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Archive de la catégorie les O.G.M

OGM : collusion de l’Efsa et des industriels

La nouvelle pomme de terre OGM - mars 2010

Après l’autorisation de culture de la pomme de terre OGM Amflora en Europe, de nombreuses accusations d’incompétence et d’accointances avec les industriels du secteur OGM sont portées contre l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa). En France, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, “refuse de reconnaître l’expertise“. “Notre position est très claire et elle n’a pas changé depuis le Grenelle de l’environnement : oui à la recherche et à l’expertise, non aux OGM qui nous sont imposés” a-t-elle déclaré.

José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, se défend quant à lui de tout parti-pris dans ce dossier, en expliquant qu’il ne faut pas “prendre des décisions en fonction de l’opinion publique mais sur une base scientifique” et en invitant à faire confiance aux experts.

Le Pr. Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen et membre du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) livre, dans L’Express.fr, son avis sur les critiques formulées à l’encontre des experts européens. Il revient sur les propos de Catherine Geslain-Lanéelle, la directrice de l’Efsa, interrogée par le CRIIGEN : “elle a reconnu que son directeur scientifique chargé de l’évaluation des OGM, Harry Kuiper, n’était pas indépendant. Ce dernier est en effet le coordinateur d’Entransfood, un groupe de travail comprenant Monsanto et Syngenta, destiné à ‘favoriser l’introduction des OGM sur le marché européen et rendre l’industrie européenne compétitive’ “. Il précise que “l’agence européenne vit en circuit fermé avec les industriels” et “prend pour argent comptant les analyses que lui fournissent ces derniers” sans réaliser de véritables expertises. Les “spécialistes” de l’Efsa “ne s’intéressent même pas aux analyses de sang des animaux qui ont été nourris aux OGM. Nous avons été les premiers au monde à publier dans des revues scientifiques les contre analyses de Monsanto. Quand ils ont vu ça, des agents de l’Efsa nous ont appelés pour nous demander les données brutes de la firme américaine, parce qu’ils ne les avaient pas ! Cela prouve leur incompétence !“  Gilles-Eric Séralini explique qu’il conviendrait “de lancer une mission d’enquête du Parlement européen sur les accointances des experts chargés de remettre les avis” et d’instituer ensuite une vraie transparence : “les données des industriels ne doivent plus être gardées secrètes, les tests sur la santé et l’environnement doivent être rendus publiques“. Les industriels doivent selon lui confier ces études sanitaires à des organismes de recherche publics indépendants, et non à des firmes privées, et les résultats doivent être “discutés devant un jury de scientifiques et de citoyens“.

Jean-Marie Pelt, biologiste cofondateur du CRIIGEN donne aussi son avis dans La Depeche.fr. Pour lui, cette pomme de terre OGM est dangereuse : “Quand on lâche dans le milieu naturel des pommes de terre flanquées d’un gène de résistance aux antibiotiques, ça aggrave les risques face à la maladie“. Bien qu’Amflora ne soit pas destinée à la consommation humaine a priori, il estime qu’ “il y aura forcément des mélanges car on ne peut pas séparer les filières. Rien ne ressemble plus à une pomme de terre qu’une autre pomme de terre. Le risque, c’est qu’on ne puisse pas faire la différence et que les pommes de terre transgéniques passent en douce dans le circuit commercial“. Les autorités françaises ont selon lui bien fait de saisir le Haut Conseil des biotechnologies et il pense que la France confirmera son refus, comme un grand nombre de gouvernements des pays européens.

 L’Express.fr (propos recueillis par Gilbert Charles) 05/03/10 - La Depeche.fr (propos recueillis par J.-P. Bédéï) 04/03/10 -  Le Progrès.fr (propos recueillis par Christine Beranger) 10/03/10

OGM

OGM: mensonges et complot

article trouvé sur syti.net

C’ est un sujet extrêmement

sensible ,mais qui vaut d’ être

évoqué

Derrière la volonté d’imposer les OGM se cache un véritable complot des multinationales pour s’approprier l’ensemble du vivant et prendre le contrôle intégral des ressources alimentaires…

Le but ultime des multinationales est d’obtenir le contrôle total de tous les secteurs vitaux: énergie, santé, et alimentation. Ces secteurs seront une fantastique source de profit pour les multinationales, dès lors qu’elles auront obtenu une situations de monopole pour pouvoir imposer leurs conditions, après avoir éliminé toute concurrence intempestive de la part des états, des petites entreprises, et producteurs indépendants. La récente augmentation des produits alimentaires est déjà le résultat des concentrations monopolistiques dans la distribution et le secteur agro-alimentaire.

Dans le domaine des semences agricole, une part du marché échappe aux multinationales tant que la nature fournit encore une grande partie des semences, et la totalité des gènes.

L’objectif est qu’à l’avenir, les semences et les gènes soient la propriété brevetée des multinationales, et qu’elles puissent imposer leurs conditions de prix.

Lorsque les multinationales contrôleront totalement le secteur de l’alimentation, cela entrainera une fantastique hausse des prix pour le consommateur, et des coûts pour l’agriculteur. Dès lors, seule l’agriculture industrielle pourra survivre. La fin des exploitations agricoles indépendantes permettra de parachever la prise de contrôle des terres cultivables par les multinationales.

Le piège des brevets sur les OGM

La loi américaine permet de breveter les gènes qui constituent un OGM, ce qui semble à première vue normal pour permettre aux entreprises de biotechnologies de bénéficier du résultat de leurs recherches. Le piège est que chaque gène de l’ OGM étant breveté, il suffit qu’une autre plante commercialisée contienne l’un de ces gènes pour que le producteur de la plante puisse être attaqué en justice.

Or la dissémination d’ OGM vers les espèces naturelles fait que bientôt, les espèces naturelles contiendront des gènes modifiés et tomberont sous le coup du brevet.

C’est pourquoi la dissémination d’ OGM est voulue, afin de permettre aux multinationales d’étendre leur propriété industrielle aux espèces naturelles.

Apprentis sorciers

On modifie le code génétique des espèces vivantes sans avoir compris l’ ADN dans sa globalité, et sans rien savoir de certaines de ses fonctions essentielles. Ainsi, on ne sait rien de la fonction des 90% de l’ ADN qui ne semblent jouer aucun rôle biologique et que les scientifiquement nomment “l’ ADN non-codant”.

La nature n’a pas l’habitude de créer des choses inutiles. Dans un organisme, tout a une fonction bien précise. L’ ADN non-codant joue un rôle que nous ignorons, et ce rôle est peut-être crucial pour la viabilité d’un organisme. D’où sans doute les problèmes inexpliqués déjà constatés avec certains organismes modifiés: vieillissement ou mort prématurée d’animaux aux gènes clonés ou manipulés, et plantes modifiées provoquant la mort d’animaux qui les ont consommé.

L’homme joue également aux apprentis-sorcier tant qu’il ne maîtrise pas le problème de la dissémination. L’expérience montre que les gênes des plantes modifiées se transmettent rapidement aux plantes naturelles environnantes. Utilisés à grande échelle, les OGM représentent un danger de dégradation de l’information génétique de la biosphère. Pour respecter le “principe de précaution”, les OGM devraient être cultivés uniquement en milieu clos. Mais parce que le coût de production est alors plus élevé, les OGM sont le plus souvent cultivés en plein champ.

Les mensonges du lobby pro-OGM

“Les OGM vont permettre de mieux nourrir les millions de personnes dans le monde qui souffrent de malnutrition”

FAUX: la famine et la malnutrition dans le tiers-monde ne sont pas causés par une production agricole insuffisante, mais par la misère et la mauvaise répartition des richesses.

“Les OGM sont plus écologiques car ils permettent de réduire l’utilisation des pesticides”

FAUX: le but de la plupart des OGM déjà commercialisés est de rendre la plante plus résistante aux herbicides et pesticides, afin de pouvoir en utiliser davantage. De plus, les semences OGM et les produits chimiques sont commercialisés par les mêmes multinationales, qui ont donc tout intérêt à utiliser les OGM pour faire augmenter leurs ventes de produits chimiques, et non pour les diminuer.

“Les OGM vont permettre d’offrir des produits moins chers au consommateur, grâce à une augmentation des rendements qui permet de réduire les coûts de production de l’agriculteur”

FAUX: dans le meilleur des cas, la baisse des coût ne serait que de 20% pour l’agriculteur, et à condition que cette baisse des coûts de production ne soit pas annulée par la hausse du prix des semences et l’obligation contractuelle d’acheter des doses supérieures de produits chimiques.

Or cette baisse de 20% serait diluée dans les autres coûts qui déterminent le prix de vente pour le consommateur final (emballage, transport, distribution, etc). Au final, la baisse des prix pour le consommateur a été évaluée à mois de 4%. Une baisse peu perceptible et qui serait en fait immédiatement empochée par les distributeurs.

En réalité, les OGM ne représentent aucun avantage pour le consommateur, mais seulement des profits supplémentaires pour une poignée de personnes, un risque inconsidéré pour la santé humaine, et une pollution irréversible de l’environnement.


© syti.net, 2005

 

 

OGM - Face à une légalisation très probable,

OGM - Face à une légalisation très probable, appel à un moratoire

article trouvé sur ” Univers nature ” le 09/03/2007
essai-mais-ogm.jpg Même si les OGM demeurent sur des petites surfaces en France, leur progression est sensible en passant d’environ 5 000 ha, en 2006, à 30 000 ha de maïs transgénique en 2007.
Cette évolution n’est pas incontournable, contrairement à ce que certains auraient tendance à laisser croire. En effet, les OGM ne sont officiellement cultivés que dans 22 pays, et des moratoires nationaux partiels ou complets sont en vigueur ailleurs (Pologne, Autriche…). La France a donc la possibilité d’adopter un moratoire sur les cultures transgéniques et de se déclarer « zone sans OGM », à l’image de la décision votée à l’unanimité dans le département des Hautes-Alpes, en juillet 2006. Néanmoins, il semble que le ministère de l’agriculture en est décidé autrement, un décret autorisant la culture d’OGM en plein champ serait sur le point d’être publié.

Une telle publication ne ferait pas qu’officialiser la position du gouvernement, elle constituerait une incitation supplémentaire pour certains d’agriculteurs de passer aux diverses variétés de maïs transgéniques MON 810, autorisées en France. Or, ce maïs n’a pas été évalué sur ses effets cumulés à long terme sur la santé et l’environnement, contrairement à la législation européenne. De plus, comme l’a démontré cet été une expérimentation en plein champ, à proximité d’une culture d’OGM, la contamination des variétés de maïs non-transgénique est certaine (1). Il en va également de même pour le pollen de maïs récolté par les abeilles. En outre, avec les années, la situation devient intolérable pour les agriculteurs conventionnels. En Espagne, dans une région où du maïs transgénique est cultivé depuis 1998, les taux de contamination des cultures traditionnelles atteignent des records (jusqu’à 34 %)…

Laisser les OGM se développer, c’est condamner à moyen terme l’agriculture biologique et, à plus ou moins long terme, son homologue conventionnelle. Aujourd’hui, la question n’est donc pas de savoir si l’on souhaite autoriser ou non les OGM, mais plutôt de définir le type d’agriculture que l’on désire pour l’avenir.
Souhaite-t-on laisser le contrôle de la ressource alimentaire, via la semence, à une poignée de multinationales qui serait ainsi en mesure de dicter sa volonté aux agriculteurs et aux Etats, ou, au contraire, préfére-t-on conserver une agriculture relativement diversifiée, indépendante et détentrice d’un savoir (pratiques agricoles, semences anciennes) qui pourrait s’avérer très utile face à un durcissement des conditions climatiques.

Face à ces enjeux, l’appel à la signature d’un moratoire sur les OGM < http://www.moratoireogm.fr/spip.php?article1>, lancé par plusieurs association fin février, relève de l’assistance à agriculture en danger !

Alex Belvoit

1- Menée sous contrôle d’huissier, une expérimentation s’est déroulée dans le Lot-et-Garonne cet été, sur 3 parcelles de maïs non OGM, semées à 15, 95 et 305m d’un champ de maïs transgénique. L’analyse d’une centaine d’épis prélevés sur chacune des parcelles de maïs conventionnel, ainsi que des échantillons de pollen provenant de plusieurs ruches ‘références’, a mis en avant la présence certifiée d’OGM, quelque soit la distance.

CONFERENCE DE CHRISTIAN VELOT

Christian Vélot est maître de conférences en génétique moléculaire à l’université Paris-Sud XI et chercheur à l’institut de génétique et microbiologie au centre scientifique d’Orsay.

Christian Vélot : « je suis enseignant chercheur à l’université Paris Sud et travaille dans un institut de recherche en micro biologie sur le centre scientifique d’Orsay. Je travaille sur un champignon microscopique du sol et également sur la levure de boulanger, que j’utilise comme des outils pour faire de la recherche fondamentale. Je suis chercheur du service public et je le revendique. Et en tant que chercheur du service public, je crois que cela devrait être de notre devoir d’informer le grand public sur ce qui se trame dans nos laboratoires. l’époque où les chercheurs travaillaient tout seuls dans leurs coins, sans se soucier du reste de la société, devrait être révolue. Parce que la recherche, qu’elle soit fondamentale ou appliquée, a inévitablement des retombées sur la société. Je crois que les OGM en sont le parfait exemple. Par conséquent, je pense qu’il est du devoir du chercheur indépendant, du chercheur du service public, de donner à chaque citoyen les outils qui vont lui permettre de participer à des grands débats citoyens sur des sujets aussi fondamentaux que les OGM, le clonage thérapeutique, le clonage humain, le nucléaire, …

Ce dont je vais vous parler ce soir, ce sont des OGM. Vous avez tous beaucoup entendu parler des OGM depuis le début des années 90, autrement dit, depuis qu’ils ont été introduits dans le monde agro-alimentaire. Mais la première chose que voudrais dire, c’est que les OGM ne sont pas que agro-alimentaires. Ont étudie les OGM depuis les années 70, en espace confiné, dans les laboratoires, pour faire de la recherche fondamentale et dans le secteur médical. Les OGM ont donc multiples domaines d’application, de multiples facettes. Alors, est-ce que les OGM sont des organismes géniaux et merveilleux ou des organismes génétiquement monstrueux ou encore des outils génétiques de marketing ? Quelle que soit la position sur la question, il ne faut pas tout mélanger et faire d’amalgame (même si on est opposé à l’ensemble des OGM). Vous allez voir que les problèmes posés par les OGM ne sont pas de même nature, en fonction du domaine dans lequel on les utilise. Il y a beaucoup de choses qui me hérissent le poil, mais il y en a une en particulier. Quand j’entends des scientifiques à la télévision qui amalgament tous les OGM (et c’est fait de manière tout à fait consciente de leur part et de manière tout à fait malhonnête) pour utiliser la vitrine médicale pour mieux servir leurs arguments dans l’agroalimentaire. (…) »

Fichier MP3 de 53,7 Mo [T

Les OGM sont ils dangereux pour la santé? L’étude qui accuse”

marmot12.JPG Description : Les experts l’ affirment :

manger des OGM est sans danger pour la santé.

Et tous les ans de nouveaux OGM arrivent dans notre assiette. Pourtant, aujourd’hui deux nouvelles études scientifiques révèlent un risque toxique. Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l’ histoire d’ une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l’Agriculture français n’ a pas voulu rendre public les résultats, alors qu’ ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé. Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ? 90 MINUTES a mené l’ enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles. L’ enquête révèle qu’ une autre étude sur un soja OGM faite par des chercheurs italiens indépendants a mis en évidence que des souris ont subi des altérations de cellules de leur pancréas.
  surtout n’ oubliez pas de cliquer sur le lien que je vous ai placé pour
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