvez pas vous appuyer sur un seul événement ou sur un seul été. Parce que par définition, il s’agit de météo, pas de climat. Et que le changement climatique se mesure sur la moyenne d’une décennie.»
La peur des climatosceptiques
Mais, dites-moi, mon cher Watson, la décennie allant de janvier 2000 à décembre 2009 n’a-t-elle pas été la plus chaude jamais enregistrée? Et avant elle, la décennie la plus chaude n’était-elle pas celle courant de janvier 1990 à décembre 1999 ? Et avant elle, la décennie la plus chaude n’était-elle pas celle courant de janvier 1980 à décembre 1989? Et les six premiers mois de 2010 ne sont-ils pas les plus chauds jamais enregistrés depuis 130 ans et l’avènement de la météorologie moderne? Combien de décennies faudra-t-il observer, combien de records faudra-t-il battre, combien de catastrophes faudra-t-il dénombrer pour qu’enfin les scientifiques mettent, un petit peu, leur éternelle prudence de côté? L’expression de «réchauffement climatique», utilisée pour la première fois le 8 août 1975 dans un article de Science, vient de fêter ses 35 ans. Pendant tout ce temps, les chercheurs ont tenté de prévoir ce que donnerait le réchauffement plus tard. Eh bien, nous sommes le lendemain d’hier, nous sommes le «plus tard» de cette époque.
Il n’est pas dans mes habitudes de dénigrer le monde de la recherche et je ne commencerai pas aujourd’hui. Je comprends sa prudence et l’interprète pour une bonne part comme une réaction de défense vis-à-vis des climatosceptiques. Simplement, il est temps de passer à la contre-offensive. Ce qui se passe n’est pas une succession de coïncidences. C’est la preuve qu’une ère géologique nouvelle a bel et bien commencé, celle que le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen a nommée «anthropocène», une ère où l’homme est devenu, au même titre que la tectonique des plaques ou les glaciations, une force géophysique capable d’influer sur la Nature à l’échelle de la planète.
Certains, dans le monde extra-scientifique, l’ont bien compris et ne prennent pas de pincettes pour l’affirmer. Ainsi, le 5 août, le premier réassureur mondial, Munich Re, a-t-il, dans un communiqué, dit ce que les scientifiques n’osent pas encore vraiment dire:
«Un événement météorologique pris isolément n’est pas la preuve d’un changement climatique mais la somme totale des événements constitue un clair ensemble de preuves qui est corroboré par des indications météorologiques supplémentaires. Mars, avril, mai et juin 2010 ont été les plus chauds jamais enregistrés à l’échelle globale, et juillet semble décidé à poursuivre la série. (…) Ces faits montrent que le réchauffement climatique joue un rôle significatif dans l’augmentation du nombre d’événements extrêmes. Les analyses réalisées avec la base de données des catastrophes naturelles de Munich Re, la plus complète du monde, confirme cette hausse: le nombre d’événements météorologiques extrêmes comme les tempêtes et les inondations ont triplé depuis 1980 et l’on s’attend à ce que cette tendance persiste.»
L’épée de Damoclès est tombée. Le réchauffement climatique prélève sa dîme, en vies humaines, en destructions, et en polices d’assurance. Quand il s’agit d’argent, et de grosses sommes, on prend les choses au sérieux.
Un autre ne s’y est pas trompé et c’est le président russe, Dimitri Medvedev. Le 30 juillet, il a déclaré:
«Ce qui est en train de se passer maintenant avec le climat de la planète doit retentir comme une sonnerie de réveil pour nous tous, c’est-à-dire tous les chefs d’Etat, (…) afin que nous ayons une approche plus énergique pour parer les changements globaux du climat.»
Un revirement pour un président qui n’a jamais été un ardent combattant de la cause climatique. Le 5 août, son prédécesseur et actuel Premier ministre, Vladimir Poutine, a décidé de suspendre l’exportation de blé russe jusqu’à la fin de l’année, afin d’«empêcher l’inflation des prix intérieurs et de sauver le cheptel russe». Décision qui a aussitôt fait flamber le prix du blé à la Bourse de commerce de Chicago. S’il est une chose bien concrète dont le réchauffement climatique est la cause, c’est celle-là.
Pierre Barthélémy
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Affaire DSK
20.5.2011 par heidi.
A qui cela profite ? Article trouvé sur Egaliteetrereconciliation.fr

La majorité croit que tout est clair quand la télévision a montré une image, et l’a commentée de quelques mensonges. Une population plus restreinte se contente de savoir que presque tout est obscur, ambivalent, « monté » en fonction de codes qui lui échappe. Une minorité, qui voudrait savoir le vrai, très malaisé à distinguer clairement, se demande invariablement, pour chaque cas singulier : « A qui profite le crime ? »
Nous expliquions il y a deux mois dans cette même rubrique (1), comment Bill Gross, gestionnaire du plus important fonds d’investissement au monde, Pimco, avait décidé de se débarrasser de tous ses bons du Trésors, car il prévoyait que les cours des obligations d’État US allaient s’effondrer avant l’été, et que cela entraînerait une contraction de l’économie qui ne manquera pas d’amener le pays à l’éclatement monétaire par l’hyperinflation, à la récession et au chômage de masse. En clair, la banqueroute des États-Unis.
Cette information, relatée discrètement dans la presse économique, a été reprise dans Le Figaro du 16 mai dernier, sous le titre « Les Etats-Unis à trois mois de la faillite ». L’article va plus loin et explique comment la situation économique des Etats-Unis est sans issue, puisque sa « dette devrait toucher son plafond ce lundi – déjà relevé en janvier dernier – fixé à 14.294 milliards de dollars, et à partir duquel les États-Unis ne pourront plus emprunter. »
« Autrement dit, les États-Unis sont au bord de la faillite », indique le quotidien, avant de poursuivre, en citant Aaron Kohli, spécialiste des bons du Trésor chez Nomura Securities, que ce serait « l’équivalent financier d’une bombe nucléaire ». Le cataclysme mondial serait tel que les gens n’y croient pas. « Ils doivent trouver une solution, ils ne peuvent pas laisser la planète finance exploser », se rassure un autre analyste, interrogé par Le Figaro.
La solution : plomber l’euro
Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe de la revue économique suisse Bilan, explique dans son dernier livre, « La fin du dollar »(2), qu’un krach du billet vert est inévitable. Selon elle, la plus grande économie du monde n’est plus qu’une vaste illusion car « pour produire 1 dollar de richesse, elle a besoin de 6 dollars de dette. »
Pour cette analyste, il ne fait aucun doute que la solvabilité américaine dépend du discrédit de l’euro, car seule une crise de confiance dans la monnaie unique européenne permettrait aux Etats-Unis d’écouler aisément leurs futures émissions de bons du Trésors.
Manœuvres de déstabilisation
Le site Mecanopolis confirme cette analyse dans un article publié le 24 avril dernier (3) qui prophétise que « d’une manière ou d’un autre, les attaques spéculatives contre la dette souveraine des pays de la zone euro vont se poursuivre, et même s’intensifier ces prochains mois, puisque l’économie américaine est maintenant moribonde. La vraie question est de savoir quelle forme peut prendre cette guerre du dollar contre l’euro, ou plus exactement jusqu’où les Etats-Unis sont capables d’aller dans leurs manœuvres de déstabilisation. »
Et le même site de démontrer que les USA n’en sont pas à leur coup d’essai, puisque « début 2010, l’euro s’est retrouvé la cible d’attaques très directes. Celles-ci n’étaient plus seulement verbales, comme elles l’avaient été depuis son premier jour d’existence, mais spéculatives. Les principaux hedge funds anglo-saxons(4) ont décidé, lors d’un dîner organisé le 8 février 2010 à New York, de parier de manière concertée sur la baisse de l’euro et la détérioration de la dette européenne. Il était admis qu’une fois la crise grecque déclenchée l’effet domino constituerait un coup gagnant, un véritable strike contre l’euro. »
Les conséquences de l’affaire DSK
L’arrestation de Dominique Strauss-Kahn vise en premier lieu à discréditer le FMI, et par extension à amplifier la crise de l’euro. Les conséquences vont être directes et importantes, notamment pour la Grèce.
Les hedge-funds anglo-saxons ne vont pas se priver de l’occasion qui leur est offerte sur un plateau pour redoubler leurs spéculations sur les emprunts d’État de la Grèce, car le FMI apparaît aux yeux des “marchés” comme la garantie de bonne fin du plan de sauvetage mis en place l’année dernière. La voix du FMI, c’est son directeur général. À tort ou à raison, l’effacement de DSK va rendre le FMI inaudible et ouvrir la voie au déchaînement de la spéculation. On devrait donc voir le prix des CDS (Credit Default Swap) sur la dette grecque s’envoler, le taux de rendement exigé sur les obligations grecques sur le marché secondaire dépasser les 15 %, ce qui aura pour conséquence, comme l’indiquait en début de semaine l’économiste Nouriel Roubini, que « le défaut partiel de la Grèce est désormais inévitable. » Si la Grèce fait faillite, c’est ensuite, comme un jeu de dominos, l’ensemble des pays et des banques européennes qui vont sombrer, et l’euro, avant de disparaître.
On peut, pour toutes sortes de raisons, ne pas supporter Dominique Strauss-Kahn, être contre l’idée d’une monnaie unique européenne, mais on aurait tort de se réjouir de la catastrophe en cours parce que ce n’est pas par une chute aussi brutale et violente de la monnaie unique que les nations européennes pourront retrouver leur souveraineté monétaire et économique. Il n’y aura à la clef qu’un déluge de catastrophes pouvant mener jusqu’à la déstabilisation totale de notre continent. L’inculpation de DSK n’est donc rien d’autre qu’un acte de guerre des États-Unis à l’encontre l’Europe.
(1) La banqueroute ou la guerre ?, Flash N°62, 24 mars 2011
(2) La Fin du Dollar, Myret Zaki, Éditions Favre, 2011
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Quel est (vraiment) l’impact de l’avion sur l’environnement ?
3.4.2011 par heidi.
article trouvé Mes courses pour la planète
Un voyage en avion pèse lourd dans la balance de l’impact environnemental. Pourtant il est souvent difficile de dire adieu aux vacances au soleil… Alors pour apporter des informations précises aux consommateurs et aux clients des compagnies aériennes, l’ONG allemande Atmosfair, spécialisée dans la compensation carbone, vient de publier une étude qui évalue les émissions de CO2 des compagnies aériennes. Au total, les chercheurs de cette ONG ont étudié 22 millions de vols réalisés par 130 compagnies différentes. Ces compagnies représentent 92% du trafic aérien mondial. La conclusion est intéressante : si l’on analyse la modernité de la flotte d’avions, la densité des sièges sur les vols et la capacité de la compagnie à remplir effectivement ses avions avant de les faire voler, toutes les compagnies aériennes ne se valent pas ! Ainsi, la compagnie Air Transat, qui est spécialisée sur les longs courriers entre l’Europe et le Canada (il faut compter 7 800 km entre Bruxelles et Vancouver), arrive troisième de ce classement. Alors que, par exemple, Air France se place 37ème du classement général. L’étude d’Atsmofair a surtout le mérite de montrer que même en matière d’aviation il est possible de faire des efforts pour réduire son impact sur l’environnement.
Pour en savoir plus, consulter notre Truc vert sur les vacances à l’étranger.
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Le nucléaire
21.3.2011 par heidi.
Le nucléaire : son fonctionnement, ses risques, sa place dans le monde
article trouvé sur MAXISCIENCES
Quel dommage qu’il faille qu’un accident arrive pour qu’on réalise enfin que cela soit dangereux ; Pourquoi ne pas réfléchir avant de concevoir l’irréparable et que le peuple en subisse les conséquences …
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La situation est toujours instable dans la centrale de Fukushima au Japon, endommagée suite à un violent séisme et un tsunami, où l’électricité a peu à peu été rétablie au cours du week-end. Une menace qui relance partout dans le monde le débat sur l’énergie nucléaire, et qui suscite de nombreuses interrogations quant à la façon dont est produite cette énergie, et les risques que cela comporte.
Qu’est-ce qu’un réacteur nucléaire et comment fonctionne-t-il ? Quelle est la différence entre la fission nucléaire et la fusion nucléaire ? Quels sont les risques encourus par l’Homme et par l’environnement lorsque des accidents surviennent ?
Quelles sont les puissances nucléaires mondiales et leurs perspectives quant à l’avenir de cette énergie ?
Autant de questions auxquelles tente de répondre Maxisciences dans ce dossier
Les centrales nucléaires sont généralement composées de plusieurs réacteurs produisant de l’énergie grâce à une réaction appelée fission nucléaire. Aujourd’hui, plusieurs réacteurs dits de troisième génération sont en construction ou en projet dans le monde. Qu’est-ce qui différencie ce nouveau réacteur de la génération précédente ?
Chaque réacteur est doté d’un coeur au moins, lieu où se produit la fission nucléaire. C’est là que le combustible, uranium ou plutonium, est plongé dans l’eau. Ces noyaux atomiques très lourds et instables, sont composés d’une grande quantité de protons. Lorsque l’un de ces atomes capture un neutron, il devient un noyau encore plus instable et récupère de l’énergie. Puis ce noyau se divise en plusieurs éléments plus légers, engendrant la chaleur qui permet à une centrale nucléaire de fonctionner. Chauffée, l’eau se transforme en effet en vapeur, et met en route le générateur produisant de l’électricité.
La réaction en chaîne
Cette division libère d’autres neutrons libres, et permet alors de nouvelles fissions de noyaux (appelées produits de fission) : c’est ainsi que fonctionne la réaction en chaîne. Non contrôlée, celle-ci peut engendrer une explosion d’énergie, un mécanisme utilisé pour la bombe atomique.
Fission spontanée et fission induite
Il existe deux types de fission : la fission spontanée et la fission induite. La première, qui se produit sans absorption préalable d’une autre particule, est très rare, seuls quelques éléments extrêmement lourds, tels que l’uranium 235, ou le californium 254 étant naturellement fissiles. La fission induite, elle, nécessite la capture d’une autre particule, le plus souvent un neutron, par un noyau lourd. Sans cela, ce dernier ne peut pas se diviser.
Qu’est-ce qui différencie un EPR des autres réacteurs ?
Le réacteur EPR (European Pressurized Reactor, puis Evolutionary Power Reactor) dit de troisième génération, a été développé par Areva NP dans les années 1990 et 2000. Il s’agit d’un réacteur à eau pressurisée plus complexe et doté d’une plus grande puissance que les derniers réacteurs construits en France.
L’ EPR a été développé pour répondre aux normes imposées par les autorités de sûreté allemande et française. Ces nouveaux réacteurs ont été conçus pour limiter encore plus les risques d’accidents, réduire les doses de radiations qui peuvent affecter le personnel des centrales nucléaires, et diminuer les émissions radioactives dans l’environnement proche. Les risques d’accident seraient ainsi réduits d’un facteur dix, à l’instar du niveau d’activité des rejets, assurent les concepteurs du réacteur, tandis que le niveau d’exposition des employés aux radiations serait réduit d’un facteur deux.
Pour assurer cette sécurité, l’EPR est doté de quatre systèmes de refroidissement d’urgence indépendants, d’un conteneur de fuite radioactive, d’une enceinte de confinement, et de murs dont l’épaisseur globale atteint 2,6 mètres.
En matière de performance, ce réacteur fonctionnant avec de l’oxyde d’uranium enrichi à 5% ou avec un mélange d’uranium et plutonium (MOX), bénéficie d’une puissance accrue et d’un plus grand taux d’utilisation du combustible. L’EPR a été conçu pour produire 22% d’électricité de plus que les réacteurs de seconde génération, avec la même quantité de combustible. En outre, ce réacteur a été développé pour réduire sensiblement le volume des déchets radioactifs (de 15 à 30 %).
A ce jour, aucun EPR n’a encore été mis en service. Mais plusieurs projets sont en cours. En France, un tel réacteur est en construction à Flamanville, dans la Manche. Sa mise en route est prévue pour 2014. Un second réacteur devrait également être construit à Penly, en Seine-Maritime, dont le chantier pourrait être lancé en 2012.
La Finlande et la Chine ont elles aussi lancé la construction d’EPR, tandis que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, mais aussi l’Italie et l’Inde projettent de construire plusieurs réacteurs de troisième génération.
La fusion ne doit pas être confondue avec la fission nucléaire. Alors que la fission consiste en la division d’un noyau lourd en plusieurs éléments plus légers, la fusion parfois appelée fusion thermonucléaire, est l’assemblage de deux noyaux atomiques légers formant un noyau plus lourd.
Cette fusion, qui a lieu naturellement dans le Soleil et la grande majorité des étoiles, se produit à des températures extrêmement élevées, les noyaux engendrant une très grande quantité d’énergie pour se heurter et fusionner.
Alors que les produits de la fission sont radioactifs, ceux de la fusion ne le sont pas. Toutefois, si la réaction utilisée produit des neutrons rapides, les noyaux qui les capturent peuvent se transformer en isotopes et le devenir.
Ce type de réaction nucléaire engendre bien plus d’énergie que la fission, mais à ce jour elle n’est pas suffisamment maîtrisée pour la production d’électricité. Des recherches sont menées depuis les années 1950, mais aujourd’hui, si elle a une application militaire avec la bombe H (bombe à hydrogène, bombe à fusion ou encore bombe thermonucléaire), aucune application industrielle de la fusion nucléaire n’a encore abouti.
La fusion du coeur d’un réacteur nucléaire
La fusion nucléaire ne doit pas non plus être confondue avec la fusion du coeur d’un réacteur nucléaire. Celle-ci est un accident extrêmement grave qui se produit lorsqu’un réacteur n’est plus suffisamment refroidi. C’est la grande menace contre laquelle tentent de lutter les Japonais dans la centrale de Fukushima. Lorsqu’il n’est plus assez refroidi, le combustible se met à fondre à l’intérieur du réacteur, et des matières fissiles hautement radioactives risquent alors de franchir l’enceinte de confinement, lorsqu’il y en a une, se répandant dans l’environnement.
C’est ce qu’il s’est passé a Tchernobyl en 1986. En fonctionnement, le coeur du réacteur est entré en fusion et a explosé. Sans aucune enceinte de confinement, les éléments radioactifs ont été rejetés dans l’atmosphère.
A Fukushima, où les réacteurs sont dotés d’enceintes de confinement, des fusions partielles se sont produites dans les coeurs de trois réacteurs, suite au séisme suivi d’un tsunami dévastateur qui a arrêté les alimentations électriques et bouché les arrivées d’eau de la centrale. Les systèmes de refroidissement ont été endommagés, et la pression d’hydrogène a augmenté dans les cuves. Des explosions d’hydrogène ont détruit plusieurs bâtiments attenant aux réacteurs 1 et 3 de la centrale, et des vapeurs chargées de radioactivité ont été émises.
Quels sont les risques, humains et environnementaux ?
Les risques d’accidents nucléaires, s’ils peuvent être limités, existent toujours. Séismes, inondations, canicule : les catastrophes naturelles peuvent, comme c’est le cas au Japon, engendrer des accidents nucléaires, et de graves conséquences sur la santé humaine et environnementale. Souvent oubliée, la menace terroriste existe elle aussi.
Quels sont les risques pour l’Homme ?En cas d’accident majeur, telle que la fusion du coeur d’un réacteur nucléaire entraînée par une surchauffe du combustible, les risques d’irradiation par exposition externe aux rayonnements concernent avant tout le personnel des centrales nucléaires.
Les populations peuvent à leur tour être contaminées au moment de l’accident, ou plus tard, via une contamination du sol et la présence de radioisotopes dans la chaîne alimentaire. Le risque de contamination provient alors des particules radioactives absorbées par le corps après des contacts avec des matériels souillés, l’absorption de l’air, de l’eau, ou d’aliments frais. Les impacts de cette contamination varient en fonction de la quantité absorbée, de l’intensité des radiations et de leur nature, de la durée de l’exposition, et de la proximité du lieu de l’accident.
Les matières radioactives sont constituées d’atomes instables émettant des radiations lorsqu’ils se désintègrent. Des radiations qui perturbent le fonctionnement des cellules vivantes. Une irradiation très forte peut ainsi tuer les cellules et provoquer de graves brûlures radioactives, des vomissements, de la fièvre, un oedème cérébral, une altération du système immunitaire, la perte de cheveux et de poils, ou encore des hémorragies, menant bien souvent à la mort.
Un niveau d’irradiation moins élevé peut provoquer des mutations dont il est difficile de prévoir les impacts. Cancers de la thyroïde, du colon ou du poumon, mais aussi la mise au monde d’enfants atteints de malformations, de troubles de la croissance et mentaux : les conséquences peuvent se manifester plusieurs années après l’irradiation.
Comment se protéger ?
Pour se protéger de l’irradiation, on a recours à des écrans de plomb ou de métal, tandis que le confinement permet d’éviter la contamination. Prendre préventivement un comprimé d’iode non radioactif permet de saturer la glande thyroïde, afin qu’elle ne puisse plus fixer l’iode radioactif (iode-131), un composant pouvant être libéré en grande quantité lors d’un accident nucléaire. Inhalé ou ingéré, cet iode radioactif peut engendrer un risque accru de cancer de la thyroïde. Grâce à la saturation de la glande thyroïde, il est éliminé dans les urines.
Les risques environnementaux
Les menaces d’un accident nucléaire ne sont pas seulement concentrées sur l’Homme. C’est tout l’environnement qui peut souffrir d’un niveau de radioactivité trop élevé. L’iode radioactif est un élément volatil très mobile. Il se propage donc rapidement dans l’environnement, se dispersant dans l’atmosphère, sur le sol, sur les feuilles des végétaux, ou se laissant capter par les racines et ingéré par des animaux. Toutefois, l’iode-131 a une durée de vie très courte. La moitié de ses atomes se désintègrent en effet en seulement huit jours.
Quant au césium-137, autre élément massivement rejeté lors d’un accident nucléaire, il est la principale source de contamination de la chaîne alimentaire. Peu mobile, il est lentement fixé dans le sol par les minéraux. Contaminant les feuilles, puis les racines, les champignons et le gibier sont les plus touchés par cet élément qui peut se concentrer dans la chaîne alimentaire, dans la chair des poissons et du gibier notamment.
Sa période radioactive, de trente ans, est considérée comme moyenne. Une grande quantité de cet isotope a été rejetée lors de l’accident de Tchernobyl en 1986.
la suite sur Maxisciences
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Séisme au Japon: les trois actes d’un plan de secours efficace
11.3.2011 par heidi.
Comme tout se joue dans les 48 premières heures, les plans de prévention sont primordiaux et particulièrement bien rodés dans l’archipel.
article trouvé sur Slate.fr

Ainsi, le Japon est depuis quelques heures confronté simultanément à deux catastrophes naturelles majeures: d’une part un tremblement de terre dit «vertical» de très forte magnitude suivi de nombreuses répliques et d’autre part, conséquence, un tsunami de grande amplitude (vagues d’une hauteur de dix mètres) et d’évolution rapide dans l’océan Pacifique.
Cette double catastrophe complique à l’évidence les opérations de sécurité civile auxquelles participent les forces armées. De ce point de vue, les autorités japonaises semblent, selon les spécialistes, avoir d’ores et déjà tiré les conséquences du tremblement de terre de Kobe de janvier 1995: magnitude de 7,2, près de 6.500 morts, plusieurs dizaines de milliers de blessés et des dégâts matériels évalués à près de 100 milliards d’euros.
Les secours civils avaient alors tardé à être mis en œuvre (la région de Kobe n’étant pas alors tenu pour être à fort risque sismique) et les militaires n’avaient pas alors été associés aux efforts collectifs. Plusieurs observateurs estiment que le nombre des victimes aurait vraisemblablement été moindre si un plus grand nombre de sauveteurs avait pu être mobilisés.
Il n’en reste pas moins vrai que le Japon, parce qu’il est particulièrement exposé aux risques de tremblements de terre, est l’un des pays qui (avec l’Etat de Californie) a le mieux développé une politique préventive concernant tant les règles de l’urbanisme «antisismique» que la formation de la population aux meilleurs conduites à tenir en cas de catastrophe.
Que faut-il ici, concrètement, savoir? L’ Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre de Strasbourg nous l’explique qui souligne que la préparation à un séisme majeur comporte trois volets.
Avant. Il faut, comme pour d’autres catastrophes naturelles prévisibles, effectuer des simulations de catastrophes avec des exercices d’évacuations auprès de la population. De tels exercices de simulations dans toutes les écoles japonaises et californiennes. Des simulations du même type ont maintenant lieu dans des établissements scolaires du sud de la France. De même, les principales unités de secours doivent être préparées à agir vite lors d’un séisme.
Ceci nécessite un entrainement spécifique afin d’être parfaitement au point le jour du séisme. Au Japon, il existe ainsi des simulations de séisme tous les ans, le jour anniversaire du tremblement de terre de 1923 qui avait fait plus de 120.000 victimes. Ces exercices de simulation impliquent autant la population dans son ensemble que les membres des organismes de secours. (NB : de tels exercices avaient en France été menés il y a peu — sur des échelles géographiques réduites et sans participation de la population — pour préparer au risque de pandémie grippale H1N1).
Pendant. L’urgence consiste alors à informer au mieux la population en diffusant aussi largement et aussi régulièrement que possible les consignes essentielles de sécurité à suivre en cas de séisme; à savoir:
- Ecouter la radio pour connaître les consignes sanitaires d’urgence et les suivre.
- Garder coûte que coûte son calme. Faire, le cas échéant, le bilan de ses blessure ou de celles dont sont victimes les membres de son entourage.
- Couper l’eau, l’électricité, le gaz. Ne pas allumer de bougies. Ne pas fumer.
- Ne pas abuser (si elles sont possibles) des communications téléphoniques et réserver ces communications aux messages hautement prioritaires.
- Prendre garde de ne pas toucher aux fils électriques tombés à terre.
- Etre porteur de souliers pour se protéger des vitres cassées et des bris de verre.
- Prendre soin de s’éloigner de tout ce qui peut s’effondrer.
- Evacuer le plus rapidement possible les bâtiments en faisant attention à d’éventuelles autres secousses (tous les spécialistes ne sont pas d’accord sur ce point, en fonction notamment du caractère « antisismique » ou pas du bâtiment dans lequel on se trouve).
- En cas d’évacuation, ne pas prendre les ascenseurs puis se diriger vers les espaces libres (parcs, stades…).
- Concernant les risques de tsunami et de raz-de-marée la mesure à prendre est simple: s’éloigner au plus vite des zones côtières et, autant que faire se peut, en rester éloigné longtemps après la fin des répliques. C’est ainsi que la préfecture de Wakayama vient d’ordonner l’évacuation de 20.000 personnes en prévision de nouveaux raz-de-marée.
Après. C’est l’heure, cruciale, de la mise en place d’une entraide d’urgence et d’une organisation «post-catastrophe» collective complémentaires aux interventions de la sécurité civile ou des forces militaires. Toutes les données disponibles convergent: après un tremblement de terre, on ne peut sauver un grand nombre de vie qu’à la condition d’agir le plus rapidement possible, dans les 48 heures suivant le séisme; après 72 heures passées sous les décombres, les chances de survie sont minimes et ce même s’il existe toujours, dans chaque catastrophe, des cas «miraculeux».
C’est la raison pour laquelle il faut, bien en amont de telles catastrophes, établir (et régulièrement tester) des plans d’action rapides mobilisant l’ensemble des moyens collectifs disponibles et appropriés. Ces plans d’action doivent intégrer de multiples paramètres incluant les conséquences de perturbations majeures dans les transports, les moyens de communication et la fourniture d’énergie.
L’exemple aujourd’hui fourni par le Japon montre notamment l’importance qu’il convient d’accorder à la prévention des risques de fuites radioactives à partir des sites nucléaires. Les médias japonais rappellent que le gouvernement a décidé de déclarer une «situation d’urgence nucléaire» en cas de fuites radioactives ou de panne du système de refroidissement d’un réacteur.
Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’activité des quatre centrales nucléaires les plus proches de l’épicentre du séisme, survenu à 130 km à l’est du port septentrional de Sendai, a pu être automatiquement interrompue et ce sans difficulté.
L’exemple fourni par le Japon démontre aussi que la formation méthodique d’une population au risque de catastrophe naturelle à laquelle elle est exposée permet de prévenir l’émergence de phénomènes de panique ou de psychose collective.
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Mobiles, Internet : et si on résiliait tous nos abonnements ?
27.1.2011 par heidi.
Les prix des forfaits mobiles et des offres « triple play » (Internet, téléphone, TV) vont augmenter, conséquence de la hausse de la TVA sur les abonnements internet. A ce titre, de nombreux abonnés ont le droit, théoriquement, de résilier leur contrat. « Si on le fait tous massivement, ça pourra faire jouer la concurrence », s’enthousiasme notre riverain Corbi. Chiche ? Mode d’emploi.
Par Judith Duportail | Journaliste | 30/12/2010 | 13H22
Pourquoi les prix montent ?
Le gouvernement a décrété à l’automne dernier une hausse de la TVA sur les forfaits internet. Elle passe en 2011 de 5,5% à 19,6%.
Les opérateurs prévoient de répercuter cette hausse sur les abonnements. Orange, par exemple, détaille ici ses nouveaux tarifs au 1 février. Un forfait une heure passera de 23 à 24 euros par mois. SFR « s’engage à garder le prix des plus petits forfaits inchangés ». Mais augmentera les autres forfaits. Bouygues répercutera la hausse en mars.
Le prix des abonnements « triple play » va aussi augmenter. Free a annoncé que sa box passera de 29,99 euros à minimum 31,98 euros, à moins de renoncer à la télévision. Numericable va augmenter ses tarifs de 3 euros en moyenne en aout prochain. Les box Orange et SFR augmentent également.
Qui peut résilier son abonnement gratuitement ? Comment procéder ?
Tous ceux dont le prix du forfait augmente. Vous pouvez résilier votre forfait téléphonique comme votre offre « triple play ». L’article L 121-84 du code de la consommation prévoit qu’un abonné a le droit de quitter son opérateur si celui-ci augmente ses tarifs. Et sans frais de résiliation.
Orange a confirmé l’information dans un courrier envoyé à ses abonnés. L’opérateur garantit « la possibilité de résilier le contrat sans frais, jusqu’à quatre mois après l’entrée en vigueur de la modification tarifaire ».
Pour rompre votre abonnement, il faut envoyer une lettre recommandée à votre opérateur (dans un délai de quatre mois après la hausse donc). Soit après le 1 février 2011 pour Orange et SFR ou le 1 mars pour Bouygues.
Pourquoi résilier mon abonnement ?
Pour faire usage de votre liberté et vous extraire des carcans des contrats longue durée. De nombreux abonnés sont engagés jusqu’à 2012 et ne peuvent bénéficier des offres avantageuses de la concurrence.
Vous pouvez résilier votre abonnement et garder votre téléphone (sur lequel vous avez pu bénéficier d’une grosse remise). A ce moment-là, tournez-vous vers les forfaits à bas prix que proposent les opérateurs virtuels, du type Virgin Mobile.
Vous pouvez aussi acheter le 4G dont vous rêvez à moindre coût en bénéficiant d’une offre d’appel chez un nouvel opérateur. Par exemple, Julie est abonnée chez SFR et possède un iPhone 3G. Passer à l’iPhone 4 lui coûterait plus de 300 euros. Elle pourra l’avoir à beaucoup moins cher chez un nouvel opérateur.
Pour Pottier, riverain, c’est aussi l’occasion de prendre sa revanche :
« Ceux qui ont pris un iPad 3G avec abonnement, ils résilient, reprennent un forfait, revendent leur ancien iPad car ils en ont un neuf et se font de l’argent au passage. »
Peut-on garder le même numéro ?
Oui, vous pouvez changer d’opérateur tout en gardant le même numéro et le même téléphone, sans avoir à payer de frais supplémentaires.
Que faire si je viens de m’engager ?
Vous pouvez quand même résilier votre abonnement, sauf si au moment de l’engagement, vous avez accepté expressément la hausse. Lisez bien votre contrat : aucune augmentation n’est mentionnée ? Vous pouvez légalement vous désengager. Attention, SFR a devancé l’astuce en stipulant dans ses derniers contrats la hausse de la TVA.
En revanche, une simple lettre ne suffit pas au niveau juridique pour considérer que vous avez « expressément accepté ». Nicolas Godfroy, juriste de l’association UFC-Que choisir, précise :
« La loi stipule que le client doit expressément accepter l’augmentation, en signant un contrat par exemple. Une personne qui va acheter un mobile après avoir reçu le courrier d’Orange, si l’augmentation n’est pas mentionnée dans son contrat d’engagement, pourra quand même résilier son abonnement. »
Par Judith Duportail | Journaliste | 30/12/2010 | 13H22
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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Ces impôts un peu bizarres…
19.1.2011 par heidi.
Saviez-vous qu’il existe en France plus de 210 taxes ? Et comme la créativité fiscale n’a pas de limite, une quinzaine de nouveaux impôts ont été créés rien que depuis 2006… Taxe sur les poissons, taxe pour faire appel, taxe sur les loisirs de neige : le contribuable va de surprise en surprise !
Le 04/05/2010 -Aurélie Blondel
article trouvé chez planet.fr

1. Les eaux minérales : taxe et surtaxe !
Quoi de plus vital que l’eau ? N’empêche que l’eau minérale n’est pas seulement taxée, elle est surtaxée !
Une taxe de 0,54€ par hectolitre est d’abord perçue au titre du “droit spécifique sur les boissons non alcoolisées”. Les communes qui disposent de sources d’eau minérale peuvent en outre demander à l’exploitant une surtaxe de maximum 0,58€ par hectolitre
2. Chocolat : gare à la couleur
Autre étrangeté de notre fiscalité : la TVA sur le chocolat. Le taux réduit s’applique à quasi tous les aliments, mais pas le chocolat. Enfin, pas tous les chocolats. Essayons de nous y retrouver : les chocolats blanc, fourré ou au lait sont taxés à 19,6% ; le chocolat noir à 5,5%, tout comme le cacao, la pâte à tartiner, les glaces au chocolat et les bonbons au chocolat (même au lait).
“Allez comprendre…”, déplorait Nicolas Sarkozy dans une émission télé début 2009, semblant mettre cette bizarrerie sur le dos de l’UE. Dans un rapport de 1996, la commission des Finances du Sénat indiquait pourtant que pour étendre le taux réduit à tous les chocolats, il suffirait “d’un peu de volonté politique” car la “mesure ne nécessite pas l’accord de nos partenaires européens”.
3. La taxe-poissons de 2008
Le poisson, c’est bon pour la santé. Oui mais c’est souvent cher, et plus encore depuis l’instauration en 2008 d’une taxe de 2% sur la vente au détail, la “taxe sur les poissons, crustacés, mollusques et autres invertébrés marins”.
Cette taxe multiplie les paradoxes. D’abord parce qu’elle entre en contradiction avec le programme nutrition-santé, qui recommande le poisson au moins deux fois par semaine. Ensuite parce qu’elle ne s’applique pas aux huîtres et moules. Enfin parce qu’elle a été officiellement créée pour contribuer à “une pêche durable” mais sert en fait à aider les marins-pêcheurs à faire face aux difficultés, explique Robert Matthieu, auteur du livre “Dans le labyrinthe fiscal” (Albin Michel, 2010). “Si on commence à créer une taxe chaque fois qu’une profession est en difficulté, on ne sait pas jusqu’où ça peut aller”, s’inquiète-t-il
4 . Les randonnées également taxées
Gratuite la nature ? Rien n’est moins sûr… En montagne, une simple randonnée en raquette peut être taxée. Les collectivités ont en effet le droit depuis 2006 d’instaurer une taxe sur les loisirs de neige. Objectif officiel : “favoriser la pratique de ces activités” !
“Une redevance pour l’accès aux installations d’un site nordique dédié à la pratique du ski de fond et aux loisirs de neige non motorisés autres que le ski alpin peut être instituée par délibération du conseil municipal (…) dès lors que le site comporte un ou plusieurs itinéraires balisés et des équipements d’accueil et qu’il fait l’objet d’une maintenance régulière”, dit la loi.
Exemple : les itinéraires piétons payants du Queyras - 3€ la journée
5. Le foie gras, pas du luxe…
Il existe en France deux principaux taux de TVA : le taux normal de 19,6% et le taux réduit de 5,5%. L’Union européenne autorise les Etats membres à appliquer un taux réduit à certains biens, notamment les produits de première nécessité comme les aliments et les boissons (excepté l’alcool).
Mais l’application de ce taux réduit réserve des surprises ! C’est le cas pour les aliments de luxe. La France a par exemple choisi de taxer le caviar au taux normal de 19,6%, alors que truffes et foie gras bénéficient du taux réduit.
6. La TVA sur les fleurs
L’UE autorise aussi les Etats membres à appliquer le taux réduit de 5,5% aux fleurs coupées, c’est-à-dire celles qui n’ont pas subi de transformation, mais pas aux compositions florales. Dans la pratique, la différence est parfois ténue ! Une différence de fiscalité dont se plaignent particulièrement les entreprises funéraires, qui doivent appliquer le taux de 19,6% à leurs compositions et couronnes
7. La taxe locale sur l’électricité
Lorsque certains d’entre nous paient leur électricité, une partie de l’argent part dans les caisses de la commune et du département. C’est la taxe locale sur l’électricité, un impôt local méconnu qui n’est pas prélevé partout. Montant maximum : 12%, calculés sur 80% de la facture hors taxe.
Une taxe qui ne plaît guère à l’Association Contribuables associés. Elle s’explique sur son site : ces sommes “devraient servir à financer les opérations sur les réseaux électriques. Or ils appartiennent aux communes, pas aux départements. Pourquoi ceux-ci perçoivent-ils la taxe ?”
Pour respecter le droit européen, cette taxe devra bientôt être généralisée, partout, avec un mode de calcul modifié
8. La taxe sur les appels téléphoniques dans les jeux télé
Pour participer à un jeu à la télé ou à la radio, vous appelez un numéro surtaxé ou vous envoyez un SMS ? Depuis début 2010, une part du coût de l’appel revient à l’Etat, en raison d’une nouvelle taxe. Taux du prélèvement : 9,5%.
Des recettes qui seront affectées… à l’Assurance maladie
9. Des taxes jusqu’au paradis…
Vous pensez échapper aux taxes une fois mort ? Que nenni ! Certaines communes votent des taxes funéraires, qui s’appliquent au convoi mortuaire, ainsi qu’aux opérations d’inhumation et crémation. Exemple : la taxe de crémation varie de 26€ à 453,28€, selon le site Dossier Familial.
Cette taxe permet toutefois aux communes de financer les obsèques des plus démunis, explique l’UFC-Que Choisir
11. Bientôt une taxe pour faire appel
150€ : c’est la taxe que les justiciables devraient bientôt payer pour faire appel.
Pourquoi ? Le gouvernement a concocté une réforme de la représentation du justiciable en appel. La profession peu connue “d’avoué” devrait disparaître, les avocats se chargeraient de leurs fonctions. Pour indemniser les quelques 440 avoués et leurs centaines d’employés, les justiciables qui font appel devront payer une taxe entre 2011 et 2019 (facturée à toutes les parties de l’appel).
But de la réforme : simplifier les démarches, alléger le coût. Seulement voilà, “le coût de l’appel pour le particulier serait en fait surenchéri”, déplore Sarra Jougla-Ygouf, présidente de l’Association des jeunes avoués. “Le justiciable paie actuellement en moyenne 900€ d’émoluments à l’avoué”, explique-t-elle. Avec la réforme en préparation, il lui faudrait payer 150€ de taxe, 800€ d’honoraires fixes pour le travail procédural de l’avocat, majorés de 20% par incident de procédure, une part non fixe rémunérant la prestation intellectuelle, et un timbre de 60€
12. La taxe sur les pets de vache en Estonie
“A compter du 1er avril, les éleveurs laitiers et bovins de Dordogne feront l’objet d’une expérience pilote : les pets de vache seront contrôlés au quotidien et taxés !” C’est le poisson d’avril auquel ont eu droit cette année les auditeurs de France Bleu Périgord.
L’idée n’est pourtant pas si saugrenue : pour lutter contre le réchauffement, une telle taxe a été votée en Estonie en 2008. Sa mise sur pied a été évoquée dans d’autres pays comme l’Irlande, le Danemark, les Etats-Unis. Il faut dire que certains animaux sont d’importants émetteurs de gaz à effet de serre : une seule vache rote ou flatule des centaines de litres de méthane et gaz carbonique par jour
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Retraite….
16.10.2010 par heidi.
Article trouvé sur les chroniqueurs du point qui me paraît judicieux et ironique à la fois ; ce qui donne l’impertinence de la liberté en France : BRAVO
PARIS (Reuters) - Le ministère de l’Intérieur a estimé samedi à la mi-journée à 340.000 le nombre de personnes manifestant en France contre la réforme des retraites.
Il avait fait état de 500.000 manifestants à la même heure mardi dernier et de 380.000 à la même heure lors de la journée du 2 octobre.
Cette fois-ci, le doute n’est plus permis. La réforme des retraites est bel et bien une grande et importante réforme. Jusqu’alors, on pouvait s’interroger sur son ampleur et sa portée ; redouter que son impact ne soit pas, loin s’en faut, à la hauteur des besoins de financement ; penser qu’elle offrait un bol d’air bienvenu, mais vite épuisé. Des soupçons, avouons-le, décourageants. On n’en aurait donc jamais fini avec cette histoire de retraites. Mais nous voilà rassurés. La preuve que cette réforme n’est pas une réformette, ce sont les syndicats qui nous la donnent. On n’imagine pas, sinon, qu’ils multiplient ainsi les manifestations, qu’ils fassent monter au front leurs meilleures troupes (dont les cheminots qui, mieux que tous, n’étant pas eux-mêmes concernés par la réforme, témoignent de leur souci de l’intérêt national), qu’ils s’engagent dans l’engrenage des grèves reconductibles, le nec plus ultra dans l’échelle de la contestation, la Rolls de la protestation qu’on ne sort que dans les grandes occasions. Les syndicats offrent ainsi à Nicolas Sarkozy un cadeau précieux : son brevet de président grand réformateur. Imaginez un instant qu’il n’y ait eu qu’une seule journée de manif, voire aucune - un cauchemar ! C’eût été pour le président un terrible camouflet. Dieu merci, il a évité ce déshonneur-là. À sa façon, chaque manifestant chante sa gloire en même temps qu’il scande un slogan hostile.
Le commentaire qui suit, que j’ ai beaucoup apprécié et combien vrai , c’ est la raison pour laquelle je me suis permise de le publier avec l’article .
Travailler plus, gagner moins ?
lundi 11 octobre | 21:12
La retraite, que dire, que faire ? Il est certain que nous nous devons de réagir face à l’âge légal du départ en retraite. Tout le monde devrait pouvoir partir à l’âge légal de la retraite à 60 ans, une fois ses années faites. Il faut arrêter de parler de retraite après 60 ans, comptez le nombre de personnes malades et qui n’arrivent même pas à l’âge de la retraite à 60 ans. Travailler plus, gagner moins ! C’est le fléau que l’on peut retenir, les salaires n’augmentent pas mais les prix à la consommation augmentent, la TVA est excessive en France, on se sert désormais sur les placements même des petits épargnants directement ou indirectement, la case impôts ne cesse de progresser, les assurances, les mutuelles face au désengagement de la Sécurité sociale. Jusqu’où souhaitons-nous aller dans cette direction, quel avenir et quel devenir pour les jeunes ? Il faut maintenir la retraite à 60 ans, un ancien part à la retraite, un jeune doit le remplacer. Trouvez-vous normal que nous soyons arrivés à un seuil où il y a plus d’inactifs que d’actifs, le régime de solidarité a ses limites, que chacun puisse cotiser pour son aïeul certes mais aussi pour pouvoir en bénéficier ensuite, ce qui est logique, c’est aussi cela le régime de solidarité. Que ceux qui ne sont pas fatigués à l’âge de 60 ans et qui souhaitent retravailler soient ponctionnés sur leurs retraites, ceci serait logique. Maintenant, il faut que la retraite soit juste pour tout le monde en notifiant bien un droit à la retraite pour tous à 60 ans, avec des bases justes : quelqu’un qui n’a jamais travaillé et qui n’a pas cotisé comme il se doit ne doit pas être en mesure de toucher la même retraite que quelqu’un qui a toujours travaillé depuis l’âge de 14 ans ou 19 ans. Il faut tenir compte de la pénibilité du travail mais vous savez, beaucoup de professions sont pénibles et pensons plutôt qu’à l’âge de 60 ans, qui n’a pas rêvé de pouvoir s’offrir un moment de repos tant mérité. Arrêtons le désastre ! Unissons nos forces et réagissons !
La retraite c’est un dossier important, c’est un dossier grave, pensons aussi à la France de demain, à la France de nos petits-enfants, à la France de nos enfants. C’est cette image que nous souhaitons laisser, si c’est celle-ci, c’est bien triste ! Quel avenir, sombre avenir pour notre pays !
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