Archive de la catégorie Poèmes

La vie d’un âne

La vie d’un âne
ane.jpg
Je me suis trompé
Je suis pauvre et paumé
J’ai compté sur l’amitié
Mon ami m’a délaissé
Le bien portant m’a rejeté
Le pharisien m’a attaqué et fauché
Seul un frère oublié m’a aidé
primula-veris.jpg
Je suis un tas de fumier
Aimé par le jardinier
Nourriture pour le blé
Indispensable pour le verger
Valeur d’or pour le jardinier
Il m’adore dans son potager
Un jour je serai consommé
ane.jpg
Je me suis trompé
Le monde doit s’améliorer
Avec moi-même je dois commencer
Seul Jésus m’a pardonné
Il suffit de le demander
C’ est sa Mère qui m’ a transformé
M’ a appris à aimer et à pardonner  

jesus-christ4.jpg
Je serais heureux ressuscité
Avec toi mon frère bien aimé
Avec toi mon Frère Jésus ressuscité
Avec toi ma Mère dans l’éternité
Je suis aimé, plus jamais désespéré
Ton frère réconcilié le sait .
Aimer, il suffit d’aimer .
L’âne de MARIE Pâques 1994 par Arnold

Croire encore!

 Ce texte trouvé chez “Mon cahier de brouillons” http://moncahier.net/ en faisant des recherches sur internet ; j ‘ ai aimé les paroles , c’ est la raison pour laquelle je vous le transmets pour qu’ à votre tour vous puissiez l’ apprécier ,savourer ces mots ; je vous souhaite une excellente journée
image0011.jpg
Ce poème a été écrit par Marcia, une amie qui lutte pour la paix avec des “armes” que tous les hommes ont en eux, malheureusement ils ne savent pas s’en servir… Marcia, elle, parcourt le monde avec son message de tolérance.
Une faible voix parmi tant de cris et de larmes… des voix comme celle-ci il en existe de chaque côté de toutes les barrières!

Croire encore!

Je ne nommerai aucun être mon ennemi

Mais plutôt mon frère, mon aimé,l’ oublié de mon cœur.

Et je te promets mon frère

je te reconnaitrai à nouveau

A genoux je te dirai merci

J’apprendrai à t’aimer ennemi-aimé

Comme j’apprends à m’aimer moi-même.

Au nom de notre paix mon aimé Pourrais-tu donner ?

Pourrais-tu donner de toi-même ?

Pourras-tu ouvrir les portes d’acier de ton aveuglement ?

Te laisseras-tu submerger par les vagues de la souffrance humaine ?

Pourras-tu rester fort et laisser ces portes ouvertes
Et abandonner tes fuites, et abandonner tes peurs ?

Pourras-tu libérer la pureté de ton âme
Afin de réanimer le courage de la compréhension et de la pitié ?
Marcheras-tu la tête haute, mon aimé, en parcourant le monde,
Suivant ton propre chemin, semant ta vérité ?
Sauras-tu embrasser chaque être-humain
Avec compassion et amour ?
Ose, mon aimé, et réponds oui !
Ose mon aimé et dans un cri de désespoir…
Réponds oui, oui, oui…

©Marcia

Septembre 2002
Traduction de l’hébreu : Aliza Claude Lahav

Ouvre ta fenêtre

                                                     image00112.gif    Ouvre ta  fenêtre 

Ouvre ta fenêtre et vois plus loin,

Il y a des ruines à  rebatir, des terres à planter.

Ouvre ta fenêtre et vois plus haut, 

 Bien au-delâ des paroles de haine

 Et de mépris qui trop souvent t’empoisonnent le quotidien.

Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de fraternité au ciel de ta vie

Pour éclairer ton avenir.  

Ouvre ta fenêtre et vois plus loin,

Il y a des différences à gommer, des frontières à reculer.

Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,

Bien au-delà  des regards qui condamnent,

Qui classent  l’autre dans telle catégorie.

 

Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de tolérance au ciel de ta vie

Pour donner un autre visage à  cette terre.

 

Ouvre ta fenêtre et vois plus loin,

Il y a tant de gestes de paix à poser autour de toi.

Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,

Bien au-delà  des vengeances et des comptes à   régler.

Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de tendresse au ciel de ta vie

Pour donner une nouvelle chance à l’avenir.

Ouvre ta fenêtre et vois plus loin que le bout de ton nez,

Il y a tellement à faire pour soulager  l’opprimé

Ouvre ta fenêtre et vois plus haut,

Bien au-delà de cette  indifférence qui  t’enferme sur toi-même.

Ouvre ta fenêtre et accroche un rayon de solidarité  au ciel de ta vie

Pour donner un autre visage à cette terre.

 

Ouvre ta fenêtre

Pour avancer plus loin,

Pour monter plus haut …

( Luc Stein )                                                    

Le diamant de la joie…

image0011.gifLe diamant de la joie…image0011.gif

C’est un diamant que nous portons en nous, une pierre brillante dont les facettes jettent leurs éclats d’arc-en-ciel sur tout ce qui l’entoure.
La joie, on la possède en soi, un trésor au fond de la mine, là depuis toujours ; seulement on ne le sait pas.
La joie, je l’ai trouvée tôt en mon enfance : je ressentais ce pur bonheur d’exister, j’étais reconnaissant à la terre de me porter, au soleil de m’éblouir, aux paysages de se révéler beaux et aux humains de me passionner.
L’adolescence m’a fait égarer la joie ; oubliant l’infini, préoccupé par moi et rien que moi, je me voulais plus grand que je ne suis et ne cessais de me heurter au monde et à mes limites ; je soupirais davantage que je n’exultais.
Lors de ma jeunesse, tout occupé à construire ma conscience intellectuelle du monde, je ne songeais plus à privilégier une chose aussi irrationnelle et subjective qu’un sentiment.
A cette époque-là, la joie a dû redescendre dans les couloirs de la mine.
Aujourd’hui, à quarante ans passés, un âge où j’ai enfin le courage d’être simple, par hasard en déambulant au fond de moi, j’ai retrouvé le diamant : il était recouvert de poussières, de soucis, de chagrins, de silences douloureux, d’interdits idéologiques.
Je l’ai nettoyé : il brillait toujours.
Mieux, il brillait davantage.
Ma joie, de par les épreuves traversées, diffuse désormais une lumière intense.
A cause des deuils et des êtres perdus, j’apprécie mieux ceux qui restent en prenant le temps de leur dire mon affection.
Puisque des maladies m’ont fait tanguer, j’aborde chaque jour comme un cadeau supplémentaire, un jour de plus.
Parce que mon esprit a échoué à expliquer de manière rationnelle et matérialiste notre présence au monde, j’apprécie ce mystère, je m’en enivre, je m’en régale.
Comme la mort demeure opaque, je privilégie la vie, je la respecte, je la défends.
image0011.gif
J’ai remonté ma joie de la mine.
Je la porte discrètement. Plutôt aux lèvres – par le sourire – qu’aux doigts.
Par respect pour la douleur, l’injustice et la tristesse, je n’en fais jamais étal.
Mais ne me demandez pas de l’ignorer.
Et si vous avez oublié ce que c’est, il y a un remède simple pour retrouver la mémoire : regardez attentivement un enfant qui rit.
(Eric-Emmanuel SCHMITT)

La plupart des images du blog viennent du Web.

Si nous ne sommes pas heureux,

image0045.jpg

Si nous ne sommes pas heureux,
si nous ne sommes pas en paix,
nous serons incapables de partager
avec les autres la paix et le bonheur,
même avec ceux que nous aimons,
ou qui vivent sous notre toit.

.
Si nous sommes en paix,
si nous sommes heureux,
nous pourrons sourire
et nous épanouir comme une fleur ;
et tous les membres de notre famille,
de notre société tout entière,
pourront bénéficier de notre paix.
(Thich Nhat Hanh)

Bon dimanche.

Pour la St-Valentin…

.50401733.jpg     Si tu n’ étaiscoeur163.gif

Si tu n’ étais

Il y aurait des arbres sans visage

Des sourires sans rosée

Des visages sans sourire

Des rosées sans aurore

Et je serais la pluie

Qui te ferait naître

Et tu te donnerais

A mes arbres , mes visages ,

Mes aurores , mes rosées ,

Comme on donne un sourire

A une maison fermée .

Jean-Marie Rohé .

petitmot40.jpg  Je vous rappelle que les mots soulignés sont des liens pour visionner  des diaporamas ainsi que l’ image des amoureux  ;   Jean-Marie Rohé : ses  poèmes

Je vous envoye un bouquet que ma main

“Le prince des poètes, le poète des princes”

.

Je vous envoye un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanies,
Qui ne les eust à ce vespre cuillies,
Cheutes à terre elles fussent demain.

Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés, bien qu’elles soient fleuries,
En peu de tems cherront toutes flétries,
Et comme fleurs, periront tout soudain.

Le tems s’en va, le tems s’en va, ma Dame,
Las ! le tems non, mais nous nous en allons,
Et tost serons estendus sous la lame :

Et des amours desquelles nous parlons,
Quand serons morts, n’en sera plus nouvelle :
Pour-ce aimés moy, ce-pendant qu’estes belle.

Pierre de Ronsard

s-2713.gif ( 1524-1585 )

Comme Dieu rayonne aujourd’hui

Comme Dieu rayonne aujourd’hui,
Comme il exulte, comme il fleurit,
Parmi ces roses et ces fruits !

Comme il murmure en cette fontaine !
Ah ! comme il chante en ces oiseaux…
Qu’elle est suave son haleine
Dans l’odorant printemps nouveau !

Comme il se baigne dans la lumière
Avec amour, mon jeune dieu !
Toutes les choses de la terre
Sont ses vêtements radieux.

Charles VAN LERBERGHE (1861-1907)

Le déserteur

Boris Vian (1920-1959) fut un homme remarquable , il fut à la fois ingénieur, écrivain, musicien, chroniqueur de jazz, parolier et chanteur. , Boris Vian a vécu en restant inconnu du grand public.

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre

Que vous lirez peut-être

Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C’est pas pour vous fâcher
II faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m’en vais déserter

BORIS VIAN

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront

Joachim du Bellay est né au château de La Turmelière, en Anjou, en 1522. Sourd et malade, il meurt le 1er janvier 1560 à 37 ans.

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront,
Ceux qui aiment l’honneur, chanteront de la gloire,
Ceux qui sont près du roi, publieront sa victoire,
Ceux qui sont courtisans, leurs faveurs vanteront,

Ceux qui aiment les arts, les sciences diront,
Ceux qui sont vertueux, pour tels se feront croire,
Ceux qui aiment le vin, deviseront de boire,
Ceux qui sont de loisir, de fables écriront,

Ceux qui sont médisants, se plairont à médire,
Ceux qui sont moins fâcheux, diront des mots pour rire,
Ceux qui sont plus vaillants, vanteront leur valeur,

Ceux qui se plaisent trop, chanteront leur louange,
Ceux qui veulent flatter, feront d’un diable un ange :
Moi, qui suis malheureux, je plaindrai mon malheur.

Joachim DU BELLAY (1522-1560)