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Archive de la catégorie Le diabète

Mes objectifs contre le diabète

Adopter un mode de vie plus sain avec des objectifs simples mais réalisables aide à mieux vivre son diabète et à réduire les risques associés. Conseils du Dr Boizel, diabétologue.

article trouvé  chez   JOURNAL DES FEMMES

Réalisé par Anne Xaillé, Journal des Femmes

Publié le 09/11/2009

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  • Traduisez : bougez ! Eh oui, si l’exercice physique est très important c’est parce qu’il prévient les maladies cardiovasculaires. Le diabète de type 2 est en effet associé à de nombreuses anomalies qui peuvent les favoriser, notamment une tension artérielle élevée, un surpoids et des anomalies lipidiques. Faire de l’exercice physique contribue ainsi à améliorer le bilan lipidique (le taux de cholestérol notamment), à faire perdre du poids et à diminuer la tension artérielle. “Cependant l’activité physique seule n’est pas efficace pour réduire le risque cardiovasculaire, il faut impérativement que le diabétique corrige en parallèle ses habitudes alimentaires. Les deux sont complémentaires”, précise le Dr Robert Boizel, diabétologue au CHU de Grenoble.

    Mais si je ne suis pas sportif ? Avant toute chose, si vous décidez de reprendre une activité physique après plusieurs années ou que vous êtes diabétique depuis longtemps, il faut en parler avec votre médecin. Il vous recommandera des exercices adaptés. Inutile de vouloir trop en faire, le minimum efficace étant au moins deux fois par semaine, pendant au moins deux heures au total chaque semaine. “Certains diabétiques peuvent être limités soit par un manque de temps, soit par d’autres pathologies qui leur imposent d’éviter les exercices. Il faut donc privilégier des exercices simples à réaliser. Le mieux est de prévoir un plan d’action en consultation, avec des objectifs simples et personnalisés, qui seront atteints sans difficulté”, conseille le Dr Boizel.

    Pour les plus sportifs en revanche, il faut savoir que le diabète n’est pas une contre-indication au sport. Seuls les sports extrêmes doivent faire l’objet d’un avis médical.

  • Me mettre à la cuisine

  • Etre diabétique c’est aussi

  •  changer de comportement vis-à-

  • vis de l’alimentation.

  •  Que l’on se rassure, les progrès

  •  dela médecine aidant, c’est

  • beaucoup moins contraignant

  •  qu’il y a quelques années.

  • Finis les repas à heure fixe,

  •  aujourd’hui la flexibilité est

  •  totale et grâce aux nouveaux

  •  traitements plus sophistiqués

  •  le diabétique traité par insuline

  •  peut manger quand il le

  •  souhaite.

Quand on pense diabète, on pense immédiatement sucres.Pourtant ils ne sont pas si mauvais que cela. Tout dépend de leur index glycémique. Ainsi, deux aliments contenant une même quantité de sucre ne vont pas forcément faire monter autant et aussi rapidement la quantité de sucre dans le sang.En pratique, un morceau de pain blanc, mangé seul, fait rapidement monter la glycémie. En revanche, un morceau de pain complet accompagné de jambon ou de fromage “arrive” plus lentement dans le sang, son index glycémique est donc plus bas.Autre exemple, le sucre contenu dans les sodas provoque un pic glycémique rapide et important, ainsi qu’une poussée d’insuline. Il s’agit d’un sucre avec un index glycémique très élevé. Il faut donc éviter d’en boire. “Ce n’est pas une raison pour tout s’interdire. On peut remplacer un soda normal par un soda light, c’est important pour ne pas se sentir à l’écart de son entourage”, modère le Dr Boizel. A retenir : le diabétique a un trouble de la régulation de la glycémie. Elle augmente dans le sang lors de la consommation de sucre et monte d’autant plus vite que le sucre a un index glycémique élevé. Il faut donc privilégier les aliments sucrés avec un index glycémique bas.

Me méfier de l’apéro

Si l’alcool est particulièrement peu recommandé pour les diabétiques, c’est parce qu’en plus d’avoir les effets néfastes que l’on connaît sur l’organisme (en particulier sur le foie), les boissons alcoolisées sont très caloriques. Il ne s’agit pas non plus de bannir l’alcool, mais il faut bien garder en tête qu’il vous apporte des calories.

Si vous voulez savoir combien exactement, vous pouvez utiliser cette formule :

Quantité de calories = 0,53 x % d’alcool x nombre de cl

Par exemple, pour une canette de bière 33 cl (la bière contient en moyenne 6% d’alcool), cela donne 105 calories (0,53×6x33).

Faites le calcul, ça peut vite faire beaucoup de calories !

Par ailleurs, l’alcool est peu recommandé au diabétique dans la mesure où il modifie le métabolisme. Ainsi, en l’absence d’aliments, l’alcool peut causer une hypoglycémie.

 A retenir : s’abstenir de boissons alcoolisées ou en consommer très modérément pendant les repas, mais jamais en dehors.

Mesurer ma glycémie

Tous les diabétiques traités par insuline utilisent des lecteurs de glycémie. Il est possible de s’en servir plusieurs fois dans la même journée afin de mesurer soi-même son taux de sucre dans le sang.

En ce qui concerne les diabétiques de type 2, c’est du cas par cas, tous n’en utilisent pas. Il y a en effet une grande diversité de patients. Ceux qui nécessitent de l’insuline, ceux qui n’en prennent pas, ceux qui ont d’autres médicaments, ceux qui n’ont pas de médicaments du tout, ceux qui suivent un régime alimentaire et ceux qui n’y arrivent pas.

“Il peut être intéressant de proposer une surveillance régulière à certains patients afin qu’ils réalisent mieux les effets de leur alimentation sur leur glycémie. Ils peuvent ainsi voir directement à quel point tel ou tel aliment va faire grimper leur taux de sucre. C’est beaucoup plus efficace et convaincant qu’un discours”, assure Robert Boizel.

Ces lecteurs de glycémie peuvent être utiles pour savoir quoi manger avant de faire un effort physique, mais aussi avant de goûter un nouvel aliment ou encore avant de conduire si on craint une hypoglycémie.

Les lecteurs plus récents permettent de garder en mémoire les résultats, de distinguer la glycémie pré et post-prandiale (avant et après les repas), de calculer des moyennes sur 90 jours et même de les télécharger sur un ordinateur. Quelle que soit votre manière de fonctionner, il faut conserver les résultats glycémiques. “Ces mesures sont très utiles et nous les analysons pendant les consultations. Par exemple quand le patient fait des écarts, on va regarder s’ils sont isolés, si le patient arrive à les gérer en faisant plus attention aux repas suivants ou si, au contraire, ils sont trop nombreux et nuisibles pour sa santé”, précise le Dr Boizel.

Eviter les malaises

Qui dit hypoglycémie, dit malaise… C’est souvent ce que craignent les diabétiques. Normalement, si le diabète est bien contrôlé, le risque est faible. Mais dans certaines situations la glycémie peut baisser excessivement. Par exemple, lors d’un effort sportif soutenu, le corps va utiliser davantage de sucre pour couvrir ses besoins énergétiques. Si le diabétique suit un traitement par insuline ou par comprimés qui augmentent la sécrétion d’insuline, celle-ci va alors doublement diminuer et donc il va se retrouver en hypoglycémie. Heureusement, les sportifs diabétiques adaptent leur traitement pour ne pas se retrouver en pareille situation.

 Quels sont les signes de l’hypoglycémie ? Vous avez une impression de malaise, une fatigue intense et une sensation de faim ou de tête qui tourne, des sueurs froides, des palpitations, etc. Parfois, vous pouvez même perdre connaissance.

 Que faut-il faire ? “Si possible, il faut s’assurer qu’il s’agit bien d’une hypoglycémie en mesurant immédiatement sa glycémie. Ensuite, il faut rapidement absorber des glucides afin de la faire remonter, explique Robert Boizel. Il est très important d’avertir son médecin pour comprendre ce qu’il s’est passé. Bien souvent en effet, il suffit d’ajuster le traitement pour régler le problème. Par exemple, certains diabétiques ayant peur de faire des complications rénales ou occulaires ont tendance à trop corriger leur glycémie. Elle est si bien corrigée qu’au moindre effort ils risquent de faire une hypoglycémie. Paradoxalement d’autres ayant peur de faire un malaise réalisent des corrections excessives. Il faut alors prendre conseil auprès de son médecin afin d’ajuster le tir pour améliorer le traitement

Etre diabétique, c’est contrôler seul sa glycémie, c’est décider (ou pas) de faire de l’exercice, c’est suivre (ou pas) un régime diététique… Bref, le patient diabétique devient en quelque sorte son propre “médecin”. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’en n’a pas besoin non plus, bien au contraire.

  La visite chez le cardiologue : une fois par an, cette consultation permet de vérifier le bon fonctionnement de votre appareil cardiovasculaire, qui comme on l’a dit est très lié au diabète. En fonction de votre niveau personnel de risque cardiaque, il peut vous prescrire les tests et examens nécessaires.

 La visite chez l’ophtalmo : soigner le diabète c’est aussi éviter des troubles de la vue qui peuvent être sévères. Et pour cause : la rétine de l’œil est irriguée par de petits vaisseaux sanguins qui peuvent être endommagés par l’excès de sucre dans le sang. C’est la raison pour laquelle tout diabétique doit consulter un ophtalmologiste chaque année, pour réaliser un examen du fond de l’œil.

  La visite chez le podologue : les pieds des diabétiques sont particulièrement fragiles. A cause de l’excès de sucre, les nerfs de leurs extrémités peuvent en effet être petit à petit endommagés. Cela entraîne une diminution de sensibilité qui se manifeste surtout au niveau des pieds. Durillons, ongles incarnés, ampoules, brûlures ou encore compressions dans de mauvaises chaussures étant indolores, ils sont souvent négligés. Pour éviter ces complications, consulter un podologue une fois par an au moins est utile et parfois indispensable chez certains patients. A la fois pour vérifier que les pieds sont en bonne santé, mais surtout pour obtenir de précieux conseils pour les protéger.

Bien sûr, le généraliste peut répondre à de nombreuses questions sur le diabète et faire le lien entre les différents symptômes, le diabétologue peut répondre précisément aux questions concernant l’ajustement du traitement. Enfin, il ne faut pas oublier le diététicien. Son aide peut être très précieuse pour obtenir des conseils personnalisés : des recettes adaptées, des méthodes de préparation et de cuisson, des idées de menus, des méthodes simples pour calculer les calories, etc.

En savoir plus

Approfondir

 

 Le diabète de type 1 survient chez les enfants, les adolescents et les adultes jeunes. Il est lié à la destruction des cellules (îlots de Langerans dans le pancréas) qui fabriquent l’insuline, une hormone qui fait baisser le taux de sucre dans le sang.

 Le diabète de type 2 touche des adultes et des sujets plus âgés. Chez eux, l’insuline est encore fabriquée, mais en quantité insuffisante pour les besoins et surtout elle agit insuffisamment (insulinorésistance). De plus, ce type de diabète est favorisé par le manque d’activité physique (sédentarité) et une alimentation trop riche. Ces deux facteurs sont sources de surpoids et d’obésité. Ils sont le lit de la maladie chez les personnes qui sont génétiquement prédisposées (proches parents souvent atteints de diabète).

 Le diabète de type 1 touche 10 % des diabétiques et celui de type 2 en touche 90 %.

 Plus de 200 millions de personnes à travers le monde souffrent de diabète et ce chiffre devrait augmenter considérablement dans les vingt prochaines années.

 On parle de diabète à partir de 1,26 g/L de sucre dans le sang à jeun.

Actualité et informations autour du diabète

A l’occasion de la journée mondiale contre le diabète, le 14 novembre, Roche Diagnostics lance le 1er site d’information sur le diabète dédié aux femmes.
Alimentation,gynécologie,sexualité, famille, vie pratique, matérielle mais aussi relations avecun proche diabétique… Elaboré par des professionnels de santé de diverses spécialités (diabétologue, diététicienne,psychologue), ce site concentre toutes les informations utiles et nécessaires à la vie des femmes diabétiques.

 Plus d’infos :  www.diabeteaufeminin.fr

Et aussi : 

Le site de l’Association française des diabétiques regroupe de nombreuses informations pratiques pour bien vivre son diabète au quotidien.  

 Plus d’infos : www.afd.asso.fr   

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