Archive de la catégorie social
Pensons à eux :FEMMES SANS-ABRI
8.12.2007 par heidi.
| FEMMES SANS-ABRI
” Il est plus facile de donner quand on se donne à DIEU ” Sous-représentées dans les films sur l’exclusion, les femmes forment néanmoins un quart des sans-abri. Accompagné d’agents du Samu social, le réalisateur Eric Guéret arpente les quartiers de Paris et brosse le portrait de trois d’entre elles. Trois femmes cassées par la vie, abîmées par la rue et qui entraînent le téléspectateur sur les lieux incontournables de leur calvaire. C’est à bord de l’une de ces patrouilles de nuit qu’Eric Guéret écume les artères de la capitale. Au cours de ce circuit nocturne, chaque arrêt marque une plongée dans la misère et dans l’urgence : il faut, ici, réchauffer cet homme en tee-shirt grelottant par - 2 °C, là, réhydrater une personne assise sur une bouche d’aération. Plus vulnérables que les hommes mais aussi plus farouches et davantage soucieuses de leur image, les femmes SDF sont difficiles à approcher. Au fil des semaines, Eric Guéret parvient patiemment à lier connaissance avec elles dans les centres d’hébergement d’urgence. Portraits croisés de destins effilochés Le visage fripé et bouffi par trente années de vie à l’extérieur et par l’alcoolisme, enfin vaincu, Marie-Thérèse fait bien plus que ses 55 ans. C’est une habituée de ces eldorados d’une nuit qu’elle contacte chaque matin, en composant le 115, pour tenter de s’assurer, le soir venu, un lit, un repas chaud, une douche et surtout un peu de sécurité. La journée, Marie-Thérèse “travaille”. Son réveil sonne à 6 heures. “Car, à 8 heures pile, il faut que je sois à mon feu rouge. J’attends les clients avec ma gamelle”, explique celle qui échange avec les automobilistes à l’arrêt un peu de bonne humeur contre de la menue monnaie, des Ticket-Restaurant ou des habits usagés.
Atypique parmi les SDF, Stéphanie, 32 ans, n’arbore pas le “look” de la rue. Coquette, souriante et dynamique, elle enchaîne pourtant les galères depuis l’adolescence. Ancienne prostituée, elle dort aujourd’hui sur les bancs des jardins publics car l’homme qui squatte son appartement la bat dès qu’elle y met les pieds. Toutes les filles du “Ventre de Paris” ne sont pas aussi prolixes que Stéphanie mais, mises bout à bout, leurs confidences lâchées par bribes laissent entrevoir une étrange réalité. Contrairement aux hommes, l’absence de logement n’est pas la principale explication à leur condition. L’exclusion est un lent processus qui a commencé bien avant la rue. Brisées dans leur enfance ou battues par leur conjoint, ces femmes ont pour la plupart une famille qui ignore tout de leur calvaire. Mais, par pudeur ou par honte, elles se refusent à les contacter, préférant survivre au jour le jour. A leur chevet, les associations caritatives et les services de l’Etat ne traitent, faut-il le rappeler, que les besoins urgents et les situations de grande détresse. Des aides insuffisantes et surtout éphémères… Comme les décorations de Noël. Gaël Nivollet Première diffusion : mardi 11 décembre 2007 à 20:40 (câble, satellite et TNT). Durée : 52′
“Il ne faut pas rester les bras ballants. Quand je vois tous ces pauvres gars assis qui tiennent un carton où est écrit : “J’ai faim.” On ne les voit plus. Ils en ont marre de la vie. C’est pour ça qu’ils boivent.” |
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Déclaration universelle des droits de l’homme
7.5.2007 par heidi.
Bonjour chers Visiteurs
Maintenant que les élections sont passés , voyons ce que dit :
La déclaration
universelle des droits de l’ homme
Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme,
Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression,
Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations,
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales,
Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,
L’Assemblée générale
Proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé.
Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
Article 11
Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.![]()
Article 12
Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Article 13
Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
Article 14
Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays.Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies.
Article 15
Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
Article 16
A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux.
La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’Etat.
Article 17
Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.
Article 19
Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.
Article 20
Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques.
Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.
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L’hiver approche et les illuminations de Noël sont déjà là. Pour la plupart des passants, le nez emmitouflé dans leur écharpe, il y a un peu de magie dans les rues parisiennes. Mais, pour Marie-Thérèse, Stéphanie, Evelyne, trois sans-abri parmi d’autres, les seules lumières réconfortantes sont celles, clignotantes, des fourgonnettes blanches du Samu social.
Frêle silhouette recouverte d’improbables couches de vêtements multicolores, Evelyne, elle, n’a pas réussi à instaurer de routine salvatrice dans sa vie. Quand les centres d’hébergement sont bondés, elle dort dans la rue ou chez des hommes à la moralité douteuse. Complètement sortie du système, elle survit sans RMI, sans carte d’identité, sans couverture médicale. Le réalisateur la croise de manière irrégulière dans le bureau de l’assistante sociale où elle se confie davantage qu’elle ne règle ses problèmes.
Paroles de femmes sans-abri