Archive de la catégorie science
Les téléphones portables bénéfiques contre Alzheimer ?
11.8.2010 par heidi.
Des résultats spectaculaires ont été obtenus sur des souris. Mais ils doivent être confirmés.
article trouvé sur Le Figaro
En pleine polémique sur la possible toxicité des téléphones portables pour la santé, des chercheurs américains jettent un pavé dans la mare. Leurs travaux sur des souris, tout juste publiés dans la revue spécialisée Journal of Alzheimer’s Disease, suggèrent en effet qu’une exposition prolongée aux ondes électromagnétiques émises par les téléphones mobiles pourrait prévenir la maladie d’Alzheimer, et même faire régresser ses lésions. Jusqu’ici, les téléphones portables avaient plutôt été soupçonnés d’induire des tumeurs cérébrales. Les résultats obtenus par Gary Arendash, du Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer de Floride, paraissent spectaculaires, mais ils sont très préliminaires et restent à confirmer, estiment les spécialistes français.
Chercheur reconnu dans le domaine de la maladie d’Alzheimer - il est notamment l’un des pionniers de la piste vaccinale -, Gary Arendash est parti de l’hypothèse qu’un usage intense et prolongé du téléphone portable pouvait être délétère pour le cerveau et en particulier la mémoire. Pour le vérifier, son équipe a mené des expériences chez 96 souris, dont beaucoup étaient génétiquement modifiées pour déclarer une maladie d’Alzheimer. Deux heures par jour pendant 7 à 9 mois, ces animaux ont été soumis, non pas directement à des téléphones portables, mais à une antenne émettant des ondes électromagnétiques de haute fréquence. À la surprise des chercheurs, les effets de cette exposition - correspondant chez l’homme à un portable vissé à l’oreille plusieurs heures par jour pendant des années - ont été bénéfiques.
«Une piste intéressante»
D’abord, les souris génétiquement prédisposées à l’Alzheimer mais exposées précocement et longtemps ont été protégées de la maladie. Leurs performances aux tests de mémoire (repérage dans un labyrinthe) se sont révélées comparables à celles d’animaux sains. Plus étonnant encore, les souris déjà malades ont aussi retrouvé leur mémoire. Et dans leur cerveau, les plaques amyloïdes - l’une des signatures anatomiques de la maladie - ont régressé. Quant aux souris non génétiquement modifiées, leur mémoire a aussi été boostée par l’exposition prolongée aux ondes. «Comme nous avons utilisé des paramètres électromagnétiques identiques aux téléphones portables, et que la mémoire de nos souris a été évaluée avec des méthodes comparables aux tests humains, nous pensons que nos résultats peuvent être très pertinents chez l’homme», souligne Gary Arendash. Selon lui, les effets protecteurs des ondes sur la mémoire pourraient en partie s’expliquer par une augmentation du débit sanguin dans le cerveau. Pendant les périodes d’exposition au portable, les chercheurs ont relevé une légère élévation de la température cérébrale chez les cobayes. Ce phénomène, qui aurait peut-être un rôle dans la régression des plaques amyloïdes, a été noté uniquement chez les souris malades, après plusieurs mois d’expérience.
«Les ondes électromagnétiques pourraient représenter un traitement non pharmacologique et non invasif de la maladie d’Alzheimer», concluent les chercheurs, tout en appelant à la prudence dans l’extrapolation de leurs découvertes à l’homme. Face à ces travaux inédits, les spécialistes français restent sur la réserve. «C’est une piste intéressante, proposée par une équipe sérieuse, mais leurs résultats ont besoin d’être reproduits», commente le Pr Jean-Jacques Hauw, neuropathologiste à l’université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris. Ainsi, précise-t-il, le modèle animal utilisé par l’équipe américaine est validé, mais reste éloigné de la maladie d’Alzheimer humaine. Le Pr Philippe Amouyel (Inserm), qui pilote le volet recherche du plan Alzheimer, est même carrément critique sur la méthodologie. Dans ces expériences, c’est tout le corps de l’animal qui est exposé aux ondes, et pas seulement la tête, remarque-t-il. Surtout, «les effectifs de souris sont assez faibles et sont divisés en plusieurs sous-groupes soumis à de nombreux tests. Du coup, certains résultats observés pourraient être le fait du hasard».
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Par Sandrine Cabut
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Pourquoi le coeur est-il à gauche ?
13.5.2010 par heidi.
Dans le corps humain, les organes qui n’existent qu’en “un” exemplaire doivent forcément se latéraliser pour gagner de la place.
La position des organes asymétriques se
décide très tôt dans l’embryon grâce à des courants liquides orchestrés par des cils vibratiles présents à la surface
d’une structure particulière - un nœud - formée d’une douzaine de cellules embryonnaires
Ainsi, le cœur est à gauche et le foie à droite. Pourquoi pas l’inverse ? C’est le hasard de l’évolution !
Une piste :
Le demi-cœur droit (une oreillette et un ventricule), dit pulmonaire, est spécialisé dans l’envoi du sang «pauvre» dans les poumons, et le demi-gauche (plus gros que le droit) recueille le sang oxygéné sortant des poumons et le propulse dans tout l’organisme. C’est sans doute cette bifonctionnalité du cœur qui entraîne, mécaniquement, son décalage de position.
Si tout était inversé, position du cœur, fonctionnalité des demi-cœurs, poumons, etc., l’ensemble pourrait parfaitement fonctionner. Le problème est que les inversions sont rarement complètes.
Bref, cela reste un peu un mystère !
Le cœur a encore et toujours des raisons que la raison ne connaît pas.
Sources :
http://www.lefigaro.fr/sciences/20060427…
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Améliorer les performances humaines
9.4.2010 par heidi.
Nanotechnologies, le vertige de l’infiniment petit
article trouvé dans Le Monde-Diplomatique
D’ores et déjà, deux craintes font surface : premièrement, les nanopoudres – du fait de leur finesse – peuvent se diffuser dans tous les espaces corporels, alvéoles pulmonaires, sang et même à travers la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau. Le toxicologue britannique Vyvyan Howard a mis en évidence le problème, en démontrant que des nanoparticules d’or peuvent franchir la barrière placentaire et donc transporter des composés de la mère au fœtus. Deuxièmement, la forme des nanoproduits peut être à l’origine d’effets toxiques. Ainsi, à l’instar des fibres d’amiante, les nanotubes de carbone pourraient se ficher dans les alvéoles pulmonaires et provoquer des cancers. Ce qui complique la caractérisation des éventuels impacts sanitaires, c’est qu’on ne connaît pas bien les nanoproduits que l’on fabrique. Constitués souvent d’un mélange de nanofibres, nanoparticules et de divers catalyseurs (aluminium ou fer), les nanotubes déjà commercialisés semblent avoir des effets d’autant plus inflammatoires qu’ils sont peu purifiés.
La physicienne anglaise Ann Dowling, qui a présidé le rapport consacré aux nanotechnologies de la Royal Society et de la Royal Academy of Engineering, publié en juillet2004, demande aux industriels de « restreindre les expositions aux nanotubes, de divulguer leurs tests toxicologiques, et que des recherches approfondies soient menées pour cerner les impacts biologiques (8) ». Pour l’heure, une vingtaine de sociétés dans le monde développent déjà des pilotes de production de nanotubes de carbone, en prenant des précautions diverses… « Nous travaillons en combinaison ou cagoule, sous atmosphère dépressurisée et sous hotte », précise M.Pascal Pierron, dirigeant de la société Nanoledge, basée à Montpellier. A la direction de la recherche de Saint-Gobain, on envisage de stopper des travaux jugés trop risqués. De son côté, M.Patrice Gaillard, responsable chez Arkema du projet nanotubes et qui développe un projet-pilote à Pau, annonçait en janvier2005 « le démarrage en 2007 d’une production de plusieurs centaines de tonnes par an (9) ».
Les Académies britanniques ont pris le problème à bras-le-corps, en émettant vingt et une recommandations. Les auteurs du rapport demandent d’éviter la dissémination des nanoparticules et nanotubes, mais se prononcent aussi pour la mise en place d’une base de données des effets toxiques, des bioaccumulations et de l’exposition spécifique des populations à divers environnements. Ils préconisent de sensibiliser les chercheurs et le personnel de laboratoire aux enjeux éthiques et sociaux, et d’impliquer les citoyens. Sur le plan de la législation, ils estiment qu’il faut s’assurer que la maîtrise de ces nanotechnologies soit complètement encadrée par les textes de loi existants ou à venir. Cela s’annonce délicat, tant il est difficile déjà, dans le secteur de la chimie, de faire répertorier les effets toxiques. On constate en effet combien les ambitions du règlement européen Reach (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals), qui prévoyait d’évaluer l’incidence sur la santé ou l’environnement de trente mille substances chimiques (soit 30% de l’ensemble des produits industriels), sont revues à la baisse sous l’influence des lobbies.
Les systèmes d’autorisation des substances devront être profondément revus : en effet, ils reposent uniquement sur la description de la composition chimique des produits (inventaire européen Einecs ou inventaire mondial CAS). Or, avec les nanomatériaux cela ne suffit plus, puisque c’est l’organisation spatiale de leurs éléments atomiques qui peut déclencher des effets biologiques (notamment cancérigènes).
La position des assureurs révèle d’ailleurs crûment l’étendue des incertitudes. En 2004, la firme Swiss Re a mis en garde contre la ruée vers les nanotechnologies, rappelant la « nature imprévisible des risques qu’elles peuvent occasionner et les pertes récurrentes et cumulatives qu’elle peuvent engendrer (10) ». Même les lobbyistes pointent le risque qu’un « accident impliquant des nanoparticules déclenche un réflexe défensif non seulement à l’égard du matériau en question mais aussi peut-être vis-à-vis des nanotechnologies dans leur ensemble (11) ».
Comme des investissements colossaux sont déjà engagés, tout le monde veut croire à des risques mineurs et surtout maîtrisables. A l’université Rice (Houston, Etats-Unis), haut lieu de la réflexion sur l’impact des nanotechnologies, la chercheuse Kristen Kulinowski est optimiste : « Si nous pouvons contrôler les propriétés de surface, nous pourrons éviter les effets toxiques », espère-t-elle. Tout comme M. Sean Murdock, directeur de l’organisation industrielle américaine NanoBusiness Alliance, qui convient que « les risques sont là, ils sont réels mais ils sont gérables ». Aux plans européen et américain, même si de très nombreux programmes sur les enjeux sanitaires sont lancés, ils ne dépasseront guère 3% à 6% des budgets « nano ».
Certains, comme le sociologue Francis Chateauraynaud (EHESS), s’interrogent sur les convergences possibles entre les biotechnologies, la physico-chimie, l’informatique et les sciences cognitives. « Il reste à savoir si toutes ces opérations ne cohabitent pas essentiellement par la seule magie du verbe et par la caution que leur confèrent les discours officiels », indique-t-il dans son rapport « Nanosciences et technoprophéties » (12). D’autres, au contraire, parlent de BANG (acronyme de « bits, atomes, neurones et gènes ») pour désigner ce rapprochement interdisciplinaire susceptible de permettre des phénomènes d’auto-organisation ou de réplication. Pour eux, on ouvre grand la porte à l’inconnu, à l’imprévisible… C’est la terra incognita.
A cette perspective fascinante, les Américains assignent un horizon : « améliorer les performances humaines ». Dans son rapport sur les nano-bio-info-cognosciences (NBIC) paru en juin2002, la NSF décrit les technologies convergentes comme un moyen de « permettre le bien-être matériel et spirituel universel, l’interaction pacifique et mutuellement avantageuse entre les humains et les machines intelligentes, la disparition complète des obstacles à la communication généralisée, en particulier ceux qui résultent de la diversité des langues, l’accès à des sources d’énergie inépuisables, la fin des soucis liés à la dégradation de l’environnement (13) ». Ce cap nourrit une puissante « économie de la promesse » et s’inscrit idéologiquement dans le courant transhumaniste que soutient l’un des auteurs, William Sims Bainbridge, sociologue des religions et directeur de l’information et des systèmes intelligents de la NSF. Cette mouvance défend la liberté d’usage des drogues et médicaments, la cryoconservation des corps et le dopage génétique ou cérébral. Elle brandit la technique comme panacée pour résoudre les problèmes sociaux et humains, de plus en plus insidieusement médicalisés.
Face à ce problématique positionnement officiel américain, la Communauté européenne a publié une « réponse » en septembre 2004, dans le rapport intitulé « Technologies convergentes pour une société européenne de la connaissance » (14). Les auteurs considèrent que les nanotechnologies doivent être tournées vers des finalités humaines, et non économiques, contribuer à bâtir la « société de la connaissance, faciliter les transports et créer des “assistants” pour servir l’intérêt général ».
« Cette divergence est apparue très clairement lors de la conférence NanoEthics, qui s’est déroulée en mars 2005 à l’université de Caroline du Sud », observe Bernadette Bensaude-Vincent, professeure de philosophie des sciences à Paris-X et auteure d’une réflexion sur les fantasmes autour des nouvelles technologies (15). « C’est vrai qu’il y a d’un côté l’euphorie de Drexler et les apôtres comme Ray Kurzweil, avec leur comportement extrêmement messianique qui reprend toute une rhétorique un peu religieuse ; et de l’autre côté un catastrophisme apocalyptique. Je dirais qu’à la limite ces attitudes antagonistes se renforcent l’une l’autre et se rejoignent (…). Au-delà, les nanotechnologies sont une opportunité, une formidable occasion de s’interroger enfin sur les techniques, sur leur sens, leur évolution, leurs implications, et si possible de les remettre en débat public. » L’auteure insiste sur l’ambivalence des scientifiques, qui estiment contrôler leurs produits alors même qu’ils cherchent à faire émerger des propriétés inédites, non maîtrisées.
Il est urgent de raisonner sur des possibles, d’évaluer les effets de nanoproduits qui sont encore virtuels. De ce point de vue, la fiction qui crée des scénarios en perfusion directe avec les discours de scientifiques visionnaires est une clé du débat. Elle a anticipé depuis longtemps la menace de nanorobots, implants ou machines auto-organisées et autoréplicantes que l’on voit jouer les assembleurs et se reproduire dans Engines of Creation, d’Eric Drexler, prendre la maîtrise du cerveau de l’ennemi pour une destruction télécommandée dans le roman de Neal Stephenson, L’Age de diamant, ou se transformer en « gelée grise » qui dévore tout, avec La Proie, de Michael Crichton (16).
Face aux risques éthiques et sanitaires, l’association canadienne Erosion, technologie et concentration (ETC Group), dont la vigilance en matière de biotechnologies et d’équilibre nord-sud s’étend désormais aux nanotechnologies, demande la mise en place d’une Convention internationale pour l’évaluation des nouvelles technologies (Icent), sous l’égide des Nations unies. Dans un rapport sur la « Nanogéopolitique », paru le 28juillet 2005, M.Pat Mooney, directeur du groupe, considère qu’il faut mettre fin au « cycle de crises » et concevoir avec le traité Icent « un système d’alerte ou d’écoute précoce capable de contrôler n’importe quelle nouvelle technologie d’importance ». Il avait déjà donné l’alerte sur les brevets qui, dans le champ des nanotechnologies, peuvent inéluctablement glisser vers « l’accaparement par quelques firmes privées des éléments constitutifs de la matière ».
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Les virus sont -ils vivants
23.3.2010 par heidi.

article trouvé sur Slate
Docteur en médecine et directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, Margaret Chan, est a priori une scientifique. Et nul ne doute qu’elle sache précisément ce que virus veut dire. Elle n’en a pas moins déclaré il y a quelques jours qu’elle redoutait une «vengeance» du virus grippal A(H1N1) qui pourrait refaire surface dans quelques mois à l’échelon planétaire.
«Les virus de la grippe sont très imprévisibles, très trompeurs, a -t-elle aussi expliqué au quotidien espagnol El Pais. Nous devons pas tomber dans l’excès de confiance, nous ne devons pas laisser la possibilité au H1N1 de se recombiner avec d’autres virus. Nous devons être très prudents. Nul ne peut dire ce qui va se passer quand des pays de l’hémisphère sud connaîtront des pics épidémiques de grippe saisonnière et que cette nouvelle grippe arrivera.» le Dr Chan expliquait que sa crainte était de voir le virus décliner puis ressurgir «de plus belle».
Le Dr Chan n’est pas la seule à user de métaphores faisant des virus des entités vivantes plus ou moins anthropomorphisées. «Il s’agit d’un virus qui se transmet comme les autres, il n’est pas exceptionnel, il fait sa besogne» expliquait ainsi il y a quelques jours le Pr Antoine Flahaut, épidémiologiste et directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique (Ehesp). Cet épidémiologiste réputé s’exprimait lors d’une conférence publique donnée à Rennes devant les étudiants de ce prestigieux établissement.
Et à la question de savoir si le nouveau virus allait rapidement devenir hautement meurtrier un ami biologiste me disait récemment, évoquant les multiples possibilités de recombinaisons génétiques : «Nous n’en savons rien ! C’est lui et lui seul qui en décidera!». En écho Bruno Lina, directeur du Centre national de référence des virus de la grippe pour le sud de la France : «Il faut l’analyser et le surveiller, pas en avoir peur ».
Alors, qui est A(H1N1)? Un alter ego ennemi doté d’une capacité de décision et d’autant plus redoutable qu’il entend bien «se venger» des misères que lui fait l’homme en s’organisant contre lui? Plus généralement qui sont les virus grippaux? De simples travailleurs à la chaîne programmés pour passer aisément d’un homme à un autre au risque de tuer ceux qui les hébergent? Et plus généralement encore qui sont les virus? Appartiennent-ils à l’immensité du monde du vivant? Faut-il au contraire les ranger dans celui de l’inerte? Ou penser qu’ils campent sur les mystérieuses frontières qui, peut-être séparent ces deux mondes?
Virus vivants? L’affaire est bigrement tentante. Ainsi personne ne serait choqué de lire le petit texte de vulgarisation suivant: «La grande question concernant l’évolution de l’actuelle pandémie est aujourd’hui bien ciblée: savoir si le virus A(H1N1) qui pour l’heure provoque des infections rarement mortelles parviendra ou non à échanger des fragments génétiques avec certains de ses congénères ; à commencer par le virus A(H5N1) de la grippe aviaire, peu contagieux pour l’homme mais qui tue 50% de ceux qu’il infecte. Si tel devait être la cas et si un virus hautement contagieux et hautement pathogène devait voir le jour l’affaire pourrait prendre une tournure rapidement dramatique. Mais nul n’est capable de prédire si nous assisterons ou pas à la naissance d’un tel virus.»
Rien d’inexact, ici. Mais «congénères», «voir le jour», «naissance» …. autant de termes qui ne trompent guère quant à notre perception de ces entités. Pour leur part la plupart des virologues ne veulent voir en eux que des éléments d’un autre ordre, une chose inerte pouvant se repaître d’organismes vivants (hommes, animaux, plantes, micro-organismes) pour se multiplier (se «répliquer») en leur sein.
Qui connaît le monde des virus ? Entre la fin du XIXème siècle avec les travaux de Louis Pasteur sur celui de la rage et 1986 les biologistes avaient identifié et décrit 1 700 virus. Or il y a moins de cinq ans le Comité international de taxonomie des virus en recensait plus de 6 000. Et tout laisse penser qu’il ne s’agit là que d’une infime proportion de la virosphère. Baptisées virus en référence au latin «poison» ces entités dont la taille est de très loin inférieure à celle des bactéries sont constituées d’un acide nucléique (ADN ou ARN) et de protéines. Ils sont omniprésents dans l’ensemble des branches du monde vivant et quand ils sont pathogènes (ce qui heureusement est loin d’être toujours le cas) ils peuvent provoquer des ravages dans les règnes animal et végétal.
Pour l’heure, comme dans le cas du A(H1N1), l’inquiétude vient du rythme d’apparition de nouveaux virus dangereux pour l’homme: au cours des trente dernières années trente-cinq nouvelles maladies ont été recensées, dont vingt-six d’origine virale. Pourquoi? Certaines activités humaines (déforestation, orpaillage, chasse) peuvent mettre l’homme en contact avec des animaux sauvages porteurs sains. C’est le cas de redoutables virus responsables des fièvres hémorragiques d’Ebola, ou de Marburg.
La promiscuité avec des animaux d’élevage peut aussi faciliter les transmissions interespèces . C’est le cas avec le virus A(H5N1) de la grippe aviaire. Nul ne sait si c’est le cas avec le A(H1N1) en dépit du qualificatif de «porcine» associé à la grippe «mexicaine».
Vivant ou pas, les virus? La question s’était ouvertement posée en 2002 lorsqu’on avait annoncé qu’un groupe de chercheurs américains avait, pour la première fois, créé de la vie en laboratoire et ce en «recréant» le virus de la poliomyélite.
Pour le Dr Pierre Sonigo, spécialiste français de virologie qui travaillait alors à l’Institut Cochin de Paris une telle performance ne devait pas conduire à penser que ces chercheurs étaient parvenus à créer «de la vie en laboratoire.» Selon lui un virus ne peut, en tant que tel, être considéré comme une structure vivante, précise-t-il. C’est un fragment d’information génétique qui peut se reproduire aux dépens d’organismes vivants.
Inertes, les virus? Le docteur Jean-Claude Manuguerra, spécialiste de virologie à l’Institut Pasteur de Paris faisait une autre lecture que son collègue de la création américaine. «Il n’y a, dans ce travail, aucun élément contraire à l’éthique, dans la mesure où les éléments utilisés ne sont que des structures chimiques, expliquait-il alors au Monde. Pour autant, on ne peut manquer de se poser une question: savoir si ces chercheurs ne sont pas parvenus à créer, ou à recréer, une forme de vie. Comment savoir? On peut dire que les virus ne sont pas des éléments vivants dans la mesure où ils ne respirent pas et ne produisent pas leur propre énergie. A l’inverse, on peut soutenir que ces virus recréés sont capables de se reproduire, de s’autorépliquer. Ces chercheurs sont donc, qu’on le veuille ou non, capables de créer quelque chose qui pourrait disséminer dans le vivant et induire des phénomènes pathogènes.»
Pour sa part, Eckard Wimmer, un des chercheurs ayant recréé le virus de la poliomyélite, expliquait ne voir dans son virus qu’«une substance chimique dotée d’un cycle de vie». «Nous évitons d’ailleurs, pour notre part, d’utiliser le mot «créer», expliquait-il alors. Nous souhaitons faire une distinction entre nous et le Créateur.»
Jean-Yves Nau
Photo: Culture du virus H1N1 Reuters
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Un moustique qui vaccine contre la malaria
22.3.2010 par heidi.
Info rédaction, publiée le 22 mars 2010 chez :

Le moustique génétiquement modifié pourrait être utilisé afin de lutter contre la malaria et la leishmaniose
Japon – Des scientifiques sont parvenus à transformer par manipulation génétique un moustique en véritable vaccin volant. L’insecte pourrait permettre de lutter radicalement contre la malaria.
Les scientifiques japonais ont mis au point un moustique anophèle produisant un vaccin naturel contre la malaria. Les glandes salivaires de ce dernier produisent en fait une protéine efficace contre le développement de la malaria dans l’organisme. Lorsque le moustique pique un individu, sa salive est directement injectée dans le sang. Chaque année la malaria provoque entre un et deux millions de décès dans le monde, surtout chez les enfants africains.
Le moustique “prototype” est également porteur d’un vaccin contre la leishmaniose, une maladie potentiellement mortelle transmise par les mouches de sable. L’infection de leishmaniose peut provoquer des plaies douloureuses, une fièvre ainsi qu’une perte de poids. Si elle n’est pas soignée à temps, elle peut en outre détruire le foie et la rate. Les souris mordues par le moustique en question ont produit des anticorps contre la leishmaniose, indiquant l’immunisation.
“Suite aux piqures, les réponses immunitaires protectrices sont déclenchées, de la même façon qu’avec une vaccination conventionnelle, mais gratuitement et sans la douleur” a déclaré le Professeur Shigeto Yoshida, de l’université médicale Jichi, au Japon.
Ajoutant que “l’exposition continue aux piqures maintiendra un haut niveau d’immunité, d’une façon naturelle et pour toute une vie.”
“Le moustique passe de l’état d’insecte nuisible à l’état d’insecte bénéfique pour la santé” a conclu le chercheur.
Cette avancée scientifique a été publiée dans le journal Insect Molecular Biology.
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Le Gulf Stream
17.3.2010 par heidi.
Le article trouvé sur Futura sciences
Le système climatique est une machine à convertir et à distribuer l’énergie que la terre reçoit du Assurant le transport et la distribution de l’énergie thermique l’atmosphère et l’océan sont les agents dynamiques du système. En permanence en contact l’un avec l’autre ils ne cessent d’échanger de l’énergie entre eux et sont indissociables. C’est le couple qu’ils forment qui gère le climat de la
1 - Dépression sur l’Atlantique nord: elle ne met que deux ou
trois jours pour traverser l’océan et sa durée de vie est de l’ordre
d’une semaine
2 - L’océan présente un temps d’évolution plus long (photo 2) et, donc, une bien meilleure mémoire. Il joue un double rôle : fournir une fraction de son énergie à l’atmosphère et distribuer directement, par les courants, l’autre partie à l’échelle de la planète. En un lieu donné, la quantité d’énergie échangée avec l’atmosphère dépend de la température de surface de l’océan et donc de la quantité de chaleur qu’il a véhiculée jusque-là. La portion d’océan à considérer dans les processus climatiques dépend de l’échelle de temps choisie. Si l’on se soucie de prévisions météorologiques à moins de deux semaines, les modèles ont seulement besoin de la température de surface océanique pour déterminer les échanges d’énergie entre l’océan et l’atmosphère. Pendant ce laps de temps, l’évolution des températures de surface de la mer est trop faible pour avoir un

Tourbillons et méandres du Gulf Stream vus par le modèle haute résolution du Groupe Mercator (carte de température).
Les courants marins sont donc parties prenantes de ce système. Le Gulf Stream y joue son rôle, ni plus ni moins, mais a acquis une réputation médiatique qui masque sa réalité dynamique
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Des nanoparticules
7.2.2010 par heidi.
es nanoparticules peuvent endommager les cellules humaines, notamment leur ADN, même à l’abri d’une barrière cellulaire. La démonstration de leur génotoxicité in vitro est rapportée par Gevdeep Bhabra (Southmead Hospital, Bristol) et ses collègues dans un article publié en ligne, jeudi 5 novembre, par la revue Nature Nanotechnology. Un effet indirect à double tranchant : un risque toxique inédit, mais de possibles actions thérapeutiques nouvelles.
Des affections pulmonaires chez des souris
Article publié le 28 Novembre 2009
Par P. L. H.
Source : LE MONDE
Extrait :
LES NANOTUBES de carbone sont, de toutes les nanoparticules, celles qui ont fait l’objet du plus grand nombre de publications scientifiques. Même si les données toxicologiques restent très parcellaires, elles invitent à la prudence. Certaines études ont été menées in vitro. Elles mettent en évidence « le caractère insoluble des nanotubes de carbone » et leur capacité « à pénétrer à l’intérieur des cellules et provoquer une cytotoxicité », c’est-à-dire à altérer ces cellules, résume l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). D’autres expériences ont été réalisées in vivo, sur des souris ou des rats auxquels ont été administrées de fortes doses de nanotubes.
Les nanoparticules ont une taille de l’ordre du nanomètre (nm), soit un milliardième de mètre (10-9 m). En médecine, elles servent dans les prothèses et au transport de médicaments, en particulier pour atteindre les organes protégés par une barrière cellulaire, comme le cerveau. Pour agir, elles doivent avoir une taille suffisante pour ne pas être trop vite éliminées par les reins. Celles utilisées en médecine ont donc une taille de 20 à 200 nm. Cela implique un accroissement de l’exposition de différents organes.
Les nanoparticules en alliage cobalt-chrome, présentes dans des prothèses en métal, ont une toxicité directe lorsqu’elles sont en concentration suffisamment importante au contact d’un organe : lésions de l’ADN, aberrations chromosomiques, mort cellulaire. Elles sont libérées du fait de l’usure des prothèses.
Barrière cellulaire
Gevdeep Bhabra et ses collègues ont placé pendant 24 heures l’alliage cobalt-chrome sur plusieurs couches de cellules classiquement utilisées comme modèle de barrière cellulaire, les séparant ainsi de cellules humaines, des fibroblastes (cellules du tissu conjonctif).
“Nous avons montré que les nanoparticules peuvent endommager l’ADN et les chromosomes à travers une barrière intacte. Les nanoparticules n’ont pas traversé la barrière ; en fait, les lésions sont dues à un nouveau mécanisme”, indiquent les auteurs de l’étude. Ce mécanisme mettrait en jeu les canaux présents dans les membranes et les voies de communication entre cellules.
“Cette étude expérimentale montre à la fois des effets génotoxiques indirects inconnus et de possibles moyens d’action thérapeutique inédits pour les nanoparticules”, commente le professeur Gérard Lasfargues, chef du département santé au travail de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail. Il en découle la “nécessité de proposer des tests adéquats et standardisés pour prendre en compte ces données dans l’évaluation de la génotoxicité des nanoparticules”, estime-t-il.
L’évaluation en cours au niveau européen de la génotoxicité des nanoparticules devra donc intégrer ce nouvel élément. De même pour la mise en oeuvre du règlement européen Reach sur les substances chimiques, qui inclut les nanoparticules. Deux procédures dans lesquelles l’Afsset est investie. La découverte d’une génotoxicité indirecte constitue en tout cas un élément nouveau au moment où se déroule en France, jusqu’au 23 février 2010, une consultation publique sur les nanotechnologies.
Paul Benkimoun
Article paru dans l’édition du 10.11.09
- Publié dans : Nanotechnologies - Communauté : Actualités Internationales
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la science moderne est loin d’avoir tout découvert et que l’organisme humain possède des réserves insoupçonnées.
6.1.2010 par heidi.
Cette histoire vraie est un tournant dans l’histoire de la médecine. C’est un fait du domaine de l’inconnu et du mystère. Preuve que la science moderne est loin d’avoir tout découvert et que l’organisme humain possède des réserves insoupçonnées. Vous avez certainement entendu parler de cette adolescente qui, née en 1993, fut opérée à cœur ouvert à l’âge de 8 mois pour une cardiomyopathie du nourrisson et reçut le cœur d’un donneur dans la partie droite de sa poitrine. Son propre cœur, qui n’avait pas été retiré, s’était peu à peu mis au repos et tous les médecins estimaient qu’il ne pourrait pas se réparer spontanément.
article trouvé sur Soignez-vous
Onze ans après la greffe, ces mêmes médecins sont contraints de ralentir les immunosuppresseurs qui ont provoqué une tumeur maligne. Or voici qu’au moment où le greffon, désormais sans protection, est rejeté, le cœur naturel, celui qui était malformé, se remet à battre après s’être spontanément réparé. Comment ce cœur a-t-il pu se régénérer, et surtout pourquoi s’est-il remis à battre, permettant que l’on enlève le cœur greffé ? Comment un cœur peut-il se relancer après avoir cessé de battre pendant si longtemps ? Qu’y a-t-il dans le cœur qui puisse aboutir à ce résultat ? Une tête bien pleine d’un esprit mathématique et scientifique essaiera de trouver une explication cartésienne au phénomène. En vain. Les chirurgiens qui l’ont opérée ont même parlé de miracle. Car la médecine n’a pas de réponse. Il faut aller chercher celle-ci ailleurs, du côté de la force de la vie, de l’amour.
Comment en effet ne pas se poser des questions d’ordre philosophique ? Il est vrai que la philosophie a été, il y a belle lurette, éliminée de la recherche médicale. Mais élargissons un peu notre raison cartésienne et faisons place à une vision spiritualiste.
Et si l’amour était pour quelque chose dans ce miracle ? Après tout, quelle est la force qui crée le mouvement, qui crée l’émotion, qui pousse les êtres les uns vers les autres, les tissus à se joindre et à s’unir en sympathie et en harmonieux fonctionnement ? Qu’est-ce qui sous-tend ces merveilleux mécanismes sinon une force, fruit d’une intelligence aimante ? Ainsi nos tissus se réparent sans cesse et nous n’avons pas aujourd’hui les mêmes cellules qu’hier.
Alors, si finalement l’amour intervient dans la guérison, ne pouvons-nous pas favoriser ce cours salutaire et l’ajouter à nos soins médicaux ? Car cet amour dont nous parlons est certainement véhiculé aussi dans les mains de ceux qui, par la chirurgie, sont capables de redonner la vie ou de la préserver… tout comme dans celles des guérisseurs qui ont toujours eu le « cœur sur la main » !
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Nanotechnologies, le vertige de l’infiniment petit
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Les nanotechnologies – un ensemble de techniques qui travaillent la matière atome par atome – sont entrées dans notre quotidien. Elles équipent déjà lecteurs de DVD
, automobiles
, etc. Nouvelle bulle technologique ? Si des milliards de dollars y ont été investis, on ne sait pas encore grand-chose de leur éventuel impact sanitaire ni, plus généralement, des enjeux éthiques qui entourent ces recherches.
Par Dorothée Benoit-Browaey
Le mot « nano » est un sésame puissant et nébuleux. Quasi magique. Pourtant il est difficile de savoir exactement ce qu’il délimite. Désigne-t-il toute recherche et manipulation à l’échelle du nanomètre (un milliardième de mètre) ? Une vaste opération de marketing pour rebaptiser, sous la bannière attrayante des « frontières de l’infiniment petit », la physico-chimie des matériaux ? Ou encore un projet fédérateur alliant technosciences de la matière, de la vie, de l’information ? Toujours est-il que les nanomatériaux sont là, parmi nous, déjà commercialisés, sous forme de nanotubes de carbone, de nanolasers dans les lecteurs de DVD, de nanopuces pour le diagnostic biologique… On envisage des « usines moléculaires » avec convoyeurs, bras articulés, tapis roulants d’une taille cent mille fois plus petite que le diamètre d’un cheveu. Observer la matière et la travailler à l’échelle atomique constitue un horizon fascinant d’innovations prometteuses. Le rêve est bien de « refaire ce que la vie a fait, mais à notre façon », selon les termes du Prix Nobel de chimie 1987 Jean-Marie Lehn….suite à l’article suivant de la nanotechnologie , le vertige de l’ infiniment petit . ….merci …..
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Nanotechnologies, le vertige de l’infiniment petit
4.1.2010 par heidi.
Sans fanfare, les nanotechnologies – un ensemble de techniques qui travaillent la matière atome par atome – sont entrées dans notre quotidien. Elles équipent déjà lecteurs de DVD, automobiles, etc. Nouvelle bulle technologique ? Si des milliards de dollars y ont été investis, on ne sait pas encore grand-chose de leur éventuel impact sanitaire ni, plus généralement, des enjeux éthiques qui entourent ces recherches.
article trouvé sur le Monde- diplomatique
Par Dorothée Benoit-Browaeys
Le mot « nano » est un sésame puissant et nébuleux. Quasi magique. Pourtant il est difficile de savoir exactement ce qu’il délimite. Désigne-t-il toute recherche et manipulation à l’échelle du nanomètre (un milliardième de mètre) ? Une vaste opération de marketing pour rebaptiser, sous la bannière attrayante des « frontières de l’infiniment petit », la physico-chimie des matériaux ? Ou encore un projet fédérateur alliant technosciences de la matière, de la vie, de l’information ? Toujours est-il que les nanomatériaux sont là, parmi nous, déjà commercialisés, sous forme de nanotubes de carbone, de nanolasers dans les lecteurs de DVD, de nanopuces pour le diagnostic biologique… On envisage des « usines moléculaires » avec convoyeurs, bras articulés, tapis roulants d’une taille cent mille fois plus petite que le diamètre d’un cheveu. Observer la matière et la travailler à l’échelle atomique constitue un horizon fascinant d’innovations prometteuses. Le rêve est bien de « refaire ce que la vie a fait, mais à notre façon », selon les termes du Prix Nobel de chimie 1987 Jean-Marie Lehn. Certains affirment même que la technique doit relayer l’évolution darwinienne pour prendre en main le destin de l’humanité… Mais l’enthousiasme se teinte d’angoisse quand certains visionnaires scientifiques, tel Eric Drexler, en viennent à craindre le pire : la perte de maîtrise des humains sur des nanorobots capables de se reproduire et de dévorer l’espace.
En fait, l’idée de manipuler les atomes, éléments constitutifs de la matière, est devenue réalité. Le microscope à effet tunnel (1), mis au point en 1982, a permis à la fois ce « zoom dans l’univers de l’atome » et l’« ingénierie lilliputienne », qui déplace les atomes à volonté. Les perspectives de « manufacture moléculaire » brossées par Eric Drexler dans Engines of creation (2) se sont ouvertes. On commence à fabriquer brouettes, aspirateurs, voitures moléculaires, transistors à un seul atome, ordinateurs quantiques (3), etc.
Autour de ce « cœur de métier » gravitent toutes sortes d’autres technologies, qui procèdent soit de la miniaturisation, soit, en partant cette fois « d’en bas », d’une réorganisation moléculaire à l’origine de propriétés physico-chimiques inédites. Alors qu’à l’échelle macroscopique l’effet collectif de millions d’atomes prédomine, en isolant des nano-objets, faits de seulement quelques atomes, des comportements particuliers peuvent se manifester : augmentation des surfaces d’échange (réactivité accrue), résistance mécanique, fonctions optiques, électromagnétiques ou thermiques… Plus que la nature chimique du matériau, c’est l’organisation spatiale des atomes qui devient déterminante.
Face à l’inconnu des propriétés émergentes possibles, certains prédisent la révolution, d’autres la continuité. D’ores et déjà, tous les grands secteurs de production – électronique, textile, médical, agroalimentaire ou énergétique – sont touchés par cette tempête technologique. Le groupe automobile Daimler-Benz vend des véhicules dotés de renforts de freins ou de pièces de moteur en nanotubes de carbone, cent fois plus résistants que l’acier et six fois plus légers ; IBM produit des transistors cent mille fois plus fins qu’un cheveu ; les chercheurs de l’université de Cornell, au Etats-Unis, ou de l’Institut Curie, en France, réalisent des moteurs moléculaires. L’industrie cosmétique fabrique aussi depuis quelques années des nanoparticules en oxyde de zinc pour améliorer la tenue des rouges à lèvres, en oxyde de titane pour filtrer les rayons ultraviolets, ou en poudre de zircone (oxyde de zirconium) pour les vernis à ongles.
Pour plusieurs géants industriels, la production à l’échelle submicronique (sous le millionième de mètre) est la condition de leur survie. Sony comme STMicroelectronics (associé à Motorola et à Philips semiconductors international BV) viennent d’investir 1,5milliard d’euros pour la fabrication de semi-conducteurs usinés à moins de 90 nanomètres. Dans le secteur textile, les projets concernent des fibres métallisées capables de contenir de l’énergie ou d’intégrer des capteurs. Les nanomatériaux peuvent aussi améliorer les rendements des systèmes énergétiques, permettre de stocker l’hydrogène, ou fournir des barrières thermiques efficaces. Côté santé, les nanobilles peuvent constituer de nouveaux « transporteurs » de matière active, libérable in situ par chauffage infrarouge ou champ magnétique. Les applications dans le domaine de la biométrie ou des systèmes nomades miniaturisés d’information se multiplient, même s’ils sont encore à une échelle micrométrique. La firme Applied Digital a reçu l’an dernier l’approbation de la Food and Drug Administration (l’autorité américaine en matière de médicaments) pour sa « puce médicale incorporée », qui s’implante sous la peau et émet, par la technologie RFID (Radio Frequency Identification, identification par radiofréquence), l’histoire médicale complète du patient.
« La nano-industrie n’est pas une industrie émergente mais un éventail de moyens pour manipuler la matière et rendre des matériaux existants adaptatifs (“intelligents”) et hybrides (électronique mi-silice, mi-organique) », soulignent les économistes Stephen Baker et Adam Aston (4). Cela devrait induire des changements dans les modes d’innovation, une restructuration de nombreux secteurs industriels, comme ce fut le cas avec l’informatique, l’électronique et les biotechnologies. Les premières percées concerneront les biomatériaux, les catalyseurs, les diagnostics et l’électronique. Diverses disciplines devraient fusionner, pour mieux agir à l’interface entre vivant et matière inanimée, au croisement de la chimie, de l’électronique, de la génétique et même des sciences du cerveau.
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L’hygiène des mains
11.11.2008 par heidi.
La pratique de l’hygiène des mains, plus simplement désignée par « lavage des mains » consiste en l’application d’une série de mesures destinées à assurer la propreté des mains dans un objectif essentiellement sanitaire… Dans la vie quotidienne, la pratique de l’hygiène des mains prévient la transmission manuportée de germes responsables de maladies infectieuses (telles la grippe, les gastro-entérites aiguës, le choléra, les germes responsables d’intoxication alimentaire), mais encore de produits toxiques pour l’Homme (chimiques ou biologiques), avec lesquels les mains auraient pu être en contact.; article et photo trouvé sur wikipédia
Le lavage des mains au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux de prévenir les maladies diarrhéiques et pneumonies, responsables chaque année de la mort de 3,5 millions enfants en bas âge faute d’une bonne hygiène.
Des dizaines de variétés de bactéries peuplent la peau humaine.
Des chercheurs américains de l’Université du Colorado affirment maintenant qu’elles sont beaucoup plus nombreuses qu’estimées à ce jour à vivre dans nos mains.
L’équipe du Dr Rob Knight a même observé qu’il existait une différence entre les mains masculines et les mains féminines. Ces dernières sont porteuses d’un plus grand éventail de bactéries différentes que celles des hommes.
En utilisant une puissante technique de séquençage génétique, les chercheurs ont été en mesure d’établir qu’une main typique contient environ 150 espèces de bactéries.
Ils ont identifié plus de 4700 espèces différentes sur les 102 mains étudiées. Seulement 5 espèces ont été partagées par les 51 participants.
La grande variation entre les individus et entre les mains d’un même individu surprend les auteurs des travaux.
Ces derniers ne s’expliquent pas pourquoi les femmes hébergent une plus grande diversité de bactéries que les hommes.

Des hypothèses
La plus grande acidité de la peau des hommes, les différences entre la production des glandes sudoripares et sébacées, la fréquence d’application de produits hydratants, l’épaisseur de la peau ou la production hormonale pourraient jouer un rôle dans cette différence.
En outre, les femmes hébergeraient davantage de bactéries sous la surface de la peau.
HASH
Combien de bactéries pour tomber malade ?
Il faut une dose suffisante qui est liée à l’état de santé de l’individu, mais on considère, par exemple, que la toxine produite par le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) commence à provoquer des symptômes à partir de 106 (soit 10 puissance 6) bactéries par gramme d’aliment. Même quantité nécessaire par gramme d’aliment pour Salmonella typhi murium, Salmonella enteritidis et Clostridium perfringens.
Saviez-vous que?
La main humaine se compose de vingt-sept os constituant le poignet, la paume, le dos de la main, et les 5 doigts.
Radio-Canada.ca avec Associated Press et Université du Colorado
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