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Archive de la catégorie Poèmes

Si nous ne sommes pas heureux,

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Si nous ne sommes pas heureux,
si nous ne sommes pas en paix,
nous serons incapables de partager
avec les autres la paix et le bonheur,
même avec ceux que nous aimons,
ou qui vivent sous notre toit.

.
Si nous sommes en paix,
si nous sommes heureux,
nous pourrons sourire
et nous épanouir comme une fleur ;
et tous les membres de notre famille,
de notre société tout entière,
pourront bénéficier de notre paix.
(Thich Nhat Hanh)

Bon dimanche.

Pour la St-Valentin…

.50401733.jpg     Si tu n’ étaiscoeur163.gif

Si tu n’ étais

Il y aurait des arbres sans visage

Des sourires sans rosée

Des visages sans sourire

Des rosées sans aurore

Et je serais la pluie

Qui te ferait naître

Et tu te donnerais

A mes arbres , mes visages ,

Mes aurores , mes rosées ,

Comme on donne un sourire

A une maison fermée .

Jean-Marie Rohé .

petitmot40.jpg  Je vous rappelle que les mots soulignés sont des liens pour visionner  des diaporamas ainsi que l’ image des amoureux  ;   Jean-Marie Rohé : ses  poèmes

Je vous envoye un bouquet que ma main

“Le prince des poètes, le poète des princes”

.

Je vous envoye un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanies,
Qui ne les eust à ce vespre cuillies,
Cheutes à terre elles fussent demain.

Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés, bien qu’elles soient fleuries,
En peu de tems cherront toutes flétries,
Et comme fleurs, periront tout soudain.

Le tems s’en va, le tems s’en va, ma Dame,
Las ! le tems non, mais nous nous en allons,
Et tost serons estendus sous la lame :

Et des amours desquelles nous parlons,
Quand serons morts, n’en sera plus nouvelle :
Pour-ce aimés moy, ce-pendant qu’estes belle.

Pierre de Ronsard

s-2713.gif ( 1524-1585 )

Comme Dieu rayonne aujourd’hui

Comme Dieu rayonne aujourd’hui,
Comme il exulte, comme il fleurit,
Parmi ces roses et ces fruits !

Comme il murmure en cette fontaine !
Ah ! comme il chante en ces oiseaux…
Qu’elle est suave son haleine
Dans l’odorant printemps nouveau !

Comme il se baigne dans la lumière
Avec amour, mon jeune dieu !
Toutes les choses de la terre
Sont ses vêtements radieux.

Charles VAN LERBERGHE (1861-1907)

Le déserteur

Boris Vian (1920-1959) fut un homme remarquable , il fut à la fois ingénieur, écrivain, musicien, chroniqueur de jazz, parolier et chanteur. , Boris Vian a vécu en restant inconnu du grand public.

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre

Que vous lirez peut-être

Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C’est pas pour vous fâcher
II faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m’en vais déserter

BORIS VIAN

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront

Joachim du Bellay est né au château de La Turmelière, en Anjou, en 1522. Sourd et malade, il meurt le 1er janvier 1560 à 37 ans.

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront,
Ceux qui aiment l’honneur, chanteront de la gloire,
Ceux qui sont près du roi, publieront sa victoire,
Ceux qui sont courtisans, leurs faveurs vanteront,

Ceux qui aiment les arts, les sciences diront,
Ceux qui sont vertueux, pour tels se feront croire,
Ceux qui aiment le vin, deviseront de boire,
Ceux qui sont de loisir, de fables écriront,

Ceux qui sont médisants, se plairont à médire,
Ceux qui sont moins fâcheux, diront des mots pour rire,
Ceux qui sont plus vaillants, vanteront leur valeur,

Ceux qui se plaisent trop, chanteront leur louange,
Ceux qui veulent flatter, feront d’un diable un ange :
Moi, qui suis malheureux, je plaindrai mon malheur.

Joachim DU BELLAY (1522-1560)

LA VISITATION DE L’AMOUR

Stuart Merrill est né à Hampstead, près de New York, en 1863 et il est mort à Versailles, le 1er décembre 1915.
Je veux que l’Amour entre comme un ami dans notre maison,
Disais-tu, bien-aimée, ce soir rouge d’automne
Où dans leur cage d’osier les tourterelles monotones
Râlaient, palpitant en soudaine pâmoison.
L’Amour entrera toujours comme un ami dans notre maison,
T’ai-je répondu, écoutant le bruit des feuilles qui tombent,
Par-delà le jardin des chrysanthèmes, sur les tombes
Que la forêt étreint de ses jaunes frondaisons.
Et voici, l’Amour est venu frapper à la porte de notre maison,
Nu comme la Pureté, doux comme la Sainteté ;
Ses flèches lancées vers le soleil mourant chantaient
Comme son rire de jeune dieu qui chasse toute raison.
Amour, Amour, sois le bienvenu dans notre maison
Où t’attendent la flamme de l’âtre et la coupe de bon vin.
Amour, ô toi qui es trop beau pour ne pas être divin,
Apaise en nos pauvres cœurs toute crainte de trahison !
Et l’amour est entré en riant dans notre maison,
Et nous ceignant le cou du double collier de ses bras,
Il a forcé nos bouches closes et nos yeux ingrats
A voir et à dire enfin ce que nous leur refusons.
Depuis, nous avons fermé la porte de notre maison
Pour garder auprès de nous le dieu errant Amour
Qui nous fit oublier la fuite furtive des jours
En nous chantant le secret éternel des saisons.
Mais nous l’ouvrirons un jour, la porte de notre maison,
Pour que l’Amour, notre ami, aille baiser les hommes
Sur leurs lèvres et leurs yeux - aveugles et muets que nous sommes ! -
Comme il nous baisa sur les nôtres, ce soir plein d’oraisons !
Et ce sera Pâques alors autour de notre maison,
Et l’on entendra prier les morts autour des tombes,
Et l’on verra s’essorer comme des âmes les colombes
Entre le soleil mort et la lune née à l’horizon.

Au matin !

Au matin !  Né en 1823 à Moulins sur Allier, et mort en 1891 à Paris, à l’âge de 68 ans. Il est enterré au cimetière de Montparnasse.

«Au matin, Elle entra chez Guy,
Pâle, ayant pourtant l’air d’être aise,
Belle, avec un air alangui,
Dans sa robe couleur de fraise.

Dans la maison, qui se soumit,
Elle entra comme une voisine,
Et tout de suite, Elle se mit
A fourrager dans la cuisine.

O doux régal que parfois j’eus!
Avec de jolis airs tartuffes,
Elle arrosa d’un très bon jus
Des oeufs du jour, brouillés aux truffes,

Et les servit. Guy déjeuna,
Trouvant le destin peu sévère.
Ainsi qu’aux noces de Cana,
Un vin rose empourprait son verre.

Puis, tandis qu’il en savourait
Jusqu’aux dernières gouttelettes
Qu’un rayon de soleil dorait,
Elle servit les côtelettes.

Ayant sur ce point triomphé
Sans chiffonner sa collerette,
Tandis que Guy prit son café
En fumant une cigarette,

Pour achever l’enchantement,
Elle prit un bel exemplaire
Du livre, et lut très lentement
Quelques strophes de Baudelaire.

Puis elle joua du Wagner
Au piano, montrant le lobe
D’une oreille rose, et dans l’air
Volaient les parfums de sa robe.

Elle s’agenouilla. Ses yeux
Disaient toutes sortes de choses,
Et Guy, se roulant dans les cieux,
Baisa longtemps ses lèvres roses.

Et dans son bonheur affermi
Comme un roi jeune et plein de gloire,
Il égarait ses doigts parmi
La grande chevelure noire.

Il planait, comme un Séraphin,
Dans le ciel où tout est dictame;
Puis il dit, s’éveillant enfin:
Mais qui donc êtes-vous, madame?

Moi? dit-elle, s’il vous souvient
De votre désir, je suis celle
Que l’on attendait, et qui vient,
Et dont l’oeil d’or sombre étincelle.

En ceci, rien d’original.
Tout est simple, dans cette affaire.
J’ai lu l’annonce du journal,
Et je suis la bonne à tout faire!»
Théodore Faullin de BANVILLE

«Sans la justesse de l’expression, pas de poésie.»
Théodore de Banville, Petit Traité de poésie française.

A vous …

Pendant longtemps j’ai hésité
Doucement l’idée s’est imposée
L’envie a été plus forte que tout
Et je suis arrivée parmi vous .

Comment ai-je pu vivre avant
Avec la maladie depuis un an
Pourquoi avoir tant attendu
Ca je ne sais pas non plus

Celà ne fait pas très longtemps
Il me semble qu’il y a dix ans
J’ai été très vite acceptée
Et j’en suis vraiment très flattée

Vous m’avez permis de me liberer
Avec l’humour mes peurs s’en sont allées
De mes doutes vous m’avez sortie
De ma timidité je suis un peu guérie

J’ai appris des choses sur moi
Des choses que je ne savais pas
Comment pourrais-je regretter
Ce que tous les jours vous m’apportez

Pour le bon et le moins bon
Toujours quelqu’un répond
En réponse à mes questions
Vous savez trouver le bon ton

Certes la maladie est toujours là
Pour nous tous elle est bien là
Mais il y existe ici une telle amitié
Qu’il m’arrive parfois de l’oublier

J’ai découvert de vrais amis
Qui font de moi ce que je suis
J’ai pris confiance en moi
Grâce à vous qui croyez en moi

Ce poeme est mon tout premier
Il ne sera peut-etre pas le dernier
C’est mon tout premier essai
Et c’est à vous qu’il est dédié.

Cathie

Soleils de vie….

coupedelumirekg7.gifSoleils de vie

Il y a des gens qui répandent la lumière,

Et il y a des gens qui jettent de l’ombre sur toute chose.

La vie est une aventure tissée d’émotions

Dans un monde habité par la lumière

Et par les ténèbres.

Qui veut toujours avoir plus n’est jamais en paix.

La vie ne lui fait nul plaisir.

Cette personne est comme un oiseau Aux ailes trop lourdes.

Jamais elle ne pourra s’envoler vers le soleil.

Une personne qui se contente de peu

Obtiendra plus que ce qu’elle attend.

Elle reçoit toute chose comme une merveille.

Les merveilles de la vie lui sont offertes gratuitement.

Construis un monde meilleur en commençant chez toi !…

(Phil Bosmans)