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Archive de la catégorie biodiversité

Un coin de friche dans son jardin

La friche permet de redécouvrir la beauté des plantes sauvages qui n’ont habituellement pas le temps de fleurir dans nos jardins. Obtenir un coin de friche est, par définition, très simple : il suffit de s’abstenir de toute intervention ! Découvrez les deux types de friche envisageables au jardin…

La friche de courte durée

article trouvé chez :les jardins de Noé  

papillon.jpg  Il est possible de laisser un coin de potager se reposer pendant une année, sans intervenir. Une telle friche sera le refuge de nombreuses plantes annuelles sauvages, parmi lesquelles le bleuet, le coquelicot ou la nielle des blés seront les plus spectaculaires.  

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L’astuce :

Les maladies et ravageurs des plantes ne se développent souvent que sur une espèce spécifique de plante ou sur des espèces voisines. Le risque de voir son jardin envahit par des « ravageurs » à cause de la friche est donc faible. Au contraire, cela permet d’accueillir durablement des insectes utiles, comme les prédateurs des pucerons !

La friche de longue durée

romarin_jt.jpg L’endroit du jardin qui se prête le moins aux cultures est le plus recommandé pour ce type de friche : zone périphérique, arrière de mur, zone orientée au nord, surface pierreuse ou trop humide… Attention toutefois, en raison de son aspect parfois jugé inesthétique, il est préférable de s’entendre au préalable avec le voisinage !

 

L’anecdote :

Vous pensez que la friche amène des espèces dangereuses comme les vipères ? Rassurez-vous, elles ont plus peur de vous que vous n’avez peur d’elles et au final, elles sont à l’origine de beaucoup moins d’accidents que les tondeuses ou tronçonneuses ! 

Que peut-on faire avec la friche ?

·                 Pour éviter que les arbustes et ronces ne se développent trop, il est possible de débroussailler tous les 3 à 5 ans, en prenant toujours soin de ne pas tout faire d’un coup pour laisser le temps aux animaux d’aller trouver refuge ailleurs.

·                 Il est tout à fait possible de ne pas entretenir du tout sa friche. Avec le temps, une friche peut même devenir une forêt et c’est donc un tout autre écosystème qui prend forme, avec autant d’intérêt pour la biodiversité !


Profitez maintenant de votre temps libre pour admirer votre jardin vivant !

 

DES FRICHES POUR SAUVER LES PAPILLONS

 

papillon.jpg

 Et si tous les jardiniers de France laissaient un coin d‘herbe en friche, l’impact serait net sur la biodiversité : leurs jardins représentent une surface… d’un million d’hectares.

 

 Pourquoi la biodiversité serait-elle une assurance vie ?

 

Parce qu’au quotidien nous en vivons tous. Notre alimentation et notre santé en dépendent. Plus de la moitié des médicaments proviennent de substances naturelles. Et tout notre système agricole vit de services écologiques basés sur la biodiversité. Exemple, si on n’avait pas d’insectes pollinisateurs, telles les abeilles, on n’aurait plus de fruits ni de légumes. La valeur des biens et des services fournis par les écosystèmes (lutte contre l’érosion des côtes via les récifs de corail, pollinisation…) a été estimée par des scientifiques de l’université du Maryland à 26 000 milliards d’euros, soit deux fois le PNB mondial ! Quand on se lève le matin et qu’on se brosse les dents avec l’eau du robinet puis qu’on enfile un tee-shirt en coton avant de prendre une aspirine parce qu’on a mal à la tête, on ne fait que profiter de ce que nous offre la nature.

 

Comment agir ?     dscf2279.JPG

 

Il faut prendre conscience que nous sommes tous  concernés. Dans biodiversité, il y a en filigranne la notion de lien entre espèces. La chaîne de vie est si complexe que tout est lié.

A court terme, essayons de préserver encore ce que l’on peut : favoriser des aires protégées, les parcs naturels, les programmes de protection des espèces… A moyen et long terme, on ne fera pas l’économie de faire évoluer nos modes de consommation. On est en train de vivre à crédit sur la planète. Apprenons jour après jour à consommer - à vivre surtout - durablement.

Enfin, n’oublions pas les petits gestes simples. Exemples : laissez un coin de jardin en friche et observez la vie qui revient ; fauchez un ou deux mois plus tard que d’habitude pour permettre à la faune de se reproduire ; faites un compost (et économisez ainsi 20% des déchets ménagers)…

Inutile de culpabiliser, mieux vaut participer chacun à son niveau et constater de visu la différence.

 

 Vive le purin d’ortie !


Passée la polémique, le purind’ortie constitue l’un des meilleurs engrais naturels et des plus efficaces antiparasitaires.
Plongez 1,5 kilo de jeunes pousses d’ortie hachées qui ne sont pas encore montées en graines dans 10 litres d’eau, dans un récipient en bois ou en plastique. Laissez macérer 3-4 jours à 18° pour un usage répulsif ou 15 jours pour l’utiliser comme engrais. remuez régulièrement malgré l’odeur nauséabonde ! La préparation est prête lorsqu’il n’y a plus aucune bulle qui monte à la surface. Vous pouvez alors le filtrer.
- Diluez 1 litre de purin dans 20 litres d’eau pour un usage insecticide en pulvérisation ;
- Diluez 1 litre de purin dans 9 litres d’eau en guise d’engrais : vous en arroserez vos plantes tous les 15 jours.

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