Archive de la catégorie Poèmes
La vie d’un âne
12.5.2007 par heidi.




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Croire encore!
3.5.2007 par heidi.

Une faible voix parmi tant de cris et de larmes… des voix comme celle-ci il en existe de chaque côté de toutes les barrières!
Croire encore!
Je ne nommerai aucun être mon ennemi
Mais plutôt mon frère, mon aimé,l’ oublié de mon cœur.
Et je te promets mon frère
je te reconnaitrai à nouveau
A genoux je te dirai merci
J’apprendrai à t’aimer ennemi-aimé
Comme j’apprends à m’aimer moi-même.
Pourrais-tu donner de toi-même ?
Pourras-tu ouvrir les portes d’acier de ton aveuglement ?
Te laisseras-tu submerger par les vagues de la souffrance humaine ?
Pourras-tu rester fort et laisser ces portes ouvertes
Et abandonner tes fuites, et abandonner tes peurs ?
Afin de réanimer le courage de la compréhension et de la pitié ?
Marcheras-tu la tête haute, mon aimé, en parcourant le monde,
Suivant ton propre chemin, semant ta vérité ?
Avec compassion et amour ?
Ose, mon aimé, et réponds oui !
Ose mon aimé et dans un cri de désespoir…
Réponds oui, oui, oui…
Septembre 2002
Traduction de l’hébreu : Aliza Claude Lahav
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Ouvre ta fenêtre
8.4.2007 par heidi.
Ouvre ta fenêtre
Ouvre ta fenêtre et vois plus loin,
Il y a des ruines à rebatir, des terres à planter.
Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,
Bien au-delâ des paroles de haine
Et de mépris qui trop souvent t’empoisonnent le quotidien.
Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de fraternité au ciel de ta vie
Pour éclairer ton avenir.
Ouvre ta fenêtre et vois plus loin,
Il y a des différences à gommer, des frontières à reculer.
Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,
Bien au-delà des regards qui condamnent,
Qui classent l’autre dans telle catégorie.
Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de tolérance au ciel de ta vie
Pour donner un autre visage à cette terre.
Ouvre ta fenêtre et vois plus loin,
Il y a tant de gestes de paix à poser autour de toi.
Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,
Bien au-delà des vengeances et des comptes à régler.
Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de tendresse au ciel de ta vie
Pour donner une nouvelle chance à l’avenir.
Ouvre ta fenêtre et vois plus loin que le bout de ton nez,
Il y a tellement à faire pour soulager l’opprimé
Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,
Bien au-delà de cette indifférence qui t’enferme sur toi-même.
Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de solidarité au ciel de ta vie
Pour donner un autre visage à cette terre.
Ouvre ta fenêtre
Pour avancer plus loin,
Pour monter plus haut …
( Luc Stein )
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Le diamant de la joie…
5.3.2007 par heidi.
Le diamant de la joie…
C’est un diamant que nous portons en nous, une pierre brillante dont les facettes jettent leurs éclats d’arc-en-ciel sur tout ce qui l’entoure.
La joie, on la possède en soi, un trésor au fond de la mine, là depuis toujours ; seulement on ne le sait pas.
La joie, je l’ai trouvée tôt en mon enfance : je ressentais ce pur bonheur d’exister, j’étais reconnaissant à la terre de me porter, au soleil de m’éblouir, aux paysages de se révéler beaux et aux humains de me passionner.
L’adolescence m’a fait égarer la joie ; oubliant l’infini, préoccupé par moi et rien que moi, je me voulais plus grand que je ne suis et ne cessais de me heurter au monde et à mes limites ; je soupirais davantage que je n’exultais.
Lors de ma jeunesse, tout occupé à construire ma conscience intellectuelle du monde, je ne songeais plus à privilégier une chose aussi irrationnelle et subjective qu’un sentiment.
A cette époque-là, la joie a dû redescendre dans les couloirs de la mine.
Aujourd’hui, à quarante ans passés, un âge où j’ai enfin le courage d’être simple, par hasard en déambulant au fond de moi, j’ai retrouvé le diamant : il était recouvert de poussières, de soucis, de chagrins, de silences douloureux, d’interdits idéologiques.
Je l’ai nettoyé : il brillait toujours.
Mieux, il brillait davantage.
Ma joie, de par les épreuves traversées, diffuse désormais une lumière intense.
A cause des deuils et des êtres perdus, j’apprécie mieux ceux qui restent en prenant le temps de leur dire mon affection.
Puisque des maladies m’ont fait tanguer, j’aborde chaque jour comme un cadeau supplémentaire, un jour de plus.
Parce que mon esprit a échoué à expliquer de manière rationnelle et matérialiste notre présence au monde, j’apprécie ce mystère, je m’en enivre, je m’en régale.
Comme la mort demeure opaque, je privilégie la vie, je la respecte, je la défends.

J’ai remonté ma joie de la mine.
Je la porte discrètement. Plutôt aux lèvres – par le sourire – qu’aux doigts.
Par respect pour la douleur, l’injustice et la tristesse, je n’en fais jamais étal.
Mais ne me demandez pas de l’ignorer.
Et si vous avez oublié ce que c’est, il y a un remède simple pour retrouver la mémoire : regardez attentivement un enfant qui rit.
(Eric-Emmanuel SCHMITT)
La plupart des images du blog viennent du Web.
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Si nous ne sommes pas heureux,
25.2.2007 par heidi.

Si nous ne sommes pas heureux,
si nous ne sommes pas en paix,
nous serons incapables de partager
avec les autres la paix et le bonheur,
même avec ceux que nous aimons,
ou qui vivent sous notre toit.
.
Si nous sommes en paix,
si nous sommes heureux,
nous pourrons sourire
et nous épanouir comme une fleur ;
et tous les membres de notre famille,
de notre société tout entière,
pourront bénéficier de notre paix.
(Thich Nhat Hanh)
Bon dimanche.
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Pour la St-Valentin…
14.2.2007 par heidi.
Il y aurait des arbres sans visage
Des sourires sans rosée
Des visages sans sourire
Des rosées sans aurore
Et je serais la pluie
Qui te ferait naître
Et tu te donnerais
A mes arbres , mes visages ,
Mes aurores , mes rosées ,
Comme on donne un sourire
A une maison fermée .
Je vous rappelle que les mots soulignés sont des liens pour visionner des diaporamas ainsi que l’ image des amoureux ; Jean-Marie Rohé : ses poèmes
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Je vous envoye un bouquet que ma main
14.2.2007 par heidi.
“Le prince des poètes, le poète des princes”
Je vous envoye un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanies,
Qui ne les eust à ce vespre cuillies,
Cheutes à terre elles fussent demain.
Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés, bien qu’elles soient fleuries,
En peu de tems cherront toutes flétries,
Et comme fleurs, periront tout soudain.
Le tems s’en va, le tems s’en va, ma Dame,
Las ! le tems non, mais nous nous en allons,
Et tost serons estendus sous la lame :
Et des amours desquelles nous parlons,
Quand serons morts, n’en sera plus nouvelle :
Pour-ce aimés moy, ce-pendant qu’estes belle.
( 1524-1585 )
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Comme Dieu rayonne aujourd’hui
8.2.2007 par heidi.
Comme Dieu rayonne aujourd’hui,
Comme il exulte, comme il fleurit,
Parmi ces roses et ces fruits !
Comme il murmure en cette fontaine !
Ah ! comme il chante en ces oiseaux…
Qu’elle est suave son haleine
Dans l’odorant printemps nouveau !
Comme il se baigne dans la lumière
Avec amour, mon jeune dieu !
Toutes les choses de la terre
Sont ses vêtements radieux.
Charles VAN LERBERGHE (1861-1907)
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Le déserteur
5.2.2007 par heidi.

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C’est pas pour vous fâcher
II faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m’en vais déserter
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Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront
2.2.2007 par heidi.
Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront
Joachim du Bellay est né au château de La Turmelière, en Anjou, en 1522. Sourd et malade, il meurt le 1er janvier 1560 à 37 ans.
Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront,
Ceux qui aiment l’honneur, chanteront de la gloire,
Ceux qui sont près du roi, publieront sa victoire,
Ceux qui sont courtisans, leurs faveurs vanteront,
Ceux qui aiment les arts, les sciences diront,
Ceux qui sont vertueux, pour tels se feront croire,
Ceux qui aiment le vin, deviseront de boire,
Ceux qui sont de loisir, de fables écriront,
Ceux qui sont médisants, se plairont à médire,
Ceux qui sont moins fâcheux, diront des mots pour rire,
Ceux qui sont plus vaillants, vanteront leur valeur,
Ceux qui se plaisent trop, chanteront leur louange,
Ceux qui veulent flatter, feront d’un diable un ange :
Moi, qui suis malheureux, je plaindrai mon malheur.
Joachim DU BELLAY (1522-1560)
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