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Archive de la catégorie Poèmes

Holocauste….

27 Janvier ,Journée de la Mémoire

des génocides et de la prévention
des crimes contre l’humanité…! poèmes trouvés sur “ Ma Planète ” proposé par

Louise Bourgoin

- Holocauste…


Nous avons joué , nous avons ri ,
Nous avons été aimés.
Nous avons été escroqués par les bras
de nos parents et jetés au feu ,
Nous n’avons été rien de plus que des enfants.
Nous avons eu un avenir. Nous allions être des
avocats , des rabbins , des épouses.
Des enseignantes , des mères.
Nous avions des rêves , alors que nous n’avions
aucun espoir.
Nous avons été emmenés au milieu de la nuit ,
comme du bétail dans les voitures , pas d’air pour respirer , l’étouffement , les pleurs , affamés , et
mourants.
être séparés du monde.
De la cendre , d’entendre notre plaidoyer.
Cette atrocité à l’humanité ne peut pas se 
reproduire.
Souvenons-nous , car nous étions les enfants 
dont les rêves et les vies ont été volées.

- Auteure:  Barbara Sonek
- Tous Droits Réservés -
_ Proposé Par: Louise Bourgoin 

Le ciel est, par-dessus le toit…

ciel.JPG poème trouvé sur  VERLAINE explique

Le ciel est, par-dessus le toit, 	   
 Si bleu, si calme !
 Un arbre, par-dessus le toit, 	   
 Berce sa palme.        
  La cloche, dans le ciel qu’on voit, 	  
  Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit 	   
 Chante sa plainte.         
 Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, 	  
  Simple et tranquille.
 Cette paisible rumeur-là 	   
 Vient de la ville.          -
-Qu’as-tu fait, ô toi que voilà 	    
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà, 	   
 De ta jeunesse ?
Paul VERLAINE, Sagesse (1881)

Situation du poème
Verlaine se marie en 1870, au rêve pur des fiançailles succèdent presque tout de suite des malentendus conjugaux. Pendant la guerre de 1870, Verlaine qui sert dans la garde mobile retrouve d’anciennes habitude. Il se lie avec Rimbaud et parcourt avec lui La Belgique et l’Angleterre. En juillet 1873, il tire sur son ami deux coup de revolver et va purger deux ans de prison à Mons. Il apprend dans sa cellule que sa jeune femme a obtenu la séparation. Ébranlé, il devient
 un chrétien ardent. Romances sans paroles et Sagesse témoignent de sa conversion.
Sagesse dont fait partie Le ciel est par dessus le toit a été publié en 1881 et comprend des textes écrits en prison ou après. Dans ce poème Verlaine fait un retour sur son passé. Mais à la date où parait Sagesse, Verlaine est retombé dans ses errements d’autrefois. Verlaine va alors osciller entre vertu et péché, chair et esprit, ce sera Jadis et Naguère.

Découvrez 20 poèmes expliqués parmi les plus célèbres de Paul Verlaine à travers des commentaires composés. Laissez-vous bercer par la ” musique avant toute chose “, par les “sanglots longs de l’automne”, de Verlaine qui nous fait voyager dans des paysages qui sont autant de sensations, d’hallucinations, de souvenirs confus et obsédants. Par l’usage du vers impair, la composition de sonnets et de chansons lancinantes, Verlaine impose une poésie de l’indécision et du trouble où se succèdent des paysages variés, à dominante crépusculaire, automnale, ses rêves, ses cauchemars , ses angoisses. 

Lycéens, étudiants, autodidactes trouveront des idées de commentaire ou redécouvriront les vers les plus beaux de la littérature française. Bonne lecture à tous. Une idée de commentaire? un renseignement ? écrivez à Esnault-m@wanadoo.fr


Faites-le quand même…

  

Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes,
Pardonne  les quand même…

Si tu es gentil, les gens peuvent t’accuser d’être égoïste et d’avoir des arrières pensées,
Sois gentil quand même…

Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
Réussis quand même…

Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
Sois honnête et franc quand même…

Ce que tu as mis des années à construire, quelqu’un pourrait le détruire en une nuit,
Construis quand même…

Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
Sois heureux quand même…

Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain,
Fais le bien quand même…

Donne  au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
Donne  au monde le meilleur que tu as quand même…

Tu vois, en faisant une analyse finale, c’est une histoire entre toi et Dieu,
cela n’a jamais été entre eux et toi.

 

(Mère Térésa de Calcutta (1910-1997)

article trouvé sur Vatican.va 

“ Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité, indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j’appartiens entièrement au Cœur de Jésus.”

Petite de stature, avec une foi solide comme le roc, Mère Teresa de Calcutta, se vit confier la mission de proclamer la soif infinie de l’amour de Dieu pour l’humanité, en particulier pour les plus pauvres des pauvres, “Dieu aime toujours le monde et Il nous envoie, vous et moi, pour être son amour et sa compassion auprès des pauvres.” C’était une âme remplie de la lumière du Christ, brûlante d’amour pour lui et consumée d’un seul désir: “apaiser sa soif d’amour et des âmes.”

Cette messagère lumineuse de l’amour de Dieu est née le 26 août 1910 à Skopje, une ville située aux croisements de l’histoire des Balkans. Cadette de Nikola et Drane Bojaxhiu, elle fut appelée Gonxha Agnès ; elle reçut sa première communion à l’âge de cinq ans et demi et fut confirmée en novembre 1916. Le jour de sa première communion, elle fut remplie d’un grand amour pour les âmes. La mort soudaine de son père quand elle avait environ huit ans, laissa la famille dans une condition financière difficile. Drane éleva ses enfants avec amour et fermeté, influençant beaucoup le caractère et la vocation de sa fille. La formation religieuse de Gonxha fut soutenue par la paroisse jésuite très active du Sacré Cœur dans laquelle elle était bien engagée.

A l’âge de dix-huit ans, poussée par le désir de devenir missionnaire, Gonxha quitte sa maison en septembre 1928 pour rentrer à l’Institut de la Vierge Marie, connu sous le nom de Sœurs de Lorette, en Irlande. Là, elle reçut le nom de Sœur Mary Teresa, après Sainte Thérèse de Lisieux. En décembre, elle part pour l’Inde, et arrive à Calcutta le 6 janvier 1929. Après avoir fait ses premiers vœux en mai 1931, Sœur Teresa fut envoyée à la communauté de Loretto Entally à Calcutta et enseigna à l’école de filles, Sainte Marie. Le 24 mai 1937, Sœur Teresa fit ses vœux perpétuels devenant, comme elle disait, “l’épouse de Jésus” pour “toute l’éternité.” A partir de ce moment-là, elle fut appelée Mère Teresa. Elle continua à enseigner à Sainte Marie et en 1944 devint la directrice de l’école. Les vingt années de Mère Teresa à Lorette furent remplies d’une joie profonde, elle était très pieuse, aimant profondément ses sœurs et ses élèves. Remarquée pour sa charité, sa générosité et son courage, sa résistance au travail et douée d’un talent naturel pour l’organisation, elle vécut sa consécration à Jésus, au milieu de ses compagnes, avec joie et fidélité.

Le 10 septembre 1946, en route pour sa retraite annuelle à Darjeeling, Mère Teresa reçut dans le train son “inspiration”, son “appel dans l’appel”. Ce jour-là, d’une manière qu’elle n’expliquera jamais, la soif de Jésus d’aimer et sa soif pour les âmes prit possession de son cœur et le désir de satisfaire cette soif devint la motivation de sa vie. Au cours des semaines et des mois suivants, Jésus lui révéla, par des locutions intérieures et des visions, le désir de son cœur d’avoir“des victimes d’amour”, qui “diffuseraient son amour sur les âmes.” Il la suppliait “Viens, sois ma lumière”. “Je ne peux y aller seul.” Il lui révéla sa douleur devant la négligence envers les pauvres, son chagrin d’être ignoré d’eux et son immense désir d’être aimé par eux. Il demanda à Mère Teresa d’établir une communauté religieuse, les Missionnaires de la Charité, dédiée au service des plus pauvres d’entre les pauvres. Presque deux ans d’épreuves et de discernement passèrent avant que Mère Teresa ne reçoive la permission de commencer. Le 17 août 1948, elle se revêtit pour la première fois de son sari blanc, bordé de bleu et passa les portes de son couvent bien-aimé de Lorette pour entrer dans le monde des pauvres.

Après un stage de courte durée chez les Sœurs de la Mission Médicale à Patna, Mère Teresa retourna à Calcutta et trouva un logement temporaire chez les Petites Sœurs des Pauvres. Le 21 décembre, elle alla pour la première fois dans les bidonvilles. Elle visita quelques familles, lava les plaies de plusieurs enfants, prit soin d’un vieil homme malade allongé dans la rue et d’une femme tuberculeuse mourant de faim. Elle commençait chaque journée en communion avec Jésus dans l’Eucharistie et puis elle sortait, le chapelet à la main, pour le trouver et le servir dans“les rejetés, les mal-aimés, les négligés.” Après quelques mois, ses anciennes élèves la rejoignèrent une par une.

Ces enfants là…

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ce poème a été trouvé chez Maya

Ils sont si bien élevés, les gosses qui meurent de faim,
Ils ne parlent pas la bouche pleine, ils ne gâchent pas leur pain,
Ils ne jouent pas avec la mie, pour en faire des boulettes,
Ils ne font pas de petits tas, au bord de leur assiette,
Ils ne font pas de caprice, ne disent pas ‘j’aime pas’
Ne font pas la grimace, quand on enlève un plat,

Eux, ils ne trépignent pas, pour avoir des bonbons,
Ils ne donnent pas au chien, le gras de leur jambon,
Ne courent pas dans vos jambes, ne grimpent pas partout,
Ils ont le coeur si lourd, qu’ils vivent à genoux,
Pour leur repas, ils attendent sagement,
Ils pleurent quelquefois, quand ça dure trop longtemps…
Non, non rassurez-vous, ils ne vont pas crier,
Ces petits enfants là, ils sont trop bien élevés,
Eux, pleurent sans bruit, on ne les entend pas,
Ils sont si petits, qu’on ne les voit même pas,
Ils savent qu’ils ne peuvent, rien attendre de leur mère,
Ils cherchent stoïquement, du riz dans la poussière,

Mais ils ferment les yeux, quand l’estomac se tord,
Quand la douleur atroce, irradie tout leur corps,
Non, non soyez tranquilles, ils ne vont pas crier,
Ils n’en ont plus la force, seuls leurs yeux peuvent parler,
Ils vont croiser leur bras, sur leur ventre gonflé,
Ils vont prendre la pose, pour faire un bon cliché…

Ils mourront doucement, sans bruit, sans déranger,
Ces petits enfants là, ils sont si bien élevés

Le secret du bonheur durable

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Un sourire

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Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n’est assez riche pour s’en passer,
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l’amitié,
Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu’un qui ne sait plus sourire,
soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n’a autant besoin d’un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.

Raoul Follereau     

Toute son œuvre,  tend à lutter contre l’injustice sociale, la misère, le fanatisme, l’égoïsme des riches et des puissants. Ses livres les plus connus sont : L’heure des pauvres, La bataille de la Lèpre et Un jour de guerre pour la paix.

La vie d’un âne

La vie d’un âne
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Je me suis trompé
Je suis pauvre et paumé
J’ai compté sur l’amitié
Mon ami m’a délaissé
Le bien portant m’a rejeté
Le pharisien m’a attaqué et fauché
Seul un frère oublié m’a aidé
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Je suis un tas de fumier
Aimé par le jardinier
Nourriture pour le blé
Indispensable pour le verger
Valeur d’or pour le jardinier
Il m’adore dans son potager
Un jour je serai consommé
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Je me suis trompé
Le monde doit s’améliorer
Avec moi-même je dois commencer
Seul Jésus m’a pardonné
Il suffit de le demander
C’ est sa Mère qui m’ a transformé
M’ a appris à aimer et à pardonner  

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Je serais heureux ressuscité
Avec toi mon frère bien aimé
Avec toi mon Frère Jésus ressuscité
Avec toi ma Mère dans l’éternité
Je suis aimé, plus jamais désespéré
Ton frère réconcilié le sait .
Aimer, il suffit d’aimer .
L’âne de MARIE Pâques 1994 par Arnold

Croire encore!

 Ce texte trouvé chez “Mon cahier de brouillons” http://moncahier.net/ en faisant des recherches sur internet ; j ‘ ai aimé les paroles , c’ est la raison pour laquelle je vous le transmets pour qu’ à votre tour vous puissiez l’ apprécier ,savourer ces mots ; je vous souhaite une excellente journée
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Ce poème a été écrit par Marcia, une amie qui lutte pour la paix avec des “armes” que tous les hommes ont en eux, malheureusement ils ne savent pas s’en servir… Marcia, elle, parcourt le monde avec son message de tolérance.
Une faible voix parmi tant de cris et de larmes… des voix comme celle-ci il en existe de chaque côté de toutes les barrières!

Croire encore!

Je ne nommerai aucun être mon ennemi

Mais plutôt mon frère, mon aimé,l’ oublié de mon cœur.

Et je te promets mon frère

je te reconnaitrai à nouveau

A genoux je te dirai merci

J’apprendrai à t’aimer ennemi-aimé

Comme j’apprends à m’aimer moi-même.

Au nom de notre paix mon aimé Pourrais-tu donner ?

Pourrais-tu donner de toi-même ?

Pourras-tu ouvrir les portes d’acier de ton aveuglement ?

Te laisseras-tu submerger par les vagues de la souffrance humaine ?

Pourras-tu rester fort et laisser ces portes ouvertes
Et abandonner tes fuites, et abandonner tes peurs ?

Pourras-tu libérer la pureté de ton âme
Afin de réanimer le courage de la compréhension et de la pitié ?
Marcheras-tu la tête haute, mon aimé, en parcourant le monde,
Suivant ton propre chemin, semant ta vérité ?
Sauras-tu embrasser chaque être-humain
Avec compassion et amour ?
Ose, mon aimé, et réponds oui !
Ose mon aimé et dans un cri de désespoir…
Réponds oui, oui, oui…

©Marcia

Septembre 2002
Traduction de l’hébreu : Aliza Claude Lahav

Ouvre ta fenêtre

                                                     image00112.gif    Ouvre ta  fenêtre 

Ouvre ta fenêtre et vois plus loin,

Il y a des ruines à  rebatir, des terres à planter.

Ouvre ta fenêtre et vois plus haut, 

 Bien au-delâ des paroles de haine

 Et de mépris qui trop souvent t’empoisonnent le quotidien.

Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de fraternité au ciel de ta vie

Pour éclairer ton avenir.  

Ouvre ta fenêtre et vois plus loin,

Il y a des différences à gommer, des frontières à reculer.

Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,

Bien au-delà  des regards qui condamnent,

Qui classent  l’autre dans telle catégorie.

 

Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de tolérance au ciel de ta vie

Pour donner un autre visage à  cette terre.

 

Ouvre ta fenêtre et vois plus loin,

Il y a tant de gestes de paix à poser autour de toi.

Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,

Bien au-delà  des vengeances et des comptes à   régler.

Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de tendresse au ciel de ta vie

Pour donner une nouvelle chance à l’avenir.

Ouvre ta fenêtre et vois plus loin que le bout de ton nez,

Il y a tellement à faire pour soulager  l’opprimé

Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,

Bien au-delà de cette  indifférence qui  t’enferme sur toi-même.

Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de solidarité  au ciel de ta vie

Pour donner un autre visage à cette terre.

 

Ouvre ta fenêtre

Pour avancer plus loin,

Pour monter plus haut …

( Luc Stein )                                                    

Le diamant de la joie…

image0011.gifLe diamant de la joie…image0011.gif

C’est un diamant que nous portons en nous, une pierre brillante dont les facettes jettent leurs éclats d’arc-en-ciel sur tout ce qui l’entoure.
La joie, on la possède en soi, un trésor au fond de la mine, là depuis toujours ; seulement on ne le sait pas.
La joie, je l’ai trouvée tôt en mon enfance : je ressentais ce pur bonheur d’exister, j’étais reconnaissant à la terre de me porter, au soleil de m’éblouir, aux paysages de se révéler beaux et aux humains de me passionner.
L’adolescence m’a fait égarer la joie ; oubliant l’infini, préoccupé par moi et rien que moi, je me voulais plus grand que je ne suis et ne cessais de me heurter au monde et à mes limites ; je soupirais davantage que je n’exultais.
Lors de ma jeunesse, tout occupé à construire ma conscience intellectuelle du monde, je ne songeais plus à privilégier une chose aussi irrationnelle et subjective qu’un sentiment.
A cette époque-là, la joie a dû redescendre dans les couloirs de la mine.
Aujourd’hui, à quarante ans passés, un âge où j’ai enfin le courage d’être simple, par hasard en déambulant au fond de moi, j’ai retrouvé le diamant : il était recouvert de poussières, de soucis, de chagrins, de silences douloureux, d’interdits idéologiques.
Je l’ai nettoyé : il brillait toujours.
Mieux, il brillait davantage.
Ma joie, de par les épreuves traversées, diffuse désormais une lumière intense.
A cause des deuils et des êtres perdus, j’apprécie mieux ceux qui restent en prenant le temps de leur dire mon affection.
Puisque des maladies m’ont fait tanguer, j’aborde chaque jour comme un cadeau supplémentaire, un jour de plus.
Parce que mon esprit a échoué à expliquer de manière rationnelle et matérialiste notre présence au monde, j’apprécie ce mystère, je m’en enivre, je m’en régale.
Comme la mort demeure opaque, je privilégie la vie, je la respecte, je la défends.
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J’ai remonté ma joie de la mine.
Je la porte discrètement. Plutôt aux lèvres – par le sourire – qu’aux doigts.
Par respect pour la douleur, l’injustice et la tristesse, je n’en fais jamais étal.
Mais ne me demandez pas de l’ignorer.
Et si vous avez oublié ce que c’est, il y a un remède simple pour retrouver la mémoire : regardez attentivement un enfant qui rit.
(Eric-Emmanuel SCHMITT)

La plupart des images du blog viennent du Web.